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+ and i don't know why, I can't keep my eyes off of you (hot)

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MessageSujet: + and i don't know why, I can't keep my eyes off of you (hot) Jeu 8 Aoû - 18:06


On dit que si une personne nous fixe au moins 3 secondes dans les yeux, c'est parce qu'elle est attirée. Alors, quand je croise ton regard, je compte les secondes. Les secondes qui me séparent de toi. Elles sont devenues comme un gouffre, qui s'ouvre un peu plus grand chaque fois que je n'arrive que jusqu'à 2. Avant, tu me regardais plus longtemps que ça.

Lucas était avachi sur son lit depuis déjà de longues minutes. La tête en vrac, ses pensées se bousculant entre elles, tandis qu’un air songeur se laissait entrevoir sur ses traits. La même scène lui revenait en boucle et la même personne restait dans sa tête désespérément. Allison. Prénom maudit. Prénom synonyme de tant de maux, encore plus depuis leurs retrouvailles il y a maintenant quelques jours de ça. Des retrouvailles aux goûts amers, qui brûlaient encore la bouche du barman malgré que des jours se soient écoulés depuis leur affrontement. Une gifle qui résonna contre son visage. Des phrases amères lancées au visage Le couperet qui tombe sur le couple formé par Allison et Blake. Les déconvenues qui s’enchaînent. La douleur qui explose comme une bombe au visage du principal concerné. Lucas n’aurait su dire ce qui avait été le plus douloureux. Probablement d’apprendre que son meilleur ami d’antan avait pris sa place de la sorte auprès de celle qu’il aimait. Jalousie exacerbée. Possessivité marquée. Lucas les détestait tous les deux sur le moment et le seul fait de les imaginer ensemble lui donnait une gerber quasi instantanée. T’es à moi, Allie, pas à Blake ou à qui que ce soit d’autre pensa-il en se redressant. Lucas avait eu du mal à digérer la nouvelle et de depuis, il brûlait d’envie de la revoir, de la confronter, de la mettre face à ses pseudos sentiments aussi. De lui répéter ou même de lui hurler mille fois si cela s’avérait nécessaire que c’était lui qu’il lui fallait et non pas son meilleur ami. D’ailleurs, une telle appellation était-elle encore d’actualité vue les récentes révélations ? Là aussi, le barman n’en était plus sûr. Ces derniers jours, il n’était plus sûr de grand-chose si ce n’est de son envie de confronter la jeune femme qui quittait difficilement ses pensées depuis son récent retour. Sortant de sa léthargie, Lucas se redressa soudainement et se rendit à son ordinateur. Dans la barre de recherche, il eut un bref instant de lucidité, avant de taper les mots qu’il souhaitait. Allison Fawkes, Charleston. Pour la confronter, il lui fallait avant tout l’adresse de son lieu de travail et tous les moyens étaient bons pour obtenir son dû. Il pisait une avocate, de mieux en mieux. Internet où la source la plus fiable. Lucas nota l’adresse sur un morceau de papier avant de se redresser, soudainement envahi par le doute. Etait-ce vraiment une bonne idée ? Ne risquait-il pas de s’infliger de nouvelles douleurs ? Le barman avait déjà bien donné et encaissé lors de leurs pseudos retrouvailles, qui avaient tourné au drame. Il ferma brièvement les yeux, revoyant les mots haineux qu’Allison avait eus à son intention. Elle lui reprochant de ne s’être jamais battu pour eux. Il la revoyait lui cracher au visage combien Blake la rendait heureuse et la satisfaisait dans tous les sens du terme. Surtout, la revoyant simuler ses mains sur son corps et le plaisir qu’elle disait prendre en compagnie de son petit-ami du moment. Lucas rouvrit brutalement les yeux. C’était toujours aussi douloureux que la première fois. Avec le recul, c’était même pire. Lucas enfila une veste avant de quitter son appartement à la hâte. Il allait peut-être le regretter, mais il se devait de la revoir. Correction : il avait besoin de la revoir.

