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+ they say home is where your heart is set in stone.

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MessageSujet: + they say home is where your heart is set in stone. Dim 11 Aoû - 23:31

Parfois, un seul détail, un grain de sable, un imprévu, peut tout faire basculer. Peut bousculer les plus intimes convictions. Un vie entière. Alors tous s'écroule comme un château de cartes, ainsi que toutes les certitudes qu'on avait fondées. Tout notre petit monde qu'on avait pris soin de protéger éclate comme une bulle de savon. On avait pris du temps pourtant à construire tous cela. Mais tout est fragile. Tout est si facile à détruire.

La chambre de la rouquine paraissait bien silencieuse. Debout face au miroir, elle s’observait de haut en bas. Une robe noire s’alliant à ses formes parfaites. Un voile de dentelle sur le devant qui découvrait un brin l’échine englobant sa poitrine. Des escarpins noirs également qui encore une fois savaient mettre en avant l’audace de ses jambes fines. Ses cheveux roux relevés grâce à quelques pinces. Un chignon désordonné soulignant la beauté de ses traits. Presque autant que ce maquillage à le fois doux et élégant. De ce rouge à lèvre rougie qui traçait la limite des lèvres de la demoiselle. Elle ne se priva pas de tenter - en vain - de masquer la trace laissée par Lucas dans son cou. N'arrivant guère à la faire disparaître, elle enfila une petite étole claire. En apparences, c’était une femme comme une autre. A l’intérieur, tout dysfonctionnait. Son coeur battait au ralenti. Son esprit tourbillonnait à travers un lot de pensées bien contradictoires. Les images de sa nuit avec Lucas revenaient sans cesse brûler sa chaire. Elle se revoyait prise dans ses griffes. Il lui suffisait de fermer les yeux pour avoir la sensation de sentir ses mains contre son corps. Parfois, c’est comme si l’écho de leurs gémissements résonnait comme une symphonie au creux de ses oreilles. Elle ne pensait plus à rien depuis. Simplement Lucas. Ce dernier baiser qui ressemblait à un adieu. Tout ce que la rouquine ne voulait pas. Elle ne pouvait pas l’accepter. Pas après six années. Pas après avoir été plus bas que terre en s’imaginant ne plus jamais le revoir. Evidemment cette nuit avec lui ne changeait pas tout. Le fond du problème demeurait le même. Elle apeurée à l’idée de le perdre encore. Elle pourtant trop craintive aussi de souffrir encore. Une dualité dans ses sentiments. Le laisser faire sa vie d’un côté alors que son coeur l’appelait désespérément. Impossible. Malgré tout, pas question de se précipiter. Allison paraissait plus perdue que jamais. En retrait sur tous les points. Ailleurs au travail - chose essentielle à sa survie ; ailleurs quand Blake était dans les parages. En réalité depuis cette nuit avec Lucas, la demoiselle n’arrivait même plus à passer du temps avec son petit-ami. Elle avait à chaque fois repoussé le moment fatidique où ils se verraient. Moment qui arriva la veille. Il n’y tenait plus. Il avait fini par débarquer dans l’appartement de la rouquine - cherchant bien évidemment à comprendre. Silencieuse d’abord, elle s’était contentée d’ériger un énième mensonge. Elle avait évoqué une surcharge de travail ; elle avait parlé d’une fatigue amère l’empêchant sans doute de raisonner correctement. Des foutues paroles au hasard d’un salon froid. Des foutus mensonges pour ne pas assumer la réalité de ses sentiments. C’était trop dur à ses yeux. Comment lui dire qu’elle l’avait trompé ? Comment lui parler du retour de Lucas ? La rouquine se clamait forte et battante. Il n’en était rien. Ce n’était qu’une pauvre âme lâche et désabusée par tout ce qu’elle était en train de vivre. Elle avait trop peu courageuse pour oser vraiment l’affronter. Blake avait passé la nuit ici. Son buste collé contre le dos de la rousse. Ses mains apposées à son ventre. Ça aurait pu être un moment parfait ; idyllique même pour un couple. Il n’en avait rien été. De la distance. De la froideur. Allison se mentant à elle-même. Allison faisant mine d’être heureuse. Allison se dérobant à ses bras à la rosée du main pour se réfugier dans la salle de bain. Elle avait craqué. Pour la première fois depuis le retour de Lucas, toutes ses barrières s’étaient échouées au sol. Elle aussi. Glissant contre cette porte claire, ramenant ses jambes dénudées vers son buste. Les larmes avaient coulé. L’amertume noua sa gorge de plein fouet. Ce numéro ne rimait plus à grand chose. Encore une fois, Lucas avait tout bousculé sur son passage. Un retour inespéré et finalement les deux à se perdre à nouveau. Allison voulait revenir vers lui. Malgré tout, une chose la retenait. La peur. La peur de souffrir. Celle d’être déçue encore. T’es qu’une pauvre lâche Allison. Maudite conscience revenant galop. Maudite conscience que lui inculquant que c’était pas en se mentant que les choses s’arrangeraient. Idiote d’avoir cru que ce serait possible.

La rouquine échappa un soupire terminant d’ajuster sa robe. Une soirée chez des amis. Elle se demandait encore ce qui lui avait prit d’accepter. L’avocate devait y retrouver Blake. Cette simple perspective suffisait à créer un trouble certain dans son être tout entier. Elle allait devoir faire semblant. Aux yeux de tout le monde, son couple était une unité solitude ; quelque chose qui l’avait aidé à sortir la tête de l’eau. Avant le retour de Lucas, elle aurait pu mener cette mascarade avec détermination. Elle aurait pu faire mine d’être heureuse ; de songer à un avenir commun avec lui. Faire des projets, essayer de les réaliser, avancer sans se retourner sur son passé. Elle aurait pu continuer d’avancer ; de se faire une réputation en tant qu’avocate. Elle aurait pu finir par prononcer un oui fatidique. Un oui qui l’aurait liée à vie à son petit-ami. Trop aveuglée par son envie d’oublier Lucas, trop instable à travers le filet de ses émotions. Elle aurait pu tout accepter au point de s’enfermer dans une vie non désirée. Un quotidien morne juste pour continuer de prôner que le photographe appartenait au passé. Ce qu’Allison pouvait être sotte parfois. Rien qu’en pensant à tout cela, un voile noir venait narguer son regard émeraude. Elle soupira et attrapa son sac - à la hâte. Lorsqu’elle se retrouva dans la grande rue commerciale, la brise vint frapper l’échine de ses épaules et de son visage. Elle ferma les yeux l’espace d’une simple seconde pour finalement lever son bras en direction d’un taxi qui passa par là. Une fois à l’intérieur du véhicule, la demoiselle indiqua l’adresse et se replongea dans un silence quasi inébranlable. Son regard brillant - comme souvent en ce moment - se déporta sur la toute et le paysage qui défilaient. Les rues de la ville totalement reconstruites. Ces habitants rentrant chez eux sourires sur les lèvres. Cette ville abritant absolument tous les souvenirs de sa vie. Les bons comme les mauvais. Ceux partagés avec Sara ; Lucas ; ses amis ; ses parents et Blake. Le genre d’images que tous les ouragans du monde n’auraient pu lui ôter. Le genre de souvenirs qui la faisait osciller entre larmes de tristesse et sourire enfantin. Parfois, ça lui faisait mal de repenser à tout ça. Elle se demandait encore comment le fil de sa vie avait pu autant dérailler. Comment est ce qu’elle et Lucas purent devenir des étrangers de la sorte. Comment est ce qu’elle arrivait à avancer sans la présence quasi vitale de Sara. Comment est ce qu’elle avait pu s’autoriser à franchir cette limite avec Blake. Et surtout comment avait-elle pu être si idiote de croire que Lucas pourrait se définir comme un chapitre achevé de sa vie ? Sottises. Pures idioties d’un esprit prise entre deux flots. Sa raison. Son coeur. Deux valeurs à présent diamétralement opposées. Lasse, la rouquine secoua la tête. Une petite mèche rousse vint lui masquer sa vue. Elle la replaça sur le côté en prenant une profonde inspiration. Sa poitrine prisonnière de ce tissu transparent par endroit. Cette poitrine récemment parsemée des baisers de Lucas. Rien qu’à y penser, des frissons défiaient son échine et son être entier s’échaudait. Elle avala difficilement sa salive en tant de garder son calme. De reste maître de la situation au moins pour une soirée. Lorsque le taxi s’arrêta devant une grande demeure, elle n’avait plus le choix. La réalité revenait la happer. Une pendaison de crémaillère. Comme si elle avait le coeur à la fête. C’était d’ailleurs ce genre de moment qui augmentait son trouble. Elle pensait à sa proposition de l’époque. Et si nous aussi on vivait ensemble Lucas. Plus grande erreur de sa vie. L’étape normale à ses yeux ; l’étape de trop pour le photographe. Il avait perdu pieds face à cette crainte constante de l’engagement. Il avait fini par la tromper. Pourquoi ? Sans doute pour se prouver que c’était pas une nana qui l’enchaînerait de la sorte à des responsabilités. Une fille de plus ; c’est ce que la rouquine avait cru incarner un temps. Et pourtant, la vérité était tout autre. Allison ne pouvait s’empêcher d’y repenser ; se demandant surtout ce qui aurait pu advenir de leur couple si ça n’avait pas autant déraillé. Peut-être qu’ils vivraient ensemble actuellement. Peut-être qu’ils nargueraient tous les idiots du monde avec leur bonheur. Des vulgaires suppositions qui faisaient souffrir l’avocate. Cette dernière se contentât de tendre un billet au chauffeur avant de sortir. Quelques convives arrivaient au même moment - la saluant d’un signe de la main. Elle esquissa un simple sourire avant d’entrer dans la maison. Son sac et son blazer terminant sur un porte manteau non loin de là. En entrant dans le grand salon ; il y avait foule. Certains petits groupes formés et discutant de banalités. Elle croisa bien vite le regard de son petit-ami. Ce dernier lui fit signe. La rouquine se força à sourire. Elle s’avança vers ce dernier alors qu’il passa derrière sa silhouette. Ses mains collées contre son ventre, un baiser chaste déposer contre son échine. Et rien. Aucune sensation. Pas même un semblant de frisson. Elle en venait simplement à se rappeler de Lucas embrassant son cou ; de Lucas mordillant sa peau ; de Lucas lui offrant une renaissance sans concession. Elle esquissa un sourire de façade alors que l’un de ses amis vint lui apporter une coupe de champagne. Tout paraissait calme. Plat. Sans saveur. Pourtant, il lui fallu pas moins d’une demi-seconde pour valser avec ses plus grands démons. Son regard vert fut obnubilé par une silhouette qu’elle connaissait par coeur. Ce corps viril. Cette chevelure claire. Et ce visage lorsqu’il se retourna. Lucas. Presque aussitôt, son coeur s’enveloppa d’une surdose d’adrénaline. Elle commença à paniquer. Lui ici. Blake ici. Non. Elle ne pourrait supporter une confrontation entre les deux - anciens - meilleurs amis. Allison commença à pâlir. Encore plus quand son regard croisa celui de Lucas. Depuis cette nuit passionnée, ils ne s’étaient pas revus ; et encore moins parlés. La gêne était palpable. Mais ce qui transparaissait surtout, c’était cette lueur pleine de rage et de jalousie dans le regard sombre du photographe. Elle s’écarta de Blake et quand ce dernier comprit que son meilleur ami était là, sont teint aussi devint livide. Il semblait être aussi abasourdi que surpris. Comme beaucoup de personnes ici en réalité. « Tu - tu savais qu’il était de retour Al ? » Que demanda l’homme en la prenant un peu à l’écart. Cette dernière ne fut pas en mesure de prononcer la moindre parole. Lui mentant effrontément, elle se contentât d’hocher négativement la tête. Sa mine déconfite traduisait presque sa réaction lors des retrouvailles. Sa gorge serrée. Ses yeux brillants. Elle s’éloigna de Blake. Ce dernier s’apprêta à la rejoindre mais une amie de la rousse lui bloqua le passage. Elle estimait qu’Allison avait besoin de se retrouver seule. Foutue vérité. Elle passa près de Lucas ; lui adressant un regard lourd de sens avant de monter à l’étage. Elle alla se réfugier dans la salle de bain. Tout le corridor paraissait fort calme. Elle ferma la porte et ses deux mains s’apposèrent sur le rebord du lavabo. Sa poitrine se déchaînant à travers une respiration saccadée. Elle fixa son reflet dans le miroir. La situation ne pouvait être pire. Son petit-ami en bas. Et Lucas. Lucas. Lucas. Prénom qui résonnait en boucle. Tu as vu comme tu m’obsèdes ? Elle soupira, lasse de tout ça. Toute cette situation allait finir par lui exploser au visage. C’était sa seule certitude. La demoiselle restait silencieuse alors qu’elle commença à entendre des pas au loin. Nouvelle vague d’angoisse avec la seule envie que Blake n’entre pas dans cette pièce. T’es foutue Allison et tu le sais.