Quelques minutes plus tard, le barman quitta sa voiture, observant le bâtiment plus long que large qui se dressait devant ses yeux. Sa conscience lui disait qu’il n’avait aucune certitude quant à la présence de son ex petite-amie à son lieu de travail à une heure aussi avancée de la soirée. Mais il la connaissait : c’était une mordue de travail qui n’hésitait pas à passer plus de temps que prévu la tête dans ses dossiers, encore plus lorsque sa vie était sans dessus-dessous. Lucas passa la porte d’entrée du bâtiment, alors que le gardien, habitué aux heures de nuit, relevait la tête dans sa direction, probablement étonné de voir un individu à une telle heure. « Bonsoir, je bosse pour la société de nettoyage qui s’est occupé des bureaux en début de soirée. J’ai oublié un effet personnel dans l’un des bureaux, celui de mademoiselle Fawkes si je ne me trompe pas. Je me demandais s’il serait possible que j’aille le récupérer. Je vous montre ma carte si vous voulez. » Il fit genre de fouiller dans sa veste à la recherche d’un badge imaginaire, alors que le gardien, visiblement né de la dernière pluie, ne fit pas d’histoire, l’autorisant à monter. Lucas se fendit d’un sourire, à croire que son visage angélique inspirait la confiance même à des inconnus. « Cinquième étage, bureau 207. » se contentât-il de lui signaler. Lucas acquiesça, faisant mine de savoir, alors qu’une telle information lui serait fortement utile dans les secondes à venir. Il entra dans l’ascenseur en soupirant. Mais qu’est-ce qu’il lui avait pris de s’aventurer ici ? Ce n’était peut-être pas une aussi bonne idée qu’il le pensait initialement. Qu’importe, il était trop tard pour reculer. La porte de l’ascenseur s’ouvrit et Lucas s’égara dans le couloir quelques secondes avant de trouver le bureau adéquat. Son présentiment était le bon, car un fil de lumière se laissait entrevoir de l’autre côté de la porte, signe que le bureau était encore occupé. Durant quelques secondes, Lucas fût envahi par un coup de stress. Il se sentait comme un adolescent qui débarquait faire une surprise à l’élue de son cœur. Dans le cas présent, pas sûr que la dite surprise ait l’effet escompté auprès de la principale intéressée. Lucas eut quand même la décence de frapper à la porte, pour signaler son arrivée. Prépare toi, Allie, les emmerdes arrivent. Après quelques secondes, il s’autorisa de lui-même à débarquer dans le bureau de l’avocate, les mains dans les poches, avec cet air nonchalant collé sur le visage. « Maître Fawkes hein ? Je crois que j’avais besoin de le voir de mes propres yeux collé sur la porte de ton bureau pour le croire. » Lucas et ses entrées de merde, toute une histoire. Le regard de la rousse était sans équivoque : elle se demandait clairement ce qu’il foutait là à une heure pareille. Mais je suis venu te sauver, Al. Te tirer de ce trou dans lequel je t’ai laissé il y a six ans de ça. Dis-moi que je suis pas arrivé trop tard. Dis-moi qu’il y a toujours un peu d’espoir pour nous. Mais comme souvent, il n’a rien dit de tout cela. A la place, Lucas observa un peu le bureau dans lequel il se trouvait. Un bureau typiquement d’avocat : avec des dossiers et des procédures juridiques à tout va. Faisant comme chez lui, le barman s’installa au coin de son bureau, à quelques mètres d’elle. Il l’observa à la dérobée, se moquant bien qu’elle le fusille du regard ou non. Vêtue d’une robe légère, ni trop stricte ni trop détendue, elle était belle à s’en damner, comme toujours. Mais pour qui tu te fais si belle, Allie ? Probablement pas pour ses clients. Pour Blake ? Voilà que des pulsions meurtrières envahissaient à nouveau Lucas. Le jour où leurs routes se croiseraient, son meilleur ami d’antan aurait réellement du souci à se faire. Le barman s’amusait à faire les questions réponses, testant le courroux et la patience de la jeune femme. « Oui, je traînais dans le coin comme tu vois. Faut croire que j’ai pas trouvé de traîné à sauter ce soir, si tu vois ce que je veux dire. » Un sourire ironique, en référence aux paroles qu’elle avait eu à son intention il y a seulement quelques jours de ça. Des paroles qu’il n’avait pas digérées, comme le reste d’ailleurs et ça lui pesait encore et toujours sur l’estomac à l’heure actuelle. Lucas se releva à nouveau, décidément très remuant ce soir. Il contourna le siège d’Allison, siège qu’elle n’avait pas quitté depuis son arrivée. Ses doigts glissèrent brièvement le long de ses bras, présents sur le dossier du fauteuil, alors que volontairement, il se plaça à proximité d’elle, de manière à souffler quelques mots à proximité de son oreille, d’un ton chaud et lourd de sens. « Pas de soirée avec Blake au programme ce soir ? Que c’est dommage. Mais quel mauvais petit-ami il fait à te laisser seule ici à travailler à des horaires aussi tardives. » Un ton ironique. Un ton faussement désolé. Lucas semblait reparti sur les mêmes bases que lors de leur précédente entrevue. Il s’éloigna de quelques pas, sentant probablement la patience d’Allison s’atténuer au fur à mesure de ses répliques sarcastiques. « Comment il va d’ailleurs ? J’espère que tu lui as fait part de l’excellente nouvelle de mon retour en ville. » Il souriait de toutes ses dents, tel un enfant de douze ans fier de sa connerie. Mais il n’en avait pas fini. Pas encore. Jamais à court de provocation le Lucas. « Tu dois vraiment t’écla-ter dans cette relation pour préférer passer tes soirées seule dans ce bureau. Ne me remercie pas d’être venu mettre un peu d’animation, c’est toujours un plaisir. » Douce ironie. Il était trop fier pour lui avouer qu’il mourrait d’envie de la revoir et qu’au lieu d’attendre que le hasard les fasse se croiser, il avait préféré influencer le destin en lui donnant un petit coup de pouce. A ses risques et périls.

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Dernière édition par Lucas Walker le Sam 10 Aoû - 15:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: + and i don't know why, I can't keep my eyes off of you (hot) Jeu 8 Aoû - 18:20

Je pense à lui tout le temps, je n'ai même pas besoin de penser à lui pour penser à lui, il est tout le temps avec moi comme un poids, un remords, une présence douce, un grand désespoir.


Une énième réunion tardive. Allison était assise dans la grande salle autour de cette table ronde. Son dos reposant contre le fauteuil en cuir. Quatre avocats furent présents, calepins et stylos disposés devant eux. Ils paraissaient tous concentrés. Tous sauf la rouquine. Son esprit était ailleurs. Sans doute perdu entre sa relation compliquée avec Blake et le retour trop brutal de Lucas. Depuis ses retrouvailles avec ce dernier, la demoiselle n’y voyait plus clair. Elle n’avait même rien dit à son petit-ami. Incapable de lui avouer la vérité. Impossible de reparler de ce moment chaotique. Les images revenaient sans cesse se bousculer dans l’esprit de la rouquine depuis. Des images rappelant son numéro de reine des glaces. Des images ameutant toute la tension accumulée en six ans. Des images lui rappelant la façon dont Lucas se rapproche inexorablement d’elle. Son souffle contre sa peau. Leurs lèvres à deux doigts de se toucher ; de s’embraser. Leurs regards qui disaient tout. Leurs bouches qui s’assassinaient mutuellement à coup de paroles cinglantes en tout genre. Ça avait été une catastrophe. Allison s’était comportée comme une pauvre idiote. Comme une fille haineuse cherchant à blesser volontairement Lucas. Sur le moment, elle semblait pourtant maîtriser la situation sans guère de problèmes. Mais lorsqu’elle regagna son bureau ; la donne montra le contraire. Elle avait fermé la porte de ce dernier à toute vitesse. Son dos frappant contre alors que sa silhouette glissa sur le sol. Ses genoux ramenés vers son buste et ses mains se resserrant autour. Allison avait craqué une énième fois. Les larmes se déroulant sur ses joues laiteuses. Son coeur meurtri qui peinait à adopter des battements réguliers. Elle était restée prostrée ainsi de longues minutes. En rentrant le soir dans son appartement, Blake l’attendait. Sourire tendre sur les lèvres de l’homme. La rouquine s’était contentée d’un faible rictus avant de se loger dans ses bras. Une étreinte puant l’hypocrisie. Elle n’avait pas été capable d’évoquer ; ni même de réfléchir décemment. La demoiselle savait très bien au fond les raisons qui la poussèrent à ne rien dire. Elle voulait éviter que Blake ne vienne à poster des questions. Un dialogue qui aurait pu mener à la perte de leur couple. Tu l’aimes encore Allie ? Qu’il aurait pu demander. La question fatidique. Allison n’aurait pas pu s’y confronter. C’est sans doute l’interrogation que la rouquine redoutait le plus depuis le début de sa relation avec l’américain.  Elle savait très bien que la réponse ne pourrait quitter ses lèvres. Sa raison la pousserait à trouver une parade. Son coeur lui crierait de souffler des paroles simples : Oui. Je l’aime encore. Je l’aime comme au premier jour et plus encore. Putain de vérité qui rongeait chaque pore de sa peau. Putain de réalité qui ne faisait qu’aggraver ses faiblesses face à Lucas. Elle tournait en rond. Elle ne voulait même plus le recroiser. Après cette confrontation, la jeune femme savait très bien qu’un rien pourrait la faire craquer. Après quelques minutes d’inattention l’un de ses collègues la fit sortir de ses pensées. Un brin embarrassée, la rouquine esquissa un léger sourire en murmurant de vagues excuses. Elle ne devait pas perdre la raison sous prétexte que Lucas était revenu. Elle devait encore moins se laisser distraire de la sorte. Son travail, c’était la seule et unique chose qui fonctionnait correctement. Pas question de tout gâcher. Pas pour Lucas en tout cas.