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“ here it comes ready or not, we both found out it’s not how we thought. that it would be, how it would be, if the time could turn us around what once was lost may be found, for you and me, for you and me. “
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MessageSujet: Re: + they say home is where your heart is set in stone. Mar 20 Aoû - 2:10


If you ask me how I'm doin, I would say I'm doin just fine. I would lie and say that you're not on my mind. But I go out and I sit down at a table set for two and finally, I'm forced to face the truth : no matter what they say, I'm not over you. Not over you

Une énième journée venait de s’achever pour Lucas. Un poste de barman toujours loin de lui convenir, alors qu’il continuait ses recherches pour trouver un emploi de photographe, correspondant mieux à ses ambitions. Physiquement et moralement, le barman semblait épuisé, tant il avait dû affronter des sentiments bien contradictoires les derniers jours. Ses entrevues successives avec Allison avait jeté un trouble conséquent dans son esprit, tant il n’en était pas ressorti indemne contrairement aux apparences. La nuit qu’ils avaient partagé avait laissé des traces et continuait de le tourmenter, de l’obséder même. Il lui suffisait de voir son reflet dans la glace et d’apercevoir cette trace laissé par la jeune femme sur sa lèvre inférieur pour que les souvenirs lui reviennent de plein fouet : elle dans ses bras, ses lèvres parsemant sa peau, eux qui s’embrassaient à pleine bouche comme si chaque échange était le dernier. Cela pouvait d’ailleurs être le cas, car depuis, ils ne s’étaient pas revus, ni même parlés. Rien d’étonnant en somme, après un tel acte, probablement lourd de sens. Lucas soupira de façon automatique en rentrant chez lui. Il alla directement sous la douche, espérant que l’eau glacée lui changerait les idées, avant de se rhabiller quelques minutes plus tard, pour repartir dans la foulée. Une soirée chez des vieux amis, pour fêter une pendaison de crémaillère. Lucas avait été grandement surpris d’être invité, presque étonné qu’on se souvienne de son existence, lui qui avait pourtant mis les voiles durant un laps de temps conséquent. A croire que le renouveau de la ville de Charleston avait été un nouveau départ pour un grand nombre de personnes. D’abord réticent à s’y rendre, il avait fini par accepter. Cela ne pourrait que lui changer les idées ou à contrario, le faire sombrer un peu plus dans la mélancolie ou la rage si Allison et Blake étaient également invités. Il n’avait aucune envie de les croiser, de voir leur pseudo union en apparence idyllique aux yeux de tous, alors qu’il connaissait les failles de ce couple loin d’être si parfait. Surtout, il se connaissait suffisamment pour savoir qu’il aurait du mal à garder son calme et que la jalousie de voir Allison au bras d’un autre lui ferait sans doute péter les plombs. Lucas quitta son domicile prêt à en découdre s’il le fallait. Il ne pouvait que s’interroger sur ce que cette soirée allait lui réserver. Son esprit et son cœur en ressortiraient peut-être encore un peu plus tourmenté, à croire que chaque entrevue avec l’avocate l’affaiblissait un peu plus.

Lucas retrouva les rues de Charleston, décidé à se rendre à pied au lieu attendu. Cela lui donnait l’occasion de redécouvrir un nouveau paysage, tant la ville semblait avoir été recréée dans son intégralité après le passage de la tempête. L’air frais du début de soirée lui fouettait le visage et remettait un peu en place les pensées éparses du jeune homme. Après quelques minutes, il arriva à destination. Un brin d’hésitation avant d’entrer, comme si son instinct lui dictait qu’une mauvaise surprise l’attendait à l’intérieur. Comme souvent, Lucas n’en fit qu’à sa tête. Il pénétra à l’intérieur et reconnut quelques visages qui lui étaient un brin familier, d’une époque pourtant lointaine. On lui offrit rapidement un verre, alors qu’il poursuivait sa découverte des lieux. Tout allait bien, la soirée s’annonçait presque de la meilleure des façons. Du moins, c’était le cas jusqu’à ce qu’une chevelure rousse, trop familière pour qu’il n’y fasse pas attention entre dans son champ de vision et capte son attention. Allison. Ils échangèrent un regard où la surprise était visible des deux côtés. Elle ne fût que brève pour le barman, qui reconnu rapidement la personne qui l’entourait et qu’il ne connaissait là aussi que trop bien : Blake. La surprise fût vite remplacée par de la colère et une jalousie bien trop vive pour qu’il puisse réellement la contenir. Comme à chaque fois, son visage retranscrivait à merveilles ses émotions. La scène qui se jouait sous ses yeux lui inspirait le dégoût. D’un coup, il avait envie de gerber, tant il crevait de jalousie face à ce couple. Si ça ne tenait qu’à lui, Lucas ne se gênerait guère pour laisser son poing s’écraser contre le visage de Blake, celui qui était il fût un temps son meilleur ami. A cet instant, c’est pourtant une froideur inégalable qui dominait entre les deux hommes, pour des raisons diverses probablement. Blake lui en voulait d’être parti de la sorte, semblait surpris même qu’il soit de retour en ville après tout ce temps et Lucas le maudissait pour lui avoir pris durant son absence la seule femme qu’il ait réellement aimée. La rancœur était donc présente des deux côtés. Avant que la conversation ne tourne en affrontement entre les deux hommes, Allison préféra s’éloigner, ne voulant sans doute pas être témoin de la dispute qui se profilait à l’horizon. La jeune femme passa à proximité de lui et une nouvelle fois, un regard lourd de sens s’en suivit. Pourtant, aucun mot ne fût échangé, alors que la jalousie de Lucas ne demandait qu’à exploser aux yeux de tous. Plus proches que jamais quelques jours auparavant, voilà qu’ils redevenaient des étrangers aux yeux de tous. Tu te souviens de cette nuit, Allie ? Tu te souviens de mes mains sur ton corps ? De mes lèvres s’imprégnant de ta peau ? De ma bouche contre la tienne ? De nos deux corps plus unis que jamais ? Moi j’ai pas oublié. Je peux pas oublier. T’oublier en fait. Revenant douloureusement sur terre, Lucas lança un énième regard noir à Blake. Il profita de la foule présente pour tourner les talons à son tour et retrouver la jeune femme qui ne cessait d’occuper ses pensées. Accro. Dépendant. Il l’était encore plus depuis qu’elle était redevenue sienne durant une nuit. Un laps de temps bien trop court pour lui et tel un drogué, il avait besoin d’une nouvelle piqûre pour revivre au moins brièvement. Arrivant à l’étage, Lucas essaya plusieurs pièces, en vain. La dernière fût la salle de bains et même avant d’avoir ouvert la porte, il savait que c’est ici qu’elle se trouvait. Le barman ouvra la porte presque prudemment, nullement sûr de la façon dont il devait aborder cette conversation. De dos, Allison n’avait pas encore remarqué sa présence, laissant à Lucas le soin de l’observer à la dérobée. Il la maudissait simplement pour être à chaque fois si belle qu’il aurait pu en crever instantanément. Surtout, il se détestait lui-même pour de la sorte avoir merdé avec elle à l’époque. Mais comme à chaque fois, ses craintes et ses faiblesses outrepassaient sa raison et Lucas perdait pied, laissant ses démons les plus sombres prendre le dessus. « Tiens tiens, mademoiselle Fawkes, en voilà une coïncidence. » Sous l’effet de la surprise probablement, la concernée se retourna, probablement étonnée de constater qu’il avait pris la peine de la suivre jusque là. Depuis cette nuit passionnée qu’ils avaient partagé ensemble, c’était la première fois qu’ils se retrouvaient en face à face, dans un espace fort restreint d’ailleurs. Inévitablement, des images de cette nuit frappaient Lucas de plein fouet maintenant qu’il se trouvait devant elle. C’est comme s’il sentait encore ses lèvres sur les siennes, lors de ce baiser qui sonnait comme un adieu entre eux. Désormais, les barrières de Lucas semblaient s’évanouir peu à peu. Il ferma la porte de la salle de bains, tout en veillant à rester à une certaine distance de l’avocate, comme s’il redoutait de replonger et que ses pulsions reprennent le dessus. « Je t’ai vu en très bonne compagnie qui plus est. » Une remarque qui puait la jalousie. Sa possessivité à son égard était toujours aussi intense. Un sourire narquois se laissa entrevoir sur ses lèvres, comme pour masquer ses faiblesses et le coup de poignard qu’il avait ressenti en la voyant en compagnie de Blake. C’était bien connu qu’avec Lucas, les apparences étaient souvent trompeuses. Profitant du silence qui avait envahi la pièce, les yeux du barman s’attardèrent un peu plus sur la silhouette féminine. Son chignon un brin désordonné et cette robe noire qui épousait parfaitement les formes de son corps attirèrent particulièrement son regard. Et un sourire se dessina inévitablement sur ses lèvres, quand il aperçut le fin morceau de tissu qui recouvrait son cou, dissimulant probablement aux yeux de tous, le suçon qu’il lui avait volontairement laissé lors de cette fameuse nuit. Nouveau regard lourd de sens lorsque la jeune femme comprit probablement la raison de son sourire loin d’être anodin. Glissant ses mains dans les poches de son jean, Lucas se rapprocha quelque peu de la silhouette féminine. Encore une fois, il jouait avec le feu, à deux doigts de se brûler. A croire qu’il n’était plus à une ou deux cicatrices près. Mais impossible de s’en empêcher ou de se stopper. En réalité, tout ce qu’il voulait, c’était l’attirer contre son corps et l’embrasser jusqu’à en perdre la raison et que le souffle devienne fantomatique entre eux. Leurs souffles d’ailleurs, gravitaient à proximité l’un de l’autre, alors que Lucas semblait abandonner ce masque qui reflétait son assurance ou son arrogance habituelle. « Comment tu vas ? J’avais fini par penser qu’on ne se croiserait pas de sitôt. » Des mots simples, banals, loin des répliques lourdes de sens de tout à l’heure. Le barman s’adoucissait un peu, à tort ou à raison, prêt à encaisser s’il le fallait la tempête qui allait peut-être surgir de la rousse, tant ils étaient aussi bipolaires l’un que l’autre. Dans un geste en apparence anodin, sa main frôla brièvement la sienne. Un geste ô combien simple, un contact primaire entre leurs deux corps qui lui procura pourtant un ensemble de frissons conséquents. Y avait qu’elle pour lui faire un tel effet. Tu vois l’emprise que t’as sur moi, Allie. Elle s’est jamais atténuée, elle ne fait même que se renforcer, tout comme mon amour pour toi en fait et ma jalousie de te voir au bras de Blake. Lucas s’adoucissait un peu, à tort ou à raison, laissant ses répliques lourdes de sens au placard. Le barman n’avait aucun idée quant à la tournure qu’allait prendre leur conversation. Entre amour et haine, ils avaient expérimenté récemment les deux extrêmes. Le suspense demeurait quant à la conversation à venir. Avec eux, tout était possible, le pire comme le meilleur.

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MessageSujet: Re: + they say home is where your heart is set in stone. Mar 20 Aoû - 18:07

Tu sais, beaucoup dise que l'amour tue, que l'amour blesse, que l'amour brise. Mais tu veux que je te dises quelque chose? L'amour n'est rien de tout ça quand tu le partage avec la bonne personne. Alors crois-y, crois-y même si tu vis une histoire qui n'est pas éternelle, crois-y même si ça fait mal. Parce qu'un beau jour, tu tomberas sur la personne qui te feras penser et qui te prouveras tout le contraire.