Lorsque la réunion se termina, la rousse se releva. Elle attrapa quelques dossiers avant de regagner son bureau. Sa silhouette était vêtue d’une fine robe en voilage blanc. Une petite ceinture au niveau de la taille qui rehaussait les formes de sa poitrine. Des escarpins mettant encore une fois en avant ses jambes à la peau laiteuse. Un maquillage léger et presque naturel. Ses cheveux roux légèrement ondulés retombant sur le sommet de ses épaules dénudées. Allison. Cette femme que beaucoup d’hommes regardaient. Cette femme désirée par son petit-ami. Cette femme oscillant entre le charme et l’innocence. Cette femme dont le corps ne réclamait le regard que d’une seule et unique personne : Lucas. Un soupire quitta ses lèvres. Elle en avait plus qu’assez. Tout ça ne tournait pas rond. Un coup, elle le détestait et la seconde d’après elle l’aimait à s’en torturer le coeur. Un coup, il la dégoûtait et la seconde d’après elle voulait le sentir contre son corps au point d’en damner tous les saints. L’homme faisait complètement perdre la raison à Allison. Ce n’était pas nouveau de toute manière. C’était d’ailleurs la même rengaine depuis l’adolescence. La pauvre idiote essayant de s’affirmer. La pauvre idiote tenant une heure, peut-être deux. Et finalement, la pauvre idiote cédant et tombant comme bien souvent dans les bras de celui qu’elle aimait tant. Lasse de ne penser qu’à lui, la demoiselle tenta de se concentrer sur son travail. Mais elle fut prise de court par la sonnerie de son téléphone. En décrochant, c’est la voix de son compagnon résonna. Ce dernier s’excusa, lui expliquant qu’il ne pourrait pas passer la voir ce soir. Un dîner entre amis à la dernière minute. Etrangement, la rousse était surtout soulagée. Ne pas le voir pour ne pas lui mentir. Ne pas le voir pour ne pas risquer de le blesser. Ne pas le voir pour ne pas rêver que Lucas vienne la sauver de cette situation trop ardue. Allison lui expliqua que ce n’était pas grave et qu’ils auraient bien assez le temps de se retrouver. Un ton employé fébrilement. Le genre de ton qui aurait pu aisément la trahir. Un ton que Lucas - lui - aurait pu reconnaître parmi mille. Ce même ton utilisé lorsqu’elle mentait à son père à l’époque pour filer retrouver l’adolescent. Ce même ton lorsqu’elle prônait de ne pas être amoureuse alors que c’était tout le contraire. Le ton spécifique à la Allison qui érigeait des mensonges comme un château de cartes. Le genre de mensonges qui finirait par faire écrouler son monde en moins de deux. Il n’y avait que Lucas de toute manière à présent qui la connaissait encore par coeur. Et c’était ce qui effrayait le plus. Il connaissait ses forces ; ses faiblesses. Il connaissait ses points sensibles et pourrait en abuser sans se priver. C’est tout ce qu’elle voulait éviter. N’abuses pas de mes points faibles. Me rends pas encore une fois totalement éprise de toi. Pauvre idiote qu’elle était. Parce qu’éprise de lui, ça faisait longtemps que c’était le cas. Elle chercha à se focaliser sur autre chose. Ses doigts commencèrent à tapoter sur le clavier de l’ordinateur. Elle essayait de se concentrer sur son travail. Les locaux du cabinet d’avocats se firent vite déserts. Il n’y avait plus qu’elle à l’étage et le type de la sécurité en bas. Mais ça importait peu aux yeux de la rousse. Cet endroit, c’était le meilleur moyen d’échapper à la réalité. Le meilleur moyen surtout de ne pas se confronter aux illusions qui composaient son quotidien. Mais là encore, en une fraction de seconde, la réalité vint lui claquer au visage. La porte de la pièce s’ouvrant. Lucas entrant, l’air nonchalant comme si sa venue était banale. En croisant son regard, le coeur de la belle se mit à accélérer de plus en plus vite. A un tel point que sa cage thoracique se soulevait à travers des mouvements irréguliers. La colère oscillait avec la surprise. Il n’avait rien à faire ici. Elle ne voulait pas le voir. Pas dans son bureau. Pas sur ses terres. Qu’il parte. Qu’il détourne les talons et la sorte définitivement de sa vie. Sa requête lors de leurs retrouvailles avait été plus que claire. Mais apparemment pas assez pour dissuader Lucas de revenir à la charge. Ce dernier d’ailleurs ne tarda pas à reprendre la parole. Un numéro qui puait le sarcasme. Un sourire en coin qui rimait avec cynisme. Tu gagneras pas la partie Lucas. Elle ne disait rien. Elle restait adossée dans son fauteuil en cuir, les jambes légèrement croisées. Sa première remarque laissa l’avocate de marbre. Cette dernière l’observa s’avancer. Il s’adossa au bureau sans aucune gêne. Son regard toujours aussi insolent. Presque autant que celui d’Allison l’autre fois. Tu as voulu jouer Al’, tu as plus qu’à assumer maintenant. La rouquine essayait de rester de marbre. Elle refusait de laisser la moindre petite émotion transparaître sur ses traits fins et magnifiques. Il fit une nouvelle remarque cinglante quant au fait que ce dernier ne passerait pas la soirée à sauter la première traînée venue. Tant mieux pour lui. Allison s’en fichait bien. Non en réalité, c’était faux. Elle crevait de jalousie à l’idée qu’il la remplace ; ça la tuerait de le voir avec une autre. C’était le genre de pulsions qui grimpaient et la rendait folle de rage rien qu’à imaginer tout ça. Pourtant là encore, elle