Eviter Lucas. Ça avait été le refrain constant de la rousse depuis cette fameuse nuit. Elle ne voulait pas prendre le risque de le croiser par pur hasard. Elle ne désirait pas se retrouver face à lui - la surprise pour seule reine. Elle avait préféré fuir. Etre lâche encore une fois. La demoiselle l’était tout le temps quand il s’agissait de l’homme. Les images de ce moment échaudé dans son bureau continuaient pourtant de revenir happer son esprit. Rien qu’en scellant ses paupières, elle s’immergeait dans un autre monde. Une petite bulle aux allures charnelles qui lui offrait une sorte d’apaisement. Autant que le fantôme des lèvres de Lucas qui happaient son échine. Autant que ses doigts parcourant les courbes parfaites de son corps. Autant que cette main - vil tentatrice - s’armant à cogner encore et encore entre les cuisses brûlantes de la rousse.  Tant de souvenirs bien trop gênants pour la demoiselle. Repenser à cela et devoir faire semblant d’être heureuse avec Blake. Un double-jeu. Un mensonge certain. Ça faisait encore plus culpabiliser l’avocate. Celle qui prônait la vérité chaque matin. Celle qui cherchait à aider les âmes perdues. Celle qui voulait offrir justice aux innocents. Celle qui au final devenait une vulgaire infidèle. Une vulgaire menteuse. C’était ça la réalité. Mentir pour se sauver. Mentir au risque de faire souffrir les autres. Blâmer Lucas durant des années à cause de ses erreurs et finalement refaire les même. Comble de l’ironie qu’elle pensait à voix basse depuis le retour du photographe. En venant ici, Allie avait voulu sauver les apparences. Jouer la petite-amie irréprochable alors que la réalité fut bien différente. Mais en croisant le regard de Lucas, tout sombra encore. La demoiselle se sentait plus mal à l’aise que jamais. Entourée de son petit-ami - devant affronté son passé. Un passé qui rimait de plus en plus avec présent. La jeune femme ne s’attendait pas à çà. Elle avait même espéré que ce moment n’arrive jamais. En choisissant de cacher le retour de Lucas à Blake, la rouquine voulu limiter les dégâts. Cette dernière savait très bien que les deux hommes ne se feraient aucun cadeau. Blake pourrait blâmer le photographe pour être parti de la sorte ; pour avoir abandonné des années d’amitié ; pour avoir sans doute brisé le coeur de la rousse aussi. Lucas de son côté, connaissant son caractère ô combien sanguin ne se priverait pas de s’énerver de son côté. Blâmant Blake pour avoir osé sortir avec Allie. Pour avoir osé le remplacer sans la moindre once de culpabilité. Des reproches qui fuseraient de tous les côtés. Des reproches  pour mettre encore plus à mal une relation bien assez désastreuse. Allison n’était pas prête à se confronter à cela. Pire encore, elle avait envie de stopper le temps. Partir d’ici, oublier cette nuit avec Lucas, oublier son couple avec Blake. Ne penser plus qu’à elle pour éviter de sombrer définitivement. Le regard qu’elle échangea avec son petit-ami fut lourd de sens. Ses prunelles émeraudes brillantes et prêtes à dégainer la vérité : Je suis encore amoureuse de Lucas qu’elles auraient pu cracher sans aucun problème. Mais rien. Simplement un haussement d’épaule - presque détaché. L’échange visuel avec Lucas fut au contraire plus contrarié. Comme si elle cherchait à lui faire comprendre quelque chose. Pars Lucas. Ne restes pas là. Ne détruis pas tout, encore. Pourtant, là encore, aucun mot ne filtra hors de ses lèvres rosées. La fuite. Encore. A croire que la rouquine n’était bonne qu’à çà. Ne pas assumer ses sentiments. Faire semblant que tout cela importait peu. La vérité était bien plus sombre. Beaucoup plus noire et lourde de sens. Amoureuse d’un autre ; en couple avec un autre, là aussi. Elle mentait aux deux hommes. Elle se mentait aussi. Lasse de tout cela, elle préféra prendre la poudre d’escampette. La demoiselle ne pourrait pas supporter cette confrontation forcée. Pas maintenant en tout cas. Tu vas fuir encore longtemps Al ? Elle connaissait la réponse. Une réponse qui rimerait avec évidemment. Parce que la fuite, c’était plus simple que le courage d’assumer.

La salle de bain paraissait plus silencieuse que jamais. Allison ne bougeait pas. Debout. Statique face au miroir. Elle observait son reflet. Un visage mis en avant par un maquillage discret et délicat à la fois. Un corps vêtu d’une robe qui mettait encore une fois en valeur ses courbes les plus scandaleuses. Et ce foulard autour du cou cachant son infidélité d’un soir. Elle se dégoûtait. Elle déplaça le morceau de tissu sur le côté alors que le bout de ses phalanges nargua la morsure laissée par Lucas quelques jours plus tôt. Elle ferma presque aussitôt les yeux. Elle avait la sensation de revivre ce moment. Les dents de l’homme serrant son échine. Ses lèvres emprisonnant ce quart de peau afin de la marquer. La demoiselle sentait presque un frisson se dégager le long de sa colonne vertébrale. Plus rien ne tournait rien. Plus rien n’allait à cette seconde précise. En rouvrant ses paupières, l’avocate se filait la nausée. Ce reflet clamant l’image d’une fille dont la vie pouvait apparaître comme idyllique. Cette fille ayant fait valser toutes ses valeurs pour un homme. Pour Lucas. Comme à chaque fois. Comme à l’époque quand elle s’effaçait pour l’aimer en silence. Comme à l’époque quand elle tolérait de le voir la narguer avec d’autres filles. Comme à l’époque quand elle rêvait en silence que lui aussi finisse par l’aimer au point d’en crever intérieurement. Rêveuse devenue amère. Rêveuse devenant cette gamine qui se devait de grandir trop vite. Allison n’était plus la même. Pourtant, ses envies restaient intacts : retrouver Lucas ; être enfin heureuse avec lui même aux dépends de Blake. Rien que cette idée suffisait à mettre son coeur à mal. Sa dernière volonté était de faire souffrir l’homme. Mais malgré tout, elle savait que ça finirait forcément par arriver. Un soupire lasse quitta une énième fois ses lèvres rougies alors que ses fines phalanges continuaient de se recroqueviller sur le rebord du lavabo. La rouquine fut tellement perdue dans ses pensées qu’elle ne remarqua même pas l’arrivée de Lucas. La porte s’entrouvrit et c’est prudemment qu’il entra. La demoiselle ne bougea pas. Elle ne remarqua guère sa présence. Dos vouté, nuque inclinée vers l’avant. L’homme resta d’abord silencieux. Ses yeux dévorant avec avidité le corps de la belle. Des regards qui disaient beaucoup. Il paraissait à la fois énervé par la situation et à la fois ébahi par la beauté certaine de l’avocate. Lorsque le photographe se décida enfin à reprendre la parole, la demoiselle sursauta. Sa silhouette se détourna et fit face à l’homme. Surprise. Gênée. Elle ne s’attendait pas à le voir. En réalité, Allison aurait préféré qu’il parte ; qu’il se dérobe à une énième confrontation. Elle aurait voulu que tout cela se stoppe à un simple regard froid dans le salon. Mais rien. Lucas n’était apparemment pas décidé à partir et abandonner la partie de si tôt. Est ce que ça étonnait encore la rousse ? Clairement pas. Ils se regardèrent. Allison incapable de dire quoique ce soit. Encore surprise par la présence de l’homme, encore anesthésiée par tous les sentiments qui remontaient. Une nouvelle fois, c’est lui qui parla. Une remarque sarcastique. Une remarque qui puait une jalousie non dissimulable. Une possessivité même. Pourtant, ils n’étaient pas ensemble. Ils n’étaient plus en couple. Ils n’étaient que deux espèces d’inconnus. C’était le plus difficile à endurer pour la rousse.  Pourtant, la demoiselle n’avait aucune envie de se confronter à lui. Elle ne voulait pas encore une fois arborer ce masque de glace et de haine. Elle resta silencieuse - se contentant de l’observer. Ses dents ripèrent sensuellement contre ses lèvres au moment où il commença à s’approcher. Mains dans les poches de son jean. Une nonchalance qui lui collait à l’échine. Encore une fois, il reprit la parole. Cette fois-ci, le ton de sa voix paraissait bien plus calme. Mais la gêne restait intact. Leurs souffles commençant à se mêler. Elle en frissonnait presque. Cette douce sensation ressemblant à de l’adrénaline. Cette poussée d’excitation naissant dans chacune de ses veines. Et comme si ça ne suffisait pas, leurs mains se frôlèrent durant quelques secondes. Un contact qui électrisa l’échine de la belle. Son regard se baissant vers les phalanges de l’homme. Lorsque son regard soutenu à nouveau celui de Lucas, elle resta de marbre. Comme pour mine que tout cela lui importait peu. Comme pour faire mine qu’il appartenait définitivement au passé. Tu mens mal Allison. Sa conscience lui crachait la vérité au visage. D’un seul pas, elle recula. Son bassin cogna le meuble soutenant le lavabo. Elle continuait de le fixer avant de reprendre. « Je vais bien. Puis, on allait pas s’ignorer six années de plus non ? » Petite pique qui lui échappa. Le sarcasme redevenant roi. Très vite, ses traits devinrent plus tendres. Elle haussa les épaules - quasiment désolée de s’être montrée encore hostile. Elle laissa un soupire se dérober à ses lèvres rosées. Ses mains restaient accolées contre le marbre du mal. La rouquine continuait de détailler le visage de Lucas. Elle remarqua d’ailleurs la petite trace violacée sur sa lèvre inférieure. Empreinte des dents d’Allison. Empreinte qui signifiait, t’es à moi Lucas. Elle ne put réprimer un léger sourire en inclinant sa tête sur le côté. « Jolie trace sur tes lèvres. » Elle le fixait, un brin taquine. Evidemment que la rouquine était fière. Evidemment qu’elle recommencerait s’il le fallait. Ni lui, ni elle n’avaient le moindre droit sur leurs vies amoureuses respectives. Pourtant ça ne changeait rien au fond du problème. Elle ne voulait pas le voir avec une autre. L’avocate préférerait plutôt mourir que de l’imaginer se fourvoyer dans les draps d’une fille autre qu’elle. Allison retrouva le silence. A son tour elle se rapprocha. Son bassin se décollant du petit meuble. Sa silhouette s’avança vers celle de Lucas. A nouveau, c’est elle qui jouait avec le feu. Elle prenait le risque de se brûler ; de se faire surprendre par Blake. Mais rien ne l’empêchait de continuer. Ça avait même un goût d’interdit. L’interdit se transformant en excitation durant quelques secondes. Son regard émeraude s’ancra vers celui de Lucas. L’index de la brune commença à contourner la bouche de l’homme. Elle effleura la morsure passée en continuant d’esquisser un petit sourire. J’ai envie de t’embrasser Lucas. Je veux renaître grâce à la saveur de ta bouche. Je veux que tes mains me redonnent envie d’avancer. Je veux que tu crois en nous encore un peu. Mais le silence, là encore. Elle pouvait se brûler d’une seconde à l’autre. Elle s’en fichait bien. « J’espère que ça ne te fait pas trop mal quand même... » Soufflât-t-elle à proximité de ses lèvres, un brin charmeuse. Sa langue passa sur sa bouche alors qu’elle recula à nouveau. L’envie de rompre toute distance avait Lucas, était trop forte. « Blake ne sait rien. Ni pour ton retour. Ni pour...tu sais. Je voudrais bien que ça reste ainsi. Même si tu cautionnes pas notre couple, il mérite pas de souffrir. » Le sérieux revint happer la pièce. La mine de l’avocate paraissait plus dure ; plus ferme. Elle ne voulait pas que dans un accès de colère, Lucas révèle toute la vérité. Elle ne pourrait lui pardonner s’il se décidait à le faire. Ses phalanges se tordirent nerveusement.  Sa respiration paraissait plus vive et instable. A quoi est ce que ça rimait ? A rien. Absolument rien. Allie luttant contre ses envies. Lucas en proie aux doutes et à la colère. Elle en avait assez. La brune se contentât de faire un nouveau pas vers lui. Sa main glissa contre la joue de l’homme. Elle n’avait plus la force de laisser une quelconque distance entre eux. Ses phalanges roulant contre les traits de son visage alors que leurs souffles se mêlaient à nouveau. Sans réfléchir, elle se hissa légèrement sur la pointe des pieds. Son front se colla à celui de Lucas. Un geste tendre. Un regard qui disait ne m’abandonnes plus. Ses phalanges - elles - se cramponnaient au t-shirt de l’homme. Elle perdait pieds. Elle ne réfléchissait plus. Sans même calculer quoique ce soit, ses lèvres vinrent frôler celles de Lucas. Un contact évasif qui suffisait à la faire replonger. Comme une camée en manque ; comme si cette nuit avait Lucas n’avait pas été suffisante. Elle replongeait pour mieux souffrir sans doute. Elle replongeait en espérant que la suite serait moins compliqué. Lubie de sa part, là encore. « Lucas... » Soufflât-t-elle avant de revenir s’abreuver encore une fois de sa bouche. C’était fort. Doux. Calme. Apaisant. Foutrement bon. Ses phalanges restaient accrochées au haut de l’homme. Elle commença même à reculer sans relâcher cette étreinte. Le bassin de la demoiselle cognant nouveau dans le lavabo. « Tu devrais y aller. » Pourtant, elle n’en avait pas envie. Ses paroles cherchaient à être droites et tranchantes. Ses gestes clamaient cet amour sans faille pour l’homme. Elle le regardait - restant cramponnée à lui. Ses lèvres toujours aussi proches des siennes. Pars pas. Restes. Oublies le temps quelques secondes avec moi. Lucas, putain. Je t’aime ? Tu le sais. Me forces pas à le dire. Restes. Encore. Allez. Viens. On s’aime loin des cons.

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“ here it comes ready or not, we both found out it’s not how we thought. that it would be, how it would be, if the time could turn us around what once was lost may be found, for you and me, for you and me. “
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MessageSujet: Re: + they say home is where your heart is set in stone. Mer 21 Aoû - 11:56


Et puis... Il y a ceux que l'on croise, que l'on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie. Vous n'attendiez rien d'eux, vous les connaissiez à peine, vous vous êtes rendu léger, légère, au rendez-vous et pourtant, quand vous les quittez, ces gens étonnants, vous découvrez qu'ils ont ouvert une porte en vous, déclenché un parachute, initié ce merveilleux mouvement qu'est le désir, mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous-même et vous étonner.

Allison et Lucas, une histoire qui avait toujours eu une saveur ô combien particulière et compliquée. Avec eux, rien n’était jamais simple. Une histoire qui s’apparentait presque à un long de chemin de croix, tant le bonheur semblait se refuser à eux. Ils avaient mis du temps à se trouver, à s’aimer ouvertement et ils s’étaient finalement perdus, le cœur brisé et le corps en vrac. Six années après, le second chapitre débutait. Là encore, rien n’était simple, tout était compliqué, à croire que ce mot leur collait à la peau. Ils s’aimaient, se détestaient, se maudissaient, se haïssaient et surtout, se désiraient malgré tout. Schéma interminable, épuisement inégalable. Ils avaient cette faculté à faire compliquer quand bien même tout était simple. Et maintenant que Blake s’était immiscé  dans l’équation, tout était encore plus compliqué : la jalousie de Lucas n’était plus à prouver, tandis qu’Allison semblait osciller entre les deux côtés. Blake ou Lucas ? Le présent ou le passé ; le bien ou le mal ; la simplicité d’une relation qui ne demandait qu’à éclore ou la complexité de celle marquée par les douleurs passées. Tout un problème et il était toujours aussi difficile à résoudre qu’auparavant. Il n’y avait pas de solution miracle. A croire que la simplicité ne faisait toujours pas partie de leur vocabulaire. Tout était encore prétexte à se faire du mal mutuellement. Cette nuit qu’ils avaient partagé il y a peu en était le parfait exemple : agréable sur le moment, les cicatrices se laissaient entrevoir par la suite et le manque se faisait ressentir. C’était comme ça entre eux, un perpétuel combat dont la date de fin était inconnue aux yeux des deux principaux concernés.

Cette soirée donnait lieu à une nouvelle confrontation entre les deux amants maudits et Lucas se demandait bien comment celle-ci allait se dérouler. Il ne pouvait que s’interroger. C’est pourtant lui qui avait lancé les hostilités, d’abord de manière brutale où sa jalousie était pourtant visible à l’œil nu, avant de laisser place à un certain calme, car il ne souhaitait pas se lancer dans un nouveau combat avec elle, tant les deux premiers l’avaient exténué. Entre eux, la gêne était pourtant palpable. C’est à se demander si ils ne revoyaient pas tous les deux les images de cette nuit qu’ils avaient partagé. Une nuit sans égale, hors du temps où ils avaient presque retrouvé leur proximité d’antan. Une nuit durant laquelle une sorte de trêve s’était installée et où ils s’étaient prouvés que leur amour mutuel n’avait pas disparu, sans avoir une quelconque certitude quant à ce que le futur leur réserverait. Les deux ne faisaient jamais les choses à moitié et leur dernier baiser avait un goût d’adieu. Lucas n’avait aucune certitude quant au fait de la revoir ; Allison avait Blake, son travail et lui, que représentait-il dans tout ça ? Une erreur d’une nuit, une partie conséquente de son passé, mais plus nécessairement de son présent, encore moins de son futur. La surprise de la voir à cette soirée avait donc été conséquente. Des retrouvailles inattendues qu’il avait pourtant profondément espérées. Il avait besoin de la confronter, de la revoir pour constater par lui-même si cette nuit continuait de l’obséder autant que lui. Comme souvent, c’était sa jalousie qui s’était exprimée en première intention, tant l’image de la voir au bras de Blake l’insupportait au plus haut point. Quand bien même sa jalousie restait toujours aussi vive, le barman n’avait pas envie d’une nouvelle dispute. Tout ce qu’il voulait, c’était l’étreindre à son corps et la faire prisonnière de ses bras pour toujours. On en était pourtant encore loin. En effet, la première remarque de l’avocate était emplie de sarcasme et déjà, Lucas redoutait le pire quant à la suite. Il resta de marbre, encaissant la réplique sans broncher, conscient qu’il l’avait bien cherché après tout. Ce début d’animosité ne fût que temporaire et les traits féminins se détendirent bien rapidement. La remarque qui suivit était plus taquine et faisait référence à la trace laissée par ses dents sur sa lèvre inférieure. Une sorte de revanche de la part de l’avocate suite à la trace qu’il lui avait laissé au creux de son cou. Le corps féminin se rapprocha et l’index de la jeune femme gravitait à présent autour de sa bouche, taquinant la morsure, alors que les répliques ironiques se poursuivaient. Lucas ne pouvait qu’en sourire, avant de prendre à son tour la parole. « Tu sais ce que c’est, dans certaine situation, le mal est éphémère. » lança-il, un sourire ironique sur les lèvres. L’atmosphère changea rapidement, quand Allison s’éloigna de quelques pas. Elle remit le sujet Blake sur le tapis, lui intimant de garder le silence à ce sujet. Lucas fit mine de rien entendre. Elle lui demandait de rester stoïque, alors que tout son corps brûlait de jalousie en imaginant la jeune femme si chère à son cœur dans les bras d’un autre. Tout un paradoxe. Il garda le silence, bien qu’intérieurement, sa jalousie n’en était que plus importante. Lucas était conscient qu’un jour, l’affrontement aurait lieu avec Blake et il était bien incapable de lui promettre qu’il garderait son calme et sa grande gueule fermée à ce moment-là. Allison le sortit de ses sombres pensées en se rapprochant à nouveau. Leur proximité s’effaçait de plus belle. Leurs deux corps mourraient d’envie de se retrouver une nouvelle fois. Les phalanges de la jeune femme glissèrent contre son visage, alors que Lucas ferma un moment les yeux pour savourer l’instant. Leurs visages se rapprochaient inexorablement, leurs fronts se collaient et l’espace entre leurs deux corps n’en était que plus restreint. Leurs lèvres se touchèrent brièvement une première fois. Lucas n’entendit même pas son prénom s’extirper des lèvres féminines. Second contact entre leurs lèvres. C’était furtif, mais foutrement appréciable. Leur proximité du moment ne diminuait nullement. Pourtant, Allison lui conseilla d’y aller, alors que Lucas se révélait juste incapable d’esquisser le moindre mouvement. Il se souvenait de leur entrevue, six ans plus tôt, après la mort de Sara, lorsqu’elle lui avait intimé l’ordre de partir et de quitter sa vie. Lucas avait accédé à sa requête, conscient qu’il n’était plus le bienvenue dans cette ville et encore moins dans sa vie. Aujourd’hui, la situation semblait différente et l’américain n’avait pas la moindre intention d’esquisser le moindre mouvement de recul. « Non. » soufflât-il en première intention. Un simple mot qui s’échappa de ses lèvres et qui était pourtant lourd de sens. Sa main glissa brièvement sur le visage féminin, redécouvrant par le toucher la douceur inégalable de ses traits. Son visage se rapprocha dans les secondes qui suivirent, alors qu’à son tour, il frôla brièvement ses lèvres. Un nouveau contact furtif qui suffisait à le faire sourire et déclenchait en lui, une montagne de frissons qu’elle seule pouvait lui procurer. « Personne ne m’attend, mon absence passera inaperçue. Et toi… tu avais besoin de rester seule un moment, pas vrai ? » soufflât-il à son oreille, comme un prétexte dérisoire pour justifier son absence auprès de Blake où tout ceux qui s’inquiétaient qu’elle ait subitement disparue de la soirée. Il ne lui laissait pas vraiment le choix et comme pour la convaincre un peu plus, les mains du barman glissèrent contre son cou, alors qu’après quelques secondes, il lui retira en douceur le foulard qui cachait, comme il l’avait deviné au préalable, le suçon qu’il lui avait laissé. Comme elle tout à l’heure, Lucas ne se gêna pas pour contourner la trace avec son index, alors qu’un sourire narquois trouvait une nouvelle fois sa source sur son visage. « Jolie trace dans ton cou. »  Lueur espiègle dans le regard, il n’avait aucun regret. C’était plus un soupçon de fierté qui se dégageait en voyant qu’il était d’une certaine façon incrusté dans sa peau et que seul un certain laps de temps serait capable d’enlever cette trace. « Je suppose que cette trace aussi doit rester à l’abri des regards indiscrets. » qu’il soufflât contre sa peau. Loin de se stopper, il commença a déposer quelques baisers le long de son cou, taquinant même cette morsure qu’il lui avait infligé, alors que dans le même temps, son autre main glissa le long de son corps, frôlant du bout des doigts sa poitrine et même brièvement son nombril. Les pulsations de son cœur s’accéléraient, il tentait le diable encore une fois et finirait probablement en enfer. Demain, il s’en mordrait sans aucun doute les doigts, pour avoir lâché prise – une nouvelle fois. Face à la tentation qu’elle incarnait, il était faible. Allison faisait voler en éclat chacune de ses barrières. Il franchissait la ligne encore une fois et pourtant, dieu sait que le danger était perceptible. Cette sensation d’interdit décuplait pourtant ses envies. Dénué de raison, il n’était plus capable de réfléchir. Son esprit était uniquement concentré sur elle. Il revivait une nouvelle fois, alimenté par sa source d’héroïne dont il était incapable de se passer. Reste avec moi Allie. Ne m’abandonne pas comme moi je t’ai abandonné il y a six ans. C’est ma plus grosse erreur, tu sais, mon plus gros regret. Viens, on oublie le monde extérieur ensemble. Au moins durant quelques instants. Comme la dernière fois. Je fais le mec sans attache, mais j’ai besoin de toi pour avancer. Sinon, je tombe, je m’écroule, je fais n’importe quoi. C’est toi ma lumière dans cet amas d’obscurité. Tout simplement, c’était elle sa faiblesse, son talon d’achille, Lucas en était conscient et c’était encore le cas aujourd’hui. Il perdait totalement pied encore une fois, se moquant bien que son ancien meilleur ami et accessoirement petit-ami actuel de la rousse se trouvait à l’étage inférieur. Il agissait sans réfléchir, faisant ce que ses envies lui dictaient. Il se rapprocha un peu plus, se collant presque à elle. Ses gestes étaient lents et ses lèvres quittèrent alors son cou, pour s’aventurer dans sa nuque. Lucas profitait de ses cheveux relevés pour embrasser chaque parcelle de peau qui s’offrait à lui. Dans le même temps, ses mains taquinaient sa taille, ne demandant qu’à passer outre cette robe qui devenait un brin gênante. Encore une fois, il se laissait posséder par ses instincts les plus primaires. Et puis, un sursaut de lucidité l’envahit. Il se recula soudainement, alors que les pupilles féminines semblaient ne pas saisir ce brusque revirement de situation. C’était pourtant bien connu que les humeurs de Lucas étaient des plus changeantes. Le barman fit quelques pas en arrière, sans la quitter des yeux pour autant. Un semblant de sourire ne demandait qu’à se laisser entrevoir sur ses lèvres rosées, mais il prenait soin de conserver un air énigmatique sur ses traits. Dos à la porte, il s’arrangea pour verrouiller celle-ci, de façon à ce qu’ils soient tous les deux prisonniers de cet endroit pour au moins quelques minutes. Cette fois, un vrai sourire se laissa entrevoir sur son visage et après seulement quelques secondes, il combla l’espace qui le séparait encore d’elle. Ses mains glissaient contre le visage féminin, alors que leurs lèvres n’étaient séparées que par quelques infimes millimètres. Lucas replongea de plus belle dans le vide, frôlant ses lèvres avec insistance, comme pour tester sa résistance au pêché ultime qu’elle représentait. Et pourtant, à chaque frôlement même infime, son corps entier frissonnait et réclamait plus. Allison avait un pouvoir dévastateur sur ses envies, mais en était-elle seulement consciente ? Les mains du barman continuaient de glisser contre le visage de la jeune femme avec une certaine douceur qu’on ne lui connaissait que rarement. Un geste tendre, le premier depuis une éternité sûrement. Au contact de la jeune femme, il s’adoucissait totalement, laissant de côté les mauvais côtés de sa personnalité qui prenaient parfois trop le dessus. Il souffla quelques mots, alors que l’espace entre leurs lèvres continuait de s’amenuiser. « Tu me rends dingue, Allie et je… » T’aime à la folie ? Assurément oui. Les mots lui avaient échappé, mais il était bien incapable de finir sa phrase avec les mots adéquats. C’était bien connu que Lucas était un handicapé émotionnel, incapable de mettre des mots sur les sentiments qu’il ressentait, particulièrement quand il s’agissait de la jeune femme. Ainsi, Lucas avait perdu le dernier soupçon de raison qu’il lui restait. N’hésitant plus, il combla l’espace qui restait pour enfin embrasser à pleine bouche les lèvres de la jeune femme. Deux bouches qui se rejoignent enfin ; un baiser tendre, empli d’une certaine passion suite à l’attente interminable et qui de ce fait, ne demande qu’à se poursuivre ; une explosion de sentiments du côté du barman. Sa langue alla taquiner la sienne, alors qu’il était bien incapable de se reculer de son plein grès. Me repousse pas Allie. Laisse-moi t’aimer à ma manière, laisse-moi te prouver que je peux être mieux que le petit con que j’ai été pendant trop longtemps. Laisse-moi-t’aimer tout simplement, au moins aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: + they say home is where your heart is set in stone. Mer 21 Aoû - 18:08


Qu'est ce qui vous fait vivre? Tout le monde à besoin de quelque chose, de se battre pour quelque chose. Je sais pour quoi vous vous battez parce que nous le faisons tous pour la même chose : Nous désirons tous tenir à quelqu'un et on veut juste quelqu'un pour qui nous serons la seule..