resta silencieuse. La rouquine croisa ses bras contre son ventre au moment où Lucas se leva. Ce dernier fit quelques pas pour contourner le fauteuil. Ses phalanges glissèrent durant une seconde contre l’échine d’Allison. Elle frissonna. Elle sentait son souffle se saccader. Ses lèvres s’entrouvrirent même mais fort heureusement, le photographe ne voyait rien. La torture aurait pu se stopper à ce stade. Mais non. Lucas vint volontairement souffler des mots lourds de sens au creux de son oreille. Sombre con qu’elle avait envie de persiffler. Quand monsieur termina son cirque, Allison se releva vivement. Elle contourna à son tour le bureau pour s’éloigner le plus possible de lui. Son regard se faisait plus noir. Un regard meurtrier. Je te hais Lucas. Je te hais tellement que je voudrais que tu disparaisses. Non. Pars pas. Je t’aime, tu le sais ? Apparemment pas. Allie virait folle. Elle soupira alors qu’une de ses mains se plaça contre le creux de sa taille. « Ca va tu as fini ton numéro ? » Qu’elle commença à demander. Un visage impassible. Pas même un sourire insolent. Rien. Elle semblait aussi vide que le néant. Dénué de toute émotion à l’heure actuelle. Elle continua de la fixer alors que sa cage thoracique continuait de subir les assauts de son angoisse. Une angoisse qui rongeait son coeur ; son échine et tout son corps en vérité.  « Pour ta gouverne, sache que non. Je n’ai pas tenu Blake au courant de ton retour. Après tout, c’est pas comme si ça m’importait beaucoup que tu sois revenu. Pas la peine de l’alerter pour si peu. » Elle répondit à la provocation passée de Lucas. Cette fois-ci, un large sourire étira ses lèvres. Le sourire typique qu’elle avait pu cracher des dizaines de fois à l’homme lors de leurs retrouvailles. La rousse observa son bureau comme pour le redécouvrir. En vérité, c’était surtout pour tenter de se calmer. A ses yeux, il était hors de question que l’homme puisse venir ici et abuser de son temps mais surtout de ses faiblesses. Ainsi, elle recula encore d’un pas. L’échange visuel ne cessant pas. Elle le fixait en faisant exprès de mordiller sa lèvre inférieure.  Sa tête s’inclina alors sur le côté. Tout ce qu’elle venait de dire, ce n’était qu’un mensonge. Sa conscience résonnait dans sa tête. Assez forte pour lui rappeler qu’elle avait simplement été trop lâche pour avouer la vérité à son compagnon. Allison laissa un silence de quelques secondes avant de reprendre. « Si tu veux tout savoir, pas besoin d’une soirée en particulier pour que Blake s’occupe de moi. Il sait me faire prendre par surprise tu vois... » Une insinuation loin d’être anodine évidemment. Elle voulait encore une fois l’énerver ; le pousser à bout ; abuser de ses dernières forces. Sa voix mielleuse ne laissait aucun répit au photographe. La rouquine commença à se rapprocher lentement. Une démarche assurée. Sa robe volant légèrement à chaque pas de la jeune femme. Sa poitrine paraissant encore plus gonflée de part les mouvements de son thorax.  « Sur ce bureau par exemple... » Elle passa ses phalange sur le meuble. Ça l’amusait bien de lui faire croire qu’elle avait pu s’envoyer en l’air à cet endroit. C’était faux. Mais Lucas n’était pas obligé de le savoir. Un sourire sadique étira ses lèvres rougies. Ses phalanges continuant de frôler le bois foncé. « Ce fauteuil.... » Continua-t-elle en point le dit meuble de l’index. La même ironie galbant son minois.  Lucas paraissait à nouveau énervé. Exactement ce que la rousse voulait. Tête encore inclinée sur le côté. « Et même ce mur. » Qu’elle soufflât enfin en s’adossant à la frontière de plâtre. Ses bras encore croisés au niveau de sa poitrine. Un silence régna - nouveau. Il s’éternisa. Allison ne disait rien. Sa seule envie était de le voir partir maintenant. Elle n’avait plus envie de s’amuser à le torturer. Elle n’avait pas non plus envie qu’il le fasse. Des années à s’ignorer. Des années à ne pas se parler. Un mal qui pourtant n’avait fait que s’aggraver. Finalement, ses lèvres s’entrouvrirent.  « Maintenant que tu es venu, que tu as montré que t’en avais un minimum dans le pantalon, tu peux te tirer Lucas. » Elle le regarda froidement avant d’ouvrir la porte du bureau. Son regard se dirigea vers la sortie d’abord puis sur l’homme à nouveau. L’entrevue allait se stopper ici. Hors de question qu’il reste. Hors de question qu’il ose claquer une nouvelle remarque. Hors de question qu’il dispose du coeur de la rousse. Pars Lucas. Te retournes pas. Refais ta vie. Fais comme si j’étais morte. Reviens dans quelques années et claques moi ton bonheur au visage. C’est ce que la Allison censée pourrait dire. Mais elle n’existait plus. Il ne restait que cette femme-enfant dont l’innocence se brisa six années auparavant. La vraie Allison, lui dirait, hey Lucas tu te souviens quand on oubliait le monde en s’embrassant ? Tu te souviens de cette période où on s’aimait à s’en brûler le coeur ? Le mien s’est envolé en fumé. Tu l’as pris. Tu l’as volé. Tu veux pas me le rendre et m’aimer ? Mais rien ne sortit sa bouche. La demoiselle se contentât de le fixer en espérant qu’il déguerpisse. La porte resta ouverte. Il n’avait qu’à franchir le seuil de celle-ci. Mais nul doute que le photographe ne partirait pas si aisément. Balle au centre à présent. Tu gagneras plus.