La tentation. Valeur aux allures charnelles. Pêché du diable. Le genre de chose qui fait souvent plus de mal que de bien. Comme lorsqu’un camé résiste à l’idée de se prendre une nouvelle dose. Comme lorsqu’un homme lutte pour ne pas tromper vulgairement son épouse. Comme lorsqu’un être se trouve face à un dilemme. Le coeur ou la raison. L’envie ou la passivité. La tentation comme valeur qui guidait les êtres humains. Tentation comme cette épée de Damoclès au dessus de la tête de la rouquine. Dès ses retrouvailles avec Lucas, ça avait le cas. Il suffit d’un regard pour que tout redémarre au quart de tour.  La colère se mêlant au désir. La tristesse se mêlant à la passion. L’amertume devenant reine - presque autant que la tension charnelle entre eux. Allison avait dès lors perdu pieds. Elle avait essayé de se raccrocher à sa haine ; à sa rancoeur envers le photographe. Elle avait prié de toutes ses forces pour que cela soit  suffisant pour l’éloigner. Le voir partir encore. Le voir fuir et se dire qu’au final, elle avait encore une fois eu raison sur toute la ligne. Rester dans cette optique qu’il n’était qu’un lâche et finirait par céder à ses démons encore une fois. Ne pas craindre de tomber à nouveau contre un bitume glacé. Ça aurait été plus simple pour l’avocate que tout ses plans ne soient pas bousculés. Que tout ne s’effondre pas tel un château de carte soumis à un souffle léger. Mais rien. Tout le contraire se produisit. Lucas ne décida pas de partir. Pire encore. Il affronta chacune des remarques assassines de la rousse. Sans sourciller ; sans faiblir - du moins en apparences. Il encaissa tout pour mieux rendre les coups. En débarquant dans son bureau ; en usant de désir ; en faisant cramer son échine d’une envie passionnée. En la confrontant à la réalité de ses sentiments. En couple avec un type qu’elle n’aimait pas. Se leurrer pour faire mine de rien. Mais là encore, Allison fut bien loin du compte. Elle avait espéré que son amour pour Lucas puisse être mort. Elle avait prié pour que ce soit ça, la seule réalité de son quotidien. Là encore, rien. Elle était amoureuse. Amoureuse au point de remettre en cause toutes ses valeurs. Amoureuse au point de ne pas faire violence pour résister. Amoureuse au point d’espérer en vain qu’il se bouge enfin. Qu’il débarque pour prononcer ces trois mots fatidiques. Qu’il lui ordonne de quitter Blake pour vivre leur amour. Rêveuse ? Pathétique surtout. Quand bien même, la proximité entre les deux revenait au galop ; une certaine distance subsistait. Celle des sentiments. Toujours la même en réalité.  Comme à l’époque, lorsqu’ils étaient incapables de se dire les choses. Comme quand des silences remplaçaient les mots. Comme quand des regards lourds de sens faisaient encore plus mal que la moindre des paroles. Comme quand les deux s’évertuaient à faire semblant pour ne pas être honnête. Allie dans son coin, à s’enfermer dans sa chambre pour ne pas pleurer devant lui. Luca s dans son coin à enrager de n’être qu’un lâche. Les deux s’évitant durant une semaine pour mieux se retrouver et s’embraser ensuite. Ça avait été ça le schéma de leur amour. Ça avait été ça la tentation. Hésiter à revenir, abandonner ou céder. La troisième solution devenait impératrice de leurs deux cœurs à chaque fois. Pourtant, à l’heure actuelle, cette même tentation avait un tout autre visage. La demoiselle semblait encore moins apte à résister. Elle n’arrivait plus à faire semblant. Que ce soit face à Lucas ou même face à Blake. Et forcément ça n’arrangeait pas son trouble. Ça ne faisait qu’augmenter ses doutes ; ses craintes. Tout perdre et retrouver Lucas. Tout garder et le perdre lui. Inconsciemment son coeur penchait vers la seconde hypothèse. Parce qu’il représentait tout à ses yeux.

La salle de bain paraissait de plus en plus exigüe. La rouquine se sentait faiblir de minutes en minutes. En débarquant ici, elle avait eu besoin de se retrouver seule. La demoiselle avait voulu fuir la confrontation ratée entre Blake et Lucas - accessoirement leur confrontation aussi. Seule pour ne plus penser à rien. Seule pour oublier ses erreurs au moins durant quelques secondes. Mais ce fut peine perdue. Le photographe de se priva pas de venir la rejoindre. Il ne se priva pas d’encore une fois foutre ce calme apparent à l’air. Il revenait à la charge alors que les choses demeuraient bien assez compliquées. L’avocate aurait aimé être forte. Assez forte en tout cas pour l’empêcher de pénétrer ici. Pour lui ordonner d’abandonner la partie tant qu’il était encore temps. Pourtant, Lucas ne semblait pas apte à agir de la sorte. Pour la première fois depuis des années, la demoiselle voulait le voir fuir. Et au final, il restait. Des esprits contradictoires qui s’animaient à deux - évidemment. Allison avait joué avec le feu - encore une fois. Comme à chaque fois que l’homme se trouvait dans les parages. Armée de remarques cinglants pour le blâmer inconsciemment de son départ. Armée d’un sourire en coin pour souligner la taquinerie de ses allusions. Armée de ce charme qui lui collait à l’échine en toute circonstance - surtout quand Lucas était là, en fait. La rousse n’avait pas hésité à frôler ses lèvres. Elle n’avait pas hésité à lui faire comprendre que son désir était intact à son égard. Elle n’avait pas hésité à prendre le risque de se faire surprendre par son petit-ami. Mais tout cela lui semblait bien dérisoire à côté du moment qui pouvait s’offrir entre eux. Si ses paroles réclamaient le départ de l’homme ; ses gestes cherchaient à le raccrocher inévitablement à elle. Impossible pourtant de lui avouer, impossible de lui demander clairement de rester. Sa fierté l’en empêchait. L’avocate ne voulait plus s’investir aussi facilement ; rapidement aussi. Elle l’avait trop fait par le passé, au risque de se prendre une énorme claque dans le visage. La rouquine ne pouvait qu’espérer que l’homme agisse en fonction. Pourtant, encore une fois, à la dérobée, il s’y refusa. Un simple non en guise de réponse. Un simple non filant hors des lèvres masculines. Allie, elle, échappa un soupire. Pourquoi tu restes Lucas ? Tu m’aimes peut-être ? T’es capable de me le dire là, tout de suite ? Dis le. Putain. Dis le. Et tu m’auras. C’est ce que la rouquine voulait lui cracher au visage. Elle avait envie de savoir pourquoi il partait pas. Pourquoi il restait alors que rien n’était officiel entre eux. Pourquoi est ce qu’il n’était juste pas capable de lui donner les vraies raisons le motivant à ne pas prendre la fuite, comme à chaque fois. Il ne disait rien. Il se contentait d’agir. En laissant ses mains parcourir son visage. En laissant ses lèvres frôler les siennes. Un frisson glissant contre l’échine de la demoiselle. Ça ne suffisait apparemment pas à satisfaire le photographe. Il intensifia les frissons de la brune en soufflant quelques mots à son oreille. Des mots lourds de sens. Des mots criant de vérité également. Allison n’avait aucune envie de regagner le salon. Elle n’avait aucune envie de revenir faire semblant aux yeux de tous. Cette vie routinière. Cette vie qui ne lui plaisait guère. Rester avec Lucas restait la pire et la meilleure option. Maudite dualité, encore. Ce dernier d’ailleurs glissa ses doigts contre le cou de la rouquine. Il ôta avec délicatesse le morceau de tissu autour de la nuque d’Allison. Le suçon laissé par ses soins à présent exposé à son regard amusé. Ça n’avait rien d’amusant. En tout cas pas pour l’avocate qui devait lutter pour le cacher et faire en sorte que son petit-ami ne le remarque pas. Conneries qu’elle pensa en silence alors que le trouble s’intensifiait. Il reprit la même tournure de phrase que la rouquine auparavant. Elle esquissa un faible rictus en coin alors que le sourire de Lucas se faisait plus grand. Il continua à parler, sans se priver de souffler contre la peau de la rousse. Une peau qui frissonnait. Un peau qui appelait à la sienne. Lorsque les lèvres de Lucas happèrent son cou, elle perdit pieds. Ses paupières se scellant. Tout son corps se crispant. Ses phalanges se resserrant contre le t-shirt de l’homme. Elle pinça sa lèvre inférieure pour s’empêcher d’émettre un soupire de satisfaction. L’instant sembla s’éterniser. Nul doute qu’Allison regretterait tout ça demain à la rosée du matin. Mais à cette seconde-ci, elle ne pensait plus à rien. Elle n’avait plus envie de le faire. Lucas, Lucas, Lucas. Unique prénom qui résonnait dans son esprit comme une symphonie. Comme un appel du diable. Comme un appel à la passion. Orpheline pourtant très vite, lorsqu’il se recula de quelques pas. Le dos de l’homme frappa la porte. La rouquine continuait de le fixer. Ses lèvres entrouvertes. Reviens Lucas. Embrasses moi. Fais moi revivre comme tu sais si bien le faire. Pourtant, le silence devint roi. Un silence brisé par la fermeture du loquet de la porte. Elle observa la serrure quelques secondes avant de fixer Lucas -nouveau, tête inclinée sur le côté. La jeune femme restait silencieuse. La demoiselle ne désirait pas le supplier de revenir à la charge - même si elle en crevait d’envie. Finalement, Lucas ne se fit pas prier. Il se rapprocha. Ses mains glissant contre le minois de la rousse ; ses lèvres frôlant les siennes avec insistances. C’était bon. Vivifiant. Interdit. Foutrement excitant. La rousse ne put se priver d’échapper un léger gémissement. Encore plus lorsqu’il reprit la parole. Un début de phrase lourd de sens. Une fin de phrase en suspens qui l’était encore en plus. Tu..quoi Lucas ? Tu m’aimes hein ? Craches là, cette putain de vérité. Assumes enfin tes sentiments. Tu peux pas ? T’es bon qu’à me détruire c’est ça ? Prouves moi que j’ai raison de t’aimer, merde. Mais rien. La colère grimpa chez la rousse mais aucun mot ne purent sortir de ses lèvres rosées. Elle enrageait de le voir agir ainsi et pourtant ne put se résoudre à la repousser. Encore moins lorsqu’il l’embrassa - enfin. Un baiser tendre et sensuel. Leurs langues se mêlant. Leurs langues se taquinant. Elle soupira contre sa bouche tout en restant statique durant quelques secondes. Finalement, l’avocate n’y tenait plus. Ses mains glissèrent dans sa nuque. Elle l’empoigna alors que sa langue se faisait plus taquine. Des soupires cognant contre la bouche de Lucas. Elle recula un peu plus, ne se privant pas de laisser ses ongles s’enfoncer dans l’échine de son cou. Elle revivait. Comme dans ce bureau. Comme à chaque fois que Lucas était dans les parages de toute manière. La jeune femme cogna contre le meuble du lavabo. Elle s’en fichait bien. Le baiser ne se terminait pas. Par moment, le manque d’oxygène paraissait croissant. Là encore, ça n’avait pas grande importance. La jeune femme coupa pourtant l’échange en le fixant. Des yeux brillants. Des lèvres éreintées et rougies par l’intensité du baiser. Une cage thoracique se soulevant vivement. Des mouvements saccadés et vifs. Sans réfléchir, la brune prit une petite impulsion pour se retrouver assise sur le meuble. Un sourire taquine s’érigea sur ses lèvres. Presque autant que celui qui transparaissait au moment d’évoquer la marque violacée sur la bouche du photographe. Elle respirait vivement. Elle se sentait ailleurs. Blake, la soirée, plus rien n’avait d’importance actuellement. N’y tenant plus, la rousse attrapa le t-shirt de l’homme pour le ramener à sa hauteur. Elle colla son front au sien nouveau. Elle frôla ses lèvres avec sensualité - en détaillant son regard. Le bout de ses phalanges roulait contre les joues de l’homme. Elle crevait d’envie de le sentir s’embraser au creux de ses cuisses. Elle crevait de désir pour lui. Pourtant, en une seconde, tout bascula. On toqua à la porte. La rouquine sursauta en plaquant sa main contre la bouche de Lucas pour l’empêcher de dire quoique ce soit. « Al’, tout va bien ? On devrait parler tu ne crois pas ? » Blake. Putain. Le regard de la rouquine se faisait plus inquiet. Sa respiration plus vive. Elle n’avait pas envie de parler. Elle n’avait pas envie d’évoquer la scène passée avec son petit-ami. Elle voulait simplement qu’il détourne les talons pour regagner le salon. Sa main restait plaquée contre la bouche de Lucas. Ce dernier semblant trouver la scène amusante. Il n’y avait rien de drôle là encore. Ce dernier s’autorisa même à apposer ses mains contre les hanches de la rousse. Un contact qui troubla l’intéressée au point de la faire soupirer. Elle pinça ses lèvres pour réprimer un énième gémissement. « J’ai - j’ai besoin d’être seule, j’arrive dans quelques minutes. » Se contentât-t-elle de dire en guise d’explications. Une vulgaire excuse. Un vulgaire mensonge surtout.  L’homme sembla acquiescer, répondant un vague mot en réponse. La rousse entendit les pas de Blake - signifiant son départ. Elle soupira et fixa Lucas en ôtant la main de ses lèvres. Elle se contentât de le fixer quelques secondes alors que la proximité de leurs visages se faisait plus faible à nouveau. Leurs souffles pouvaient se mêler. La demoiselle autorisa son index à contourner le minois de l’homme avant de riper contre sa bouche. Un geste sensuel - presque autant que son regard qui fut de plus en plus dévoré par l’envie. « Tu me fais faire n’importe quoi, tu le sais ça ? » Glissa-t-elle plus sérieuse cette fois-ci. Sa mine grisée par la scène passée. Mentir à Blake, une triste habitude à présent. La jeune femme soupira et ne put réprimer l’envie de frôler ses lèvres. Elle se rapprocha de lui un peu plus. Ses mains se cramponnèrent au morceau de tissu qui recouvrait le buste de Lucas. Instinctivement, la demoiselle entrouvrit ses cuisses. Sa robe remontant ; ses bas de soie apparaissant. Une vision charnelle. Elle le cherchait. Elle avait envie d’attiser son désir comme il l’avait fait auparavant. La rouquine glissa ses phalanges sur le sommet de ses cuisses. Elle effleurait sa propre échine tout en fixant Lucas. Pire encore, ses doigts se dérobèrent pour filer entre ses jambes - effleurant volontairement son sous-vêtement. Ses dents ripaient en même temps contre ses lèvres alors que son regard ne quittait pas celui de Lucas. Tu m’as enfermée avec toi ici ; tu as voulu t’amuser avec moi. Tu vas devoir assumer Lucas. Assumes mes envies ; mon désir. Assumes que je sois folle de toi. Allison continua son manège durant quelques secondes avant de finalement capturer les lèvres de Lucas dans un énième baiser passionné. Elle souriait contre ses lèvres. L’incident nommé Blake paraissait lointain. Leurs langues se cherchaient ; s’apprivoisaient comme à l’époque. Al fit en sorte de l’attirer entre ses jambes. Son bassin heurtant le sien. Une main calée dans sa nuque ; l’autre se recroquevillant sur le rebord du lavabo. C’était bon et puissant. Fort et passionné. Mieux que dans un rêve. Mieux que dans tous les songes où Lucas était roi.  La demoiselle se recula de quelques millimètres, le sol totalement court. Elle peinait à respirer correctement. Mais là encore, l’avocate ne s’en souciait pas. « Tu me rends dingue et je... » Reprenant exactement la remarque de l’homme, elle esquissa un sourire en coin en le fixant. Elle le regardait d’une manière plus sérieuse. La suite aurait été simple. Et je t’aime Lucas. Comme quand nos regards se sont croisés. Comme quand tu as dérobé mon coeur pour jamais me le rendre. Comme quand je cède au poids de mes émotions parce que tu me manques à en crever. Je t’aime, tu le comprends ? Au lieu de ça, elle colla son front au sien nouveau. Leurs lèvres se frôlant sans se toucher. Un sourire commun qui contrastait avec le sérieux du passé. Elle bomba volontairement son torse pour exposer sa poitrine gonflée de désir. Une poitrine encore masquée par le tissu encombrant. « Lucas... » Soufflât-t-elle nouveau en l’embrassant tendrement cette fois-ci. Leurs lèvres se frôlant. Se cherchant. Leurs lèvres se trouvant et se capturant comme deux aimants. Elle gémissait - prenant le risque de se faire entendre, là encore, peu importait. Ses mains ne tardèrent pas à glisser sous le t-shirt de l’homme. Ses phalanges caressant le haut de son corps, descendant sur son ventre pour taquiner la lisière de son caleçon. Elle tira dessus en souriant alors que ses phalanges ne tardèrent pas à déraper sur sa virilité encore recouverte. Elle souriait de plus belle, l’embrassant avec envie. Son corps se pressant contre le sien. Ses mains continuaient d’être taquines. Ses lèvres glissèrent dans son cou. Elle embrassait chaque parcelle de sa peau. Elle la mordillait même par endroit en soupirant. Le souffle s’apposant sur l’échine masculine. Ses lèvres remontèrent plus haut. « J’ai envie de toi. » Qu’elle souffla au creux de son oreille sur un ton suave et chaud. Elle le fixa à nouveau, sans plus rien dire, sans plus rien faire. L’envie trop forte dévorant les pores de sa peau. Tu fais de moi ce que tu veux Lucas. Je suis ta poupée de porcelaine. Tu vas me briser ?



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“ here it comes ready or not, we both found out it’s not how we thought. that it would be, how it would be, if the time could turn us around what once was lost may be found, for you and me, for you and me. “
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MessageSujet: Re: + they say home is where your heart is set in stone. Ven 23 Aoû - 19:14


Je le faisais avec maladresse, mais c'est parce que je l'aimais. On est toujours maladroit avec les gens qu'on aime. On les écrase, on les encombre avec notre amour... On ne sait pas y faire.

Imprévisible. La relation entre Lucas et Allison l’avait perpétuellement été. Il avait suffit d’un regard et de quelques mots pour bouleverser toutes les certitudes du jeune homme. Dès lors, plus rien n’avait été pareil. Ses sentiments envers la blonde de l’époque s’étaient installés de façon inattendue, tant elle s’était imposée à lui petit à petit. De façon imprévisible là encore. Leur relation n’avait pourtant jamais eu grand-chose de commun. Lucas qui l’embrassait quand elle ne s’y attendait pas, quand bien même ils n’étaient pas un couple officiel ; leur jalousie mutuelle qui se réveillait à la moindre occasion ; eux qui se disputaient, pour mieux se retrouver. C’était différent des autres couples qu’ils côtoyaient. Plus fort de part cette alchimie qui les liait. Plus douloureux aussi de part les douleurs engendrées. Imprévisible, la proposition d’Allison d’emménager ensemble l’avait été. La réaction de Lucas tout autant. Encore une fois, c’était sa peur du futur et de l’engagement qui s’était illustré. La suite n’avait été que plus chaotique : la fin de leur relation, la mort de Sara, le départ de Lucas, les événements s’étaient enchaînés à toute vitesse. Imprévisible, son retour l’avait été tout autant pour la rouquine, tout comme les retrouvailles qui avaient suivi. Entre eux, rien ne pouvait jamais être prévu de manière sûre et certaine. Qui aurait pu prévoir qu’ils se retrouveraient et se cracheraient cette haine mutuelle au visage ? Beaucoup de monde assurément, tant la rancœur était importante après ces six années de silence. A contrario, qui aurait pu penser qu’ils écumeraient cette tension qui les liait, en couchant ensemble de façon aussi passionnée au beau milieu du bureau de la rouquine ? Peu de personnes. Leur entrevue au beau milieu de cette salle de bains s’annonçait aussi haute en couleurs que les deux précédentes tant ils ne faisaient jamais dans la demi mesure. La proximité entre leurs deux corps s’était vite atténuée, tant l’envie de se retrouver, de sentir l’autre contre son corps était forte. Encore une fois, tout s’était déroulé de manière imprévisible pour ne pas déroger à leurs habitudes.