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MessageSujet: Re: + and i don't know why, I can't keep my eyes off of you (hot) Sam 10 Aoû - 5:32


Mais la passion est comme une drogue : En connaître les effets ravageurs n'a jamais empêché personne de continuer à se détruire après avoir mis son doigt dans l'engrenage.

C’est à se demander si Lucas n’était pas masochiste pour tenter le diable de la sorte. Se rendre dans le bureau de son ancienne petite-amie, alors que celle-ci l’avait mis à l’amende comme il faut quelques jours plus tôt, lui balançant sur le sommet du crâne une nouvelle dont il se serait bien passé. Mais c’était bien connu, Lucas résonnait à l’inverse du commun des mortels, à croire qu’il n’était pas né dans le bon sens le garçon. Quand on lui faisait mal, au lieu de baisser la tête et de se rendre à l’évidence, il attaquait de plus belle, inlassablement, comme pour faire mal à son tour. Il se blessait lui-même au passage la plupart du temps, mais restait plus ou moins hermétique aux dommages collatéraux. Et ce soir, c’est un nouveau combat qui s’annonçait avec Allison, à croire que ces deux là se battaient en permanence au lieu de s’aimer dans les règles de l’art. Impossible de faire comme les autres, ils préféraient prôner la haine l’un envers l’autre, alors qu’ils se désiraient ardemment. Ils étaient habitués à se lancer des répliques mesquines au visage, plutôt que des mots tendres soufflés au creux de l’oreille. Ils se repoussaient au lieu de se rapprocher, se détestaient au lieu de s’aimer. Allison et Lucas, c’était tout simplement un duo loin de fonctionner comme les autres. Ils suivaient les chemins qu’ils se créaient, loin des tracés tout faits. Déjà dans leur adolescence, leur relation était loin d’être conforme aux autres. Ils s’embrassaient sans être un couple, échangeaient des gestes tendres avant de s’ignorer quelques secondes plus tard. Personne n’était en mesure de réellement les comprendre. Entre eux, c’était un combat perpétuel qu’ils se livraient jusqu’à l’épuisement le plus total. Ce serait à celui qui faiblirait le premier, qui rendrait les armes avant l’autre. Un combat qui montrait également leurs difficultés à rester éloignés loin de l’autre sur le long terme. A croire que le besoin de se retrouver, même si c’était pour se lancer des mots plein de haine primait sur le reste. Allison et Lucas, une relation loin d’être conventionnelle et commune.  Même après six années sans se voir ou échanger, c’était encore et toujours le cas. Comme si certaines choses ne changeraient jamais.