Et une nouvelle fois, Lucas s’était égaré. Tel un mouton, il  avait plongé tête la première dans le ravin. Pour la seconde fois en seulement quelques jours, il avait cédé à ses pulsions, s’embarquant dans une situation qu’il ne maîtrisait plus. Au simple contact d’Allison, il perdait totalement pied. Il ne raisonnait plus et ne répondait plus de ses actes quels qu’ils soient. Il revivait grâce à chacun de ses baisers. Une renaissance douloureuse, car il savait que la douleur ne serait que plus importante au moment où elle s’éloignerait à nouveau de lui. Mais l’heure n’était pas encore à l’éloignement. A cet instant, ils étaient encore plus proches que jamais. Comme avant, à l’époque où tout était plus simple. Leurs lèvres unis pour un nouveau baiser qui n’en finissait pas. Réticente au départ, l’avocate se laissa pourtant aller, entourant sa nuque et laissant ses ongles s’enfoncer dans celle-ci. Ils soupiraient mutuellement, signe que l’instant était foutrement appréciable, sans se désunir pour autant. Ils revinrent pourtant à la réalité de longues secondes plus tard, leurs lèvres rougies par l’intensité du baiser passé, témoignait de la passion qui venait de les unir. Suite à ça, l’instant se fit plus tendre, cela se ressentait via les gestes d’Allison à son égard. Elle n’en restait pas moins taquine et n’hésita pas à monter sur le meuble de la pièce et Lucas savait comment les choses se termineraient d’ici quelques minutes. L’instant semblait bien engagé et alors qu’un nouveau baiser était sur le point de s’ériger, on toqua à la porte. Sous l’effet de la surprise, l’avocate posa une main sur ses lèvres pour l’inciter au silence, alors que Lucas distingua la voix de Blake. Il arqua un sourcil, malgré tout amusé par la situation. Allison elle, semblait plus mal à l’aise, c’était perceptible rien qu’à l’intonation de sa voix. Presque animé par cette sensation d’interdit, Lucas s’autorisa à caresser ses cuisses, comme pour la mettre un peu plus mal à l’aise. Un gémissement manqua de s’échapper des lèvres féminines, alors que Blake rebroussa chemin, décidé à laisser du temps à sa petite-amie. Lucas retrouva sa liberté d’expression, alors que son regard conservait une lueur amusée, quand la jeune femme l’accusa de lui faire faire n’importe quoi. Leurs souffles se mêlaient à nouveau, tandis que son index taquinait son visage quand Lucas se décida à répondre. « T’as pas trop besoin de moi pour faire n’importe quoi. » se contentât-il de dire pour se défendre. Comme pour se venger, elle chercha à attiser un désir déjà conséquent de son côté. Ses cuisses s’entrouvrirent, alors qu’Allison laissa ses propres phalanges caresser son corps parfait, en partant du sommet de ses cuisses jusqu’à ce sous vêtement, qu’elle taquina longuement et qui barrait encore l’accès à son intimité. Lucas suivait la scène amusé et surtout envieux devant le spectacle ô combien particulier qui se jouait sous ses yeux. Elle savait y faire. Elle savait comment lui faire perdre pied sans même le toucher. Ce petit manège durant un temps, avant qu’un nouveau baiser n’en découle. Un baiser durant lequel les gémissements résonnaient dans la salle de bains. Le souffle haletant, ils se séparèrent à nouveau, alors qu’Allison reprit sa propre phrase de tout à l’heure, sans la finir pour autant. Les gestes tendres se multipliaient des deux côtés et l’envie d’en découdre était toujours aussi intense. Comme pour lui notifier son désir, Allison se fit plus taquine : les baisers se multipliaient et elle n’hésitait pas à caresser son corps ou pire, à taquiner sa masculinité encore recouverte. Parfois, ses lèvres mordillaient sa peau et Lucas ne pouvait s’empêcher de frissonner au grès de ses gestes. Y avait qu’elle pour lui faire un tel effet, ça se confirmait encore. Finalement, les mots attendus résonnèrent à son oreille et un sourire se dessina inévitablement sur ses lèvres quand elle lui avoua qu’elle avait envie de lui. Bien-sûr que cette envie était partagée. Son corps entier jusqu’à la moelle avait envie d’elle. Une once de lucidité l’envahit pourtant dans les secondes qui suivirent. Il se remémora la scène qui s’était déroulée quelques instants auparavant, avec la presque arrivée de Blake. Quand bien même il avait pris la scène à la rigolade auparavant, désormais, étrangement, Lucas se sentait coupable envers celui avec qui il avait partagé tant de choses il y a de ça des années. Allison n’était probablement nullement consciente de la sorte de rivalité qu’elle avait installée entre eux. Evidemment que Lucas n’aurait pas aimé être à la place du petit-ami trompé. En revenant en ville, il avait agis comme une tempête, balayant toutes les pseudos certitudes du récent couple. S’il avait tant prôné son indifférence à ce sujet, la culpabilité le saisissait à présent, au moins un petit peu. Et puis, son regard croisa les prunelles émeraude de la rouquine et ce semblant de conscience s’envola bien rapidement. Arrête de penser, Lucas que lui souffla cette voix dans sa tête. Les remords viendraient plus tard, les regrets d’être un briseur de couple aussi. Désormais, son entière attention était consacrée à Allison et c’était mieux comme ça. Très vite, ses lèvres captèrent à nouveau les siennes et la passion reprenait ses droits. L’envie montait crescendo, comme le démontrait les soupires de plus en plus nombreux de part et d’autre. Quand ils se séparèrent, le souffle haletant, comme à chaque fois, un sourire malicieux trouva sa source sur les lèvres de Lucas. Il se rapprocha à nouveau, déposant quelques baisers par ci par là, le long de son visage, avant d’arriver à proximité de son oreille, où il souffla quelques mots sur un ton chaud et très significateur. « C’est dommage que tu aies besoin d’être seule parce que… » Il recula volontairement son visage et laissa sa phrase en suspend. Evidemment qu’il faisait allusion aux paroles qu’elle avait proféré tout à l’heure à l’intention de Blake. Debout entre ses jambes, les cuisses féminines entrouvertes juste comme il fallait, ses mains se posèrent doucement contre celle-ci. Ainsi, ses phalanges glissèrent contre le sommet de ses cuisses, reprenant le chemin qu’elle avait elle-même emprunté quelques minutes plus tôt, en cherchant à attiser son désir. Les mains de Lucas poursuivirent leur périple, glissant contre ses cuisses et remontant vers ses hanches. De nouveaux mots passèrent la barrière de ses lèvres, tandis qu’il ne la quittait pas des yeux. « … Il se trouve que moi aussi j’ai… » Encore une fois, il ne terminait pas sa phrase de manière volontaire. Ses mains ô combien taquines s’aventurèrent entre ses jambes, alors qu’un nouveau sourire se laissait entrevoir sur le visage de l’américain. Ses doigts filèrent, taquinant le sous vêtement qui lui barrait encore l'accès à son intimité. Sa main entreprit de passer le long du tissu qui recouvrait le bas de son goût. Lucas souriait, taquinant son entrecuisse et cherchant par ce geste à attiser un peu plus son désir, à lui donner un avant goût qu’il espérait fort appréciable de la suite des événements à venir. Son visage se rapprocha du sien, alors qu’il frôla ses lèvres avec insistance, avant de finir la phrase entamée tout à l’heure. « Très envie de toi. Uniquement de toi. » Il l’embrassa de plus belle, sa langue taquinant la sienne. Une phrase simple, un ton un peu plus sérieux, comme pour lui notifier qu’elle était la seule avec qui il avait envie de partager ses nuits, quand bien même leur relation était plus énigmatique et ambiguë qu’autre chose. Y a que toi Allie. Je te donne mon cœur, mon corps, tout ce que tu veux. Il y a six ans, ça signifiait rien. C’était qu’une putain d’erreur. On oublie ? On s’aime à nouveau ? Toi et moi contre le reste du monde, tu te souviens ? Mais tout n’était pas si simple. Ni elle et encore moins lui ne savaient de quoi demain serait fait. Ils ne pourraient pas continuer à coucher ensemble indéfiniment. Un jour, les conséquences de ces actes viendraient. Refusant de penser à tout ça maintenant, les lèvres de Lucas se perdirent dans la nuque d’Allison. Il embrassait sa peau avec ferveur, la mordillant aussi par moment sous l’effusion de cette envie qui ne cessait d’augmenter. Ses gestes s’enchaînaient.et sa peau s’échaudait grandement. Les mains de l’américain glissèrent dans le dos de la rousse, la débarrassant non sans quelques difficultés de cette robe qui se faisait trop gênante, quand bien même elle lui allait à ravir. Ses propres vêtements suivirent le même chemin quelques instants après et ils furent ainsi tous les deux presque entièrement dénudés. Ainsi, ses lèvres redécouvrirent le haut de son corps, embrassant chaque parcelle de peau qui s’offrait à lui. Il commença par le haut de sa poitrine, avant de descendre en direction de son ventre plat et de taquiner son nombril dans les secondes qui suivirent. Son regard qui croisait parfois celui de l’avocate en disait long sur l’envie qui lui collait au corps. Son bassin ne demandait qu’à retrouver le sien. Lucas revint à sa hauteur et ses lèvres retrouvèrent les siennes. Y avait qu’elle pour lui procurer tous ces sentiments : l’éveil de ses sens, ce panel de frissons à chaque contact, son cœur qui battait à un rythme si fort qu’il se demandait s’il n’allait pas exploser. Et pourtant, leurs bouches n’étaient pas aptes à se séparer fort longtemps. Les baisers se multipliaient, comme s’ils craignaient une nouvelle fois que chaque échange soit le dernier. Et puis, les mains du barman se firent plus baladeuses, la débarrassant rapidement de ces sous vêtements devenus trop gênants. Allison en fit de même de son côté. Les mains de Lucas glissèrent progressivement, caressant son bas ventre, avant d’arriver entre ses cuisses où il s’autorisa à taquiner son intimité au moins un moment. Il souriait en la voyant se crisper à son contact et s’autorisait à frôler ses lèvres par intermittence, comme pour la provoquer encore un peu plus. Il se testait lui-même à chaque fois que leurs bassins se frôlaient sans pour autant se posséder. Et dieu sait qu’il se sentait faiblir à chaque contact, à chaque fois que les mains de l’avocate glissaient contre son torse ou que ses lèvres trouvaient les siennes. N’y tenant plus, leurs deux corps se retrouvèrent enfin et un long gémissement mutuel s’échappa de leurs lèvres. Lucas s’enfichait bien qu’on les entende, c’était actuellement le dernier de ses soucis. Les jambes d’Allison entourèrent un peu plus son bassin, alors que ses coups de rein se faisaient plus rapides. Ses mains s’appuyaient fermement aux cuisses de la jeune femme et il ne se privait pas de frôler ses lèvres par moment, alors que les regards qu’ils échangeaient parfois, étaient plus explicites qu’un ensemble de mots. Par moment, ses lèvres s’égaraient contre sa poitrine, qu’il sentait se gonfler  un peu plus, alors qu’il revenait toujours contre ses lèvres, qu’il embrassait avec passion, sa langue taquinant la sienne de désir. Des râles de satisfactions quittaient allégrement ses lèvres, alors que quelques mots lui échappèrent également, quand bien même son souffle était court. « T’es capable Allie, de me dire que Blake te fait le même effet que je te fais en ce moment ? » Une réplique presque puérile où sa fierté masculine se laissait – encore - entrevoir. Une jalousie, une rivalité avec Blake qui se manifestait même quand leurs deux corps étaient plus unis que jamais. A croire qu’il avait besoin d’entendre de sa bouche qu’il était le seul à la connaître aussi bien ; le seul à même de la faire frissonner et gémir de la sorte ; le seul à avoir une telle emprise sur son corps ; le seul qui faisait encore chavirer son cœur ; le seul à l’aimer à en crever simplement quand bien même leur relation n’était nullement officielle. Les mouvements de leurs bassins unis ne désemplissaient pas, ils s’intensifiaient même et Lucas ne lui laissa pas l’opportunité de fournir un semblant de réponse dans l’immédiat. En effet, alors que ses mains glissaient toujours contre le sommet des cuisses de la rousse, il captura ses lèvres une énième fois. Un échange plus tendre qu’auparavant. Un baiser empli de tendresse et d’amour à son intention. Un baiser où la culpabilité n’avait pas sa place. Un baiser qui aurait pu signifier je t’aime toujours tu sais, quand bien même je suis encore incapable de te le dire comme tu voudrais. Je t’ai toujours dans la peau Allie et ça ne changera jamais. Ses lèvres quittèrent les siennes avec regret, alors qu’il embrassa son épaule. Un moyen d’éviter temporairement son regard, car au fond, il était encore trop lâche et trop instable pour prononcer les trois mots lourds de sens qu’elle voulait réentendre de sa part. Les trois mots qui la regagneraient pourtant à sa cause et enverraient Blake aux oubliettes. Alors, bêtement, il se contenta de profiter de ce moment. De savourer le fait qu’elle était sienne pour au moins encore quelques instants. Demain, tout serait à nouveau différent. Le lendemain serait dur et Lucas s’en mordrait probablement une énième fois les doigts.

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MessageSujet: Re: + they say home is where your heart is set in stone. Ven 23 Aoû - 23:13


Ce soir je te laisse partir, de quoi ai-je l'air ? La nuit vient juste d'avaler tes pas, et j'ai peur de ne pas m'endormir près de toi...


Deux électrons libres. Voilà ce que les deux anciens amoureux incarnaient. Ça ne datait pas d’hier. Au contraire. Ça faisait des années que cette valeur était telle entre eux. Lucas, avec ce besoin de rester détaché. Avec ce besoin de ne pas exprimer ses sentiments ouvertement par peur de tout gâcher. Avec ce besoin de faire comme si Allie n’était pas si importante. Avec ce moment de masquer ses vraies faiblesses derrière des sourires en coin ; des remarques sarcastiques et autres parades. C’était plus simple pour ce dernier. C’était le genre de choses dont lui seul avait le secret. C’était tout ce que la rouquine détestait. A l’époque, elle avait cru être assez forte pour l’apprivoiser. Assez forte pour ne pas chuter sous le poids de ses émotions quand une dispute éclatait. Pauvre âme rêveuse. Pauvre idiote amoureuse surtout. Alors la demoiselle faisait mine de ne pas être atteinte. A son tour, elle utilisait le masque de Lucas. Ce masque lourd de sens. Elle se plaisait à le rendre jaloux - en se rapprochant d’autres hommes. Elle se plaisait à ignorer ses appels par moment, rien que pour entendre sa voix tressauter à cause de la peur. Elle se plaisait à jouer la fille détachée alors que tout son être crevait de pouvoir l’avoir durablement à ses côtés. C’est sans doute pour cela, qu’au hasard d’une soirée, elle avait mit de côté dans ça. Sa solitude envoyée aux oubliettes ; son sarcasme devenant fantomatique. Elle avait simplement entrouvert ses lèvres pour faire cette proposition. Une proposition simple à ses yeux. Vivre à deux. Suite logique des évènements dans un couple. Apparemment pas aux yeux du photographe. Elle l’avait vu cette lueur dans son regard. Elle avait vu ses prunelles briller à force de craindre l’échéance d’une quelconque réponse. Et en quelques secondes, la rouquine avait comprit qu’encore une fois, Lucas se défilerait. C’était trop lui demander d’assumer. C’était trop lui demander de grandir et de l’aimer ouvertement. La discussion aurait pu se clore sur la négative ; pourtant c’est sur une infidélité notoire qu’elle se clôtura. Deux électrons libres. Puis ils s’abandonnèrent. Elle parce qu’accepter la mort de Sara fut impossible. L’infidélité de l’homme - encore plus. Lui parce que se dérober à la haine d’Allison fut encore une fois plus simple. Elle parce que prôner que seule tout irait mieux, c’était aisé. Lui parce que fuir, ça avait fini par devenir sa meilleure parade. Et eux, chacun dans leur coin. Chacun à souffrir sans se donner la moindre nouvelle. Dieu qu’Allison avait crevé d’envie de l’appeler. Comme ce soir, à Paris, dans son appartement aussi froid qu’insipide. Elle avait erré dans chacune des pièces durant des heures. Le salon. Puis la cuisine. Et la chambre. Ses phalanges glissèrent un bon nombre de fois contre la baie vitrée. Le contact refroidi glaçant son échine sur le moment. C’est fébrile qu’elle composa le numéro de Lucas à l’époque. Une sonnerie. Puis deux. Et finalement le néant. Elle raccrocha aussitôt. Sa fierté avait fini par reprendre ses droits. Son amertume redevenait impératrice de ses actes. Son téléphone termina sa course contre le sol au point de finir en morceau. Ça n’avait plus vraiment une quelconque importance. Sur le visage de la rousse, ce fut des larmes qui se mirent à couler outre mesure. Elle avait même crié au point de laisser sa main s’échouer contre le mur. Elle avait maudit le photographe autant que son coeur le réclamait. Elle avait détesté l’homme autant que son âme l’appelait. Lucas, Lucas, t’es où ? Tu veux pas revenir me sauver ? Il n’est jamais venu. Deux électrons libres. Se perdant. Se retrouvant pour mieux se perdre. Se gâcher pour se mettre à terre. Et s’aimer parfois en s’offrant l’illusion d’avoir du répit. Mais entre eux, ça n’existait pas cette valeur. C’était que de la haine en boîte. C’était que des tensions accumulées. Un amour destructeur.  C’était ça, Allison et Lucas.

S’animer pour mieux se détester. S’embraser pour mieux se repousser. C’était encore une fois ce qui se passait. La rouquine s’était fait la promesse de ne plus faiblir face à Lucas. Pas dans une telle situation. Pas en étant officiellement en couple avec Blake. Pourtant, elle craquait. Trop faible. Trop attirée par lui. Comme un aimant contre un arc de faire. Comme à chaque fois que ses yeux vertes croisaient ceux de Lucas. Et la suite ? Deux corps qui commençaient à s’embraser. L’avocate taquinant le désir de l’homme à travers des gestes finement placés. Des gestes appelant au scandale. Des gestes criant à Lucas à quel point le désir paraissait de plus en plus fort. Des gestes qui ne lui ressemblaient plus. Elle était loin l’adolescente timide. Elle était loin l’adolescente qui rougissait au moindre baiser de l’américain.  Elle était loin l’adolescente qui préférait se cacher plutôt que d’assumer ses formes appréciables. Encore une fois, la jeune femme se transformait en un appel à la sensualité. Quand ses lèvres rougies se mouvaient délicatement. Quand ses cuisses s’entrouvraient au point de laisser ses sous vêtements s’exposer au regard de Lucas. Quand son échine frissonnaient rien qu’en imaginant ses lèvres se coller contre. La rousse devenait une adversaire redoutable. Si Lucas poussait cette dernière dans ses retranchements ; la demoiselle désirait en faire de même. C’était même tout ce qu’elle désirait. Le voir faiblir. Le voir incapable de résister à cet appel de la chaire. Le voir sourire en coin. Ce sourire qu’elle pouvait reconnaître parmi mille. Ce sourire qui disait tout. Ce sourire qui rendait tous les mots du monde inutiles. Lorsque les mots de la rouquine quittèrent ses lèvres, Lucas sembla frémir. Il n’y tenait plus. Presque dans la foulée, il se rapprocha pour venir happer la bouche de l’avocate. Un baiser d’abord sensuel qui se transforma en un échangé d’acharnés. Les deux se refusant à céder. Les deux laissant leurs langues se mêler avec l’intime envie que le moment dure encore et encore. Les deux se sentant partir dans d’autres cieux. Allison resserrant sa main contre le t-shirt de l’homme. Lui se raccrochant à ses cuisses à travers des caresses significatives. Lorsqu’ils se séparèrent à contre coeur, leurs souffles continuaient de se mêler. Leurs souffles paraissaient plus rauques et courts que jamais. Les yeux de la belle brillaient d’une lueur particulière. Son sourire en disait long. Lucas ne resta pas sur la touche bien longtemps. En revenant près de l’avocate, il déposa quelques baisers sur des parcelles claires de son visage. Puis à son tour, il laissa ses lèvres flirter avec l’oreille féminine afin d’y glisser quelques mots. Incrédule, la demoiselle se contentait de l’écouter. Leur proximité créant de nouveau une vague de frissons contre son échine. Il se recula à peine. Assez malgré tout pour laisser ses phalanges remonter et descendre contre la surface de ses cuisses. Elle soupirait. Les lèvres entrouvertes - ne réclamant qu’un énième baiser. Elle le désirait. Lui ; ses lèvres ; son corps. Tout chez Lucas réveillait ses sens. Ce dernier continuait de se montrer taquin ; redoutable même. Elle n’y tenait plus. Pourtant, par fierté, elle tenta de contenir toute cette envie. Son regard restait impassible par moment. Mais les mouvements rapides et désordonnés de sa cage thoracique trahissaient volontiers ses vraies pensées. Cette fois-ci, le traitement de Lucas se fit plus charnel. Il n’hésita pas à glisser ses mains entre les cuisses de la rouquine. Elle se crispa aussitôt. Son intimité se contractant au contact des phalanges masculins. La demoiselle laissa ses dents riper sur sa lèvre inférieure - se refusant à ce que la moindre personne l’entende. Elle continuait de le fixer ; de le défier même du regard. Lucas se rapprocha à nouveau. Sa bouche gravitant à proximité de celle de la rousse. Aucun ne semblait faiblir. Aucun ne semblait vouloir baisser sa garde. Aucun ne voulait s’avouer vainqueur de ce combat débuté quelques minutes plus tôt. La demoiselle laissait sa tête basculer en arrière par moment. Ses phalanges se recroquevillaient sur le rebord du meuble. Absolument tout était réuni pour qu’elle se sente bien. Malgré tout, la peur de se faire surprendre reprenait tous les droits de son esprit. Les nouveaux mots de l’homme firent sourire la rouquine. Cette dernière n’eût même pas le temps de répondre. Le photographe embrassa à nouveau l’avocate. Leurs langues se mêlant avec hargne. Ses mains glissant contre la nuque de l’homme alors que ses ongles malmenaient son échine. Leurs corps se collèrent de plus en plus. Il autorisa ses mains à remonter dans son dos. La fermeture de sa robe descendant lentement mais sûrement. L’homme ne mit que quelques secondes à l’ôter. La jeune femme resta ainsi. Assise sur le lavabo, à moitié nue. La poitrine encore galbée par son soutient gorge. Son échine brûlant à l’idée d’entrer en contact de celle de Lucas. Leurs lèvres se cherchant, se trouvant et se quittant pour retrouver un semblant de souffle. Très vite, le photographe laissa sa bouche descendre sur le sommet de la poitrine féminine - se créant même un chemin langoureux sur son ventre pour mieux remonter. La demoiselle ne put retenir quelques soupirs. Sa seule envie était dé gémir, de céder à cette combustion corporelle. Crier à quel point Lucas savait y faire et surtout savait combler ses envies. Mais rien. Tout resta dans la demie mesure encore. L’effusion se faisait plus vive et rapide. Il se débrouilla pour ôter les derniers morceaux de tissu qui recouvraient le corps de la rousse. Cette dernière ne se fit pas prier. Ainsi ses mains glissèrent contre le t-shirt de l’homme. Elle lui ôta en souriant avant de venir frôler le haut de son buste de ses lèvres vermeilles. Elle mordillait sa peau - comme Lucas tout à l’heure. Sans quitter son échine, elle laissa ses mains descendre contre la boucle de sa ceinture pour la défaire. Son pantalon à moitié baissé. Son boxer suivant le même chemin. Elle crevait de désir. Tu vois Lucas ? Tu vois ce que tu crées en moi ? Tu me hantes. Ton souvenir dévore chaque parcelle de ma peau. Et toi. Toi tu vois rien. Tu veux pas le réaliser. Pas le temps de s’éterniser sur des paroles qui ne sortiront pas de toute manière. Lucas commença alors à taquiner son intimité. Allison fit en sorte d’écarter ses cuisses d’avantage afin de profiter des caresses prononcées de l’homme. Son entre cuisse se crispait. Elle soupirait. Sa bouche s’écrasant contre l’épaule du photographe pour tenter - en vain - de dissimuler ses gémissements. Leurs lèvres se retrouvaient aussi. Allie n’en resta pas là. Alors que l’homme taquinait son intimité, elle se priva pas de laisser sa main entourer sa virilité pour y apposer des mouvements de vas et vient. Leurs souffles se captaient. Leurs langues s’animaient. La salle de bain paraissait de plus en plus échaudée. Quand leurs bassins se cognèrent, la demoiselle bascula sa tête en arrière. Sa main s’arquant autour de la nuque de l’américain. Très vite, leurs corps se possédèrent à travers un mouvement vif de la part de l’homme. La demoiselle manqua d’échapper un gémissement plus audible que les autres. Elle se crispa et ses jambes s’enroulèrent naturellement autour du bassin masculin. Tout se faisait plus rapide. Les coups de reins de Lucas, la chaleur environnante. Il échappa des râles rauques qui faisaient écho aux soupirs satisfaits de l’avocate. Leurs lèvres se captaient par moment et restaient parfois éloignées par d’infimes millimètres.  Ils s’observaient - encore incapables de parler. Quand Lucas osa reprendre le parole, ce fut pour questionner la rouquine. Une question retraçant à l’idéal sa jalousie ; sa possessivité et surtout l’envie de savoir qu’il restait le seul dans l’esprit d’Allison. Cette dernière le fixa. Les lèvres entrouvertes. Des lèvres prêtes à dégainer la vérité. Blake ne me fait pas cet effet. T’es le seul à y arriver. T’es le seul en mesure de me rendre dingue. T’es le seul encore et toujours Lucas. Six années à t’attendre, six années à t’ignorer et une semaine pour redevenir tienne. En apparences du moins. Car tout ceci restait marqué par des choses plus officielles - notamment le couple de l’avocate. Elle n’osa rien dire. Elle se contentât de plaquer sa bouche contre celle de l’homme. Un baiser passionné. Un baiser passionné qui offrait sans doute la réponse à l’américain. Les coups de bassin ne faiblissaient pas. La demoiselle laissa ses phalanges se cramponner au dos de l’intéressé. Ses ongles glissant sur son échine - au point d’y apposer quelques traces rougies. Les secondes passaient et l’échange gagnait de plus en plus en ardeur. A un tel point que la rouquine le repoussa durant un faible lapse de temps. Elle l’attira vers le sol. L’homme s’y retrouva allongé et la demoiselle ne tarda à se retrouver assise à califourchon sur lui. Leurs corps se possédèrent à nouveau. La demoiselle apposa ses mains contre le buste de Lucas. C’est elle à présent qui enclenchait les mouvements salvateurs. Elle bougeait langoureusement son corps pour accueillir davantage la virilité de l’américain. Une virilité s’immisçant profondément dans ses chaires. Les deux - nus sur le sol. Les deux nus à se faire perdre toute notion de bon sens. La rouquine se baissait par moment pour capturer les lèvres de l’homme. Ses deux mains s’ancrant au sol pour se donner une impulsion. Sa langue s’enroulant autour de celle de Lucas au point de sentir quelques picotements s’ériger. Elle gémissait contre sa bouche alors que sa peau frissonnait. Elle sentait tout son corps faiblir. Elle se redressa par moment. Elle le fixa alors. Un regard brillant. Lourd de sens. Ses prunelles émeraudes l’observant avec attention. Ses dents créant un pincement délicat le long de ses lèvres vermeilles. Ses phalanges s’oppressaient sur son torse. Son bassin, lui, continuait de taquiner celui de Lucas. Des mouvements qui commencèrent à devenir de plus en plus puissant. Volontairement, elle attrapa la main de l’homme pour la plaquer contre sa poitrine. La pointe de ses seins ne mettant que quelques secondes à durcir. Elle esquissa un sourire sans quitter le regard du photographe. Tout ça, c’était mal. C’était interdit. Ce goût d’interdit qui excitait d’avantage la rouquine en vérité. Ses cheveux roux paraissaient plus désordonnés. Quelques mèches se collant contre sa nuque humide. Elle remuait à outrance - de plus en plus fébrile à chaque coup de rein de Lucas. Elle se retenait de gémir. Elle se retenait de craquer. Elle se retenait pour ne pas se faire entendre par l’un des convives. La demoiselle se sentait partir. Son échine humidifiée par la chaleur autour d’eux. Son échine possédée par des réactions intenses. Leurs deux corps tressautaient de plus en plus. Le paroxysme commun de leur plaisir approchant. Allison basculait par moment sa tête vers l’arrière - se déchaînant littéralement sur le corps de Lucas. Son souffle se saccadant. La sensation d’étouffer sur place prenant sa gorge. La sensation de mourir tellement c’était bon et fort. Tu fais de moi un monstre Lucas. Tu m’abîmes. J’y prends goût. Paraît que je suis masochiste. Y a de quoi l’être en t’aimant, crois-moi. Les soupirs se faisaient plus rapides. Son intimité se contractant autour de la virilité de Lucas. Elle apposa presque violemment sa main contre la bouche de l’homme. Pour l’empêcher de gémir ouvertement, pour l’empêcher de laisser son plaisir résonner dans la pièce. Elle se baissa et plaqua sa propre bouche contre sa main. Elle mordilla même sa phalange pour étouffer un gémissement puissant et désarticulé. Son corps tremblait. Ses paupières lourdes se refermant. Son corps retombant contre celui du photographe. Leurs cœurs battant à l’unisson.  Leurs peaux revivant l’une sur l’autre. Le souffle de l’avocate paraissait court. Elle nicha sa tête dans le cou de l’homme. Ses lèvres flirtant tendrement cette fois-ci avec sa peau. Elle n’était pas en mesure de bouger ; encore moins de le fixer. Comme si la culpabilité remontait. Comme si la peur de la suite gravitait dans son esprit.  Et maintenant Lucas ? Tu crois que ça va nous aider ? Tu crois qu’on va se retrouver ? Prouves le moi si tu peux. Puis le silence, à nouveau. Comme à chaque fois entre eux.

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