Et la discussion initiée par Lucas avait évidemment démarré sur les chapeaux de roue. Comment aurait-il pu en être autrement ? La rancœur de Lucas était si grande, sa jalousie si importante, qu’il lui faudrait une éternité au moins pour accepter le couple formé par Blake et Allison. Un couple qui n’avait pas grand sens à ses yeux. Un couple qui sonnait comme faux à ses oreilles et c’est aussi pour ça qu’il avait tant tenu à confronter la jeune femme ce soir. Il n’y était pas allé par quatre chemins, mettant directement les pieds dans les plats et sur le devant de la table, les sujets qui fâchent. Il s’enfichait bien d’énerver un peu plus la jeune femme, c’était une habitude pour le barman, plus que coutumier de ses yeux revolvers à son intention. Si Allison restait impassible au départ, bouillonnant probablement de l’intérieur, sitôt le monologue de Lucas terminé, elle ne tarda pas à faire entendre sa voix. L’ironie revint bien vite sur le devant de la table, alors qu’elle l’informa qu’elle n’avait pas jugé nécessaire d’avertir Blake de son come back. Lucas arqua un sourcil et les mots filèrent hors de ses lèvres avec une arrogance déconcertante. « Dommage, je suis pourtant sûr qu’il aurait été ravi d’apprendre que son meilleur ami est de retour en ville après tout ce temps. On a tellement de choses à se dire en plus si tu vois ce que je veux dire. » Meilleur ami, une appellation ô combien ironique à cette heure-ci. Un meilleur ami qui n’avait pas hésité à séduire son ex petite-amie en son absence. Lorsque les retrouvailles entre les deux hommes viendraient, elles s’annonçaient salées. Mais l’heure n’était pas encore au combat, le barman avait d’abord une autre bataille à remporter. Rebondissant sur ses précédentes paroles, Allison ne tarda pas à le rassurer sur le fait que Blake semblait s’occuper parfaitement de son plaisir. Lucas voyait rouge à nouveau. Le plus frustrant est qu’elle aussi savait toujours comment attiser son courroux en bonne et due forme. Sourire sarcastique aux lèvres, l’avocate ne se gêna guère pour lui montrer plusieurs endroits du bureau où selon ses termes, elle et Blake se seraient envoyés en l’air. La supposition était de mise, mais le regard mauvais, Lucas ne cherchait même pas à savoir si ses propos étaient vrais ou relevaient de la connerie tant la jalousie consumait son corps. L’entrevue ne semblait guère partie pour s’éterniser, vu la vitesse à laquelle les deux protagonistes dégainaient leurs armes respectives. En effet, avec une énième réplique cinglante, elle lui désigna la porte, l’invitant à quitter les lieux. Lucas l’observa amusé. « Tu crois vraiment que je vais partir aussi facilement, Allie ? » C’était mal le connaître. Il était plutôt long à la détente et lorsqu’il avait une idée en tête, c’était une tâche loin d’être aisée pour le faire changer d’avis. Son petit jeu venait à peine de commencer, il n’avait nullement l’intention de mettre les voiles aussi rapidement – probablement au grand désarroi de l’avocate. Comme pour confirmer ses dires, il referma lui-même la porte de son bureau, la seul échappatoire à un face à face qui s’annonçait aussi tendu que le premier en date. Les deux anciens amants se fixèrent, alors qu’une profonde amertume se lisait toujours dans le regard de la rousse. Lucas lui, ne perdait pas son sourire et cette assurance détestable. Une attitude qui était pourtant loin de masquer toutes ses faiblesses. « En tout cas, ravi que Blake s’occupe si bien de toi et que vous ayez une vie sexuelle si épanouie que ce que tu tentes de me faire croire. Vraiment, ça me fait une belle jambe. » En réalité de telles images lui faisaient plus mal qu’autre chose, mais hors de question de l’avouer devant elle. Lucas reprit rapidement la main. Il se rapprocha vivement de la silhouette féminine, toujours accolée au mur. Ses deux mains s’apposèrent contre celui-ci, comme pour l’empêcher de se dérober à lui dans les temps à venir, alors que la proximité entre eux s’atténuait. T’es prête pour la revanche, Allie ? Lucas se moquait pas mal du regard noir qu’elle lui lançait et qui lui signifiait silencieusement de rester à distance. Il était une tête brûlée qui n’en faisait qu’à sa tête. Il était un imbécile qui agissait en dehors des lois par simple provocation. « Tu te souviens de ce que je te disais l’autre jour par rapport à ce cher Blake ? » Il accentua volontairement le prénom en fin de phrase, une énième provocation de sa part. Une énième tentative pour dissimuler le fait qu’il supportait mal leur relation et le dégoût que celle-ci lui inspirait. Bien qu’il n’attendait pas vraiment une quelconque réponse, sa main gauche quitta le mur durant un instant, alors qu’il frôlait du bout de ses doigts son épaule dénudée, avant de titiller la bretelle de son soutien gorge. Le visage du barman se rapprocha de son oreille, alors que le parfum féminin s’invitait jusqu’à ses narines. Il ferma brièvement les yeux, s’imprégnant à nouveau de son odeur. Comme avant. Ou presque du moins. D’un ton chaud et avec une lenteur accentuée, il lui glissa quelques mots à l’oreille, à croire qu’il espérait encore que cela ramènerait la jeune femme qu’il avait connu il y a de ça des années. « Même si j’étais le roi des cons, même si j’ai été un enfoiré à l’époque, que je t’ai blessé un nombre incalculable de fois et même si tu as touts les droits et toutes les raisons d’encore me détester à l’heure actuelle, nous deux, pour moi, c’était réel, Allie. » Et ça, personne ne pourrait jamais lui enlever, pas même Blake. Ses lèvres frôlèrent le lob de son oreille suite à ses mots, alors qu’il continua sur sa lancée. Il était en train de se perdre lui-même dans ce jeu malsain qu’il avait lancé. Ca dépassait le stade de la simple provocation, ça devenait plus que ça et le danger, le risque de se brûler n’en était que plus conséquent. Il avait voulu jouer, restait plus qu’à assumer. A ses risques et périls, les lèvres du barman s’aventurèrent dans la nuque de la rouquine frôlant sa peau qu’il redécouvrait, tandis qu’inconsciemment, les mains masculines glissaient contre sa fine taille, remontaient par intermittence en direction de sa poitrine ou titillant même ses flancs et cette robe blanche presque transparente, qu’il mourrait d’envie de lui retirer. Il s’automutilait en touchant ce corps qu’il brûlait d’envie d’explorer à nouveau sous toutes les coutures. Un brin de lucidité l’envahit et son visage remonta – à regret assurément - au niveau de son oreille. « C’était réel et ça l’est toujours, tu le sais comme moi. » Lucas se recula avec un petit sourire sur le coin des lèvres. Le genre de sourire qui voulait dire : tu sais que j’ai raison, tu sais que tu veux la même chose que moi, prouve-moi le contraire si tu le peux. Inlassablement, il revenait à la charge, la poussant dans ses derniers retranchements. Cette pseudo guerre allait mal finir, Lucas pouvait le sentir. Sa pseudo indifférence était en train de le mettre à bout et dieu sait qu’il était capable de tout et n’importe quoi pour déclencher n’importe quel électrochoc. Il repartait à l’assaut, bien plus troublé qu’il ne voulait pas l’admettre. Mais pour masquer qu’elle était sa principale faiblesse, il choisissait encore et toujours la carte de la provocation, à croire que c’était là sa meilleure arme ou la seule réellement à même de fonctionner face à la jeune femme. « Ose me dire que t’as pas la peau qui frissonne quand mes mains frôlent à peine ton corps. Ose me dire que tu préférerais que ce soit Blake qui se trouve en face de toi à cet instant. Ose me dire que t’es indifférente à moi. Enfin, si t’en es capable du moins. » Il la défiait pour la énième fois. « Ose me dire que tu m’as oublié Allison, que toi et moi, c’est enterré, oublié, classé, archivé. Que tes lèvres ne réclament pas les miennes avec avidité. Que ton corps n’est pas en manque du mien. Que notre relation, c’est juste un vague souvenir dans un tiroir. Que tout ne te revient pas au visage maintenant que je suis devant toi ou devrais-je dire, depuis que je suis devant toi. Tu peux jouer avec Blake si ça te chante, si c’est son truc à lui de se faire prendre pour un con de la sorte, mais moi ça marche pas et tu sais pourquoi ? Je te connais trop. C’est pas cinq ans, ni dix, ni une vie entière qui changeront ça. » Son poing entra en contact avec le mur à proximité. Il perdait son calme, cédant à la colère, à l’énervement même. A tous ses sentiments qui l’envahissaient depuis qu’il avait appris sa relation avec Blake. Tout lui explosait à la figure et c’était loin d’être très joli à voir. Elle seule était capable de lui faire ressentir des émotions si contradictoires en un laps de temps si court. Elle seule savait le rendre dingue de la sorte. Il se recula soudainement, mis à mal par cette proximité qu’il avait lui-même provoqué et cet énervement de plus en plus prononcé qui était en train de l’envahir. Cela dura à peine quelques secondes. Lucas revint immédiatement à la charge, cédant à ses démons les plus sombres. Il se précipita sur son ancienne petite-amie, repoussant celle-ci contre le mur et avant qu’elle n’ait eu le temps de dire quoi que ce soit, ses lèvres se plaquèrent avec ardeur sur les siennes, avec violence, avec passion, avec envie même. Une overdose de sentiments. Ses deux mains entourèrent son visage, comme pour intensifier un peu plus ce baiser qui n’avait rien de chaste. Sa langue força presque la barrière de ses lèvres, alors qu’il se sentait enfin revivre après des années d’errance dans les ténèbres. Il retrouva le goût de ses lèvres, qu’il avait presque oublié avec le temps ; cette proximité de leurs deux corps, qu’il ne voudrait couper pour rien au monde. Cet instant volé par le barman était en train de prendre des proportions démentielles et il ne pouvait que s’interroger sur la réaction à venir de la rousse. Qu’elle le repousse, qu’elle le gifle de toutes ses forces si ça lui chante, il reviendrait encore et toujours à la charge, comme un aimant attiré par son centre de gravité. Incapable de s’éloigner définitivement d’elle, incapable de la regarder lui filer entre les doigts, il cédait à ses instincts les plus primaires, se fichant bien des conséquences à venir. Tu me fais totalement perdre pieds Allie, tu me rends fou, fou de toi, j’espère que t’en es consciente.

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MessageSujet: Re: + and i don't know why, I can't keep my eyes off of you (hot) Sam 10 Aoû - 15:25

Le premier, le tout premier souvenir de lui est un regard. Un regard, ce n'est presque rien. Sans signification particulière, sans conséquence. Et c'est ce qui continue à me stupéfier, encore aujourd'hui : que l'existence d'un être puisse être bouleversée par quelque chose d'aussi éphémère, d'aussi périssable. Chaque jour, nous croisons des centaines de regards, dans la rue, dans le métro, au supermarché. C'est une réaction instinctive : vous remarquez quelqu'un en face de vous sur le trottoir, vos yeux se rencontrent une seconde et vous continuez votre chemin l'un et l'autre et c'est terminé. Pourquoi ce regard-là aurait-il dû tant compter ? Il n'y avait aucune raison et cependant...
Il a tout changé, irrévocablement

Lucas et Allison. Deux sombres idiots. Une espèce d’équation que personne ne se risquerait à résoudre. Une équation qui n'était pas capable d'être résolue au fond. Elle, la fille timide et réservée. Lui, qui aurait pu s’apparenter à un bourreau des cœurs. Rien ne pouvait prédestiner d’une rencontre entre les deux. Le hasard faisait bien les choses. Proverbe qui filait la nausée à Allie. Le hasard, c’était qu’un moyen de faire souffrir. Si le hasard faisait bien les choses, elle et Lucas seraient encore ensemble actuellement. Heureux et amoureux. Sara ne serait pas morte et elle serait témoin de leur amour. Non, le hasard, c’était cette espèce de lame de couteau éraflant l’échine des êtres vivants pour les blesser ; les mettre à mal et même les achever. C’est ce qui était arrivé aux deux anciens amants. A présent, ils ne représentaient plus grand chose. Des inconnus. Des étrangers se heurtant à coup de paroles cinglantes ; de regards assassins. Allison ne savait plus quoi penser. Perdue. Résignée depuis six années à l’idée que l’homme ne reviendrait plus. Il lui prouva le contraire - avec un train de retard hélas. La rouquine avait dû se forcer à avancer. Elle avait dû se battre corps et âme pour tenter de décrocher de Lucas. Le genre de combat mené par un camé qui rentrait en cure de désintoxication. Le barman, c’était sa came. Une drogue douce. Qui avait fini par devenir une drogue dure. Le genre de drogue dont elle ne se détacherait jamais au fond. Six années à croire que c’était fait pourtant. Loin des yeux, loin du coeur, mais tu as emporté le mien dans ta valise Lucas. Allison avait fini par se mentir. Tout ce temps. En se levant le matin, elle se fixait dans le miroir. Son reflet lui donnait l’assurance de maîtriser toute la situation. Blake lui offrait la sécurité de bras tendres et fidèles. Son père semblait heureux du retournement de situation de la vie amoureuse de son fils. A ses yeux, Blake était quelqu’un de bien ; quelqu’un qui ne ferait pas souffrir sa fille contrairement à Lucas. C’était peut-être ça le fond du problème. C’était quelqu’un de bien. De trop bien même. Le photographe avait raison sur toute la ligne. Allison ne cherchait pas la perfection ; mais la passion. Le genre de passion qui pouvait la surprendre. Y avait que Lucas pour la surprendre. Sa relation avec Blake c’était de la guimauve et des arcs en ciel. Le genre de comparaison mielleuse qui commençait à faire saturer la rousse. Elle s’en voulait. Elle avait l’impression d’user les sentiments de son petit-ami. Et ce n’était pas ce qu’elle désirait au fond. Vraiment pas. Sa vie, c’était une routine interminable. Elle se réveillait ; se douchait ; allait travailler ; rentrer le soir pour s’endormir dans les bras de Blake. Elle se mentait. Seconde après seconde. Minute après minute. Heure après heure. Allison avait besoin de passion. Celle de Lucas. Comme à l’époque. Quand il débarquait au hasard de la nuit dans sa chambre, prenant le risque de se faire attraper par le patriarche Fawkes. Quand il happait ses lèvres avec son index ; un sourire sur les lèvres pour l’empêcher de parler. Quand ses lèvres commençaient à graviter de son cou à son ventre en s’égarant entre ses cuisses. Quand Allison se cambrait au point de laisser ses mains empoigner la chevelure de Lucas. Quand elle se retenait de gémir son prénom au risque de se faire découvrir par le père de famille. Quand elle réalisait que Lucas la faisait vivre à coup de disputes, de baisers, de coups de rein, de mots tendres dissimulés derrière cette fierté exacerbée. Y avait que Lucas pour lui offrir ça. Allison ne faisait que se mentir. C’était plus simple de faire mine de rien. C’était plus simple de se cacher derrière une vie bien rangée. Mais dès que son regard croisa celui de l’homme, quelques jours auparavant, son corps trembla ; se mit à revivre et rêva de retrouver la chaleur du sien. Un regard. Et tout était foutu. Allison la première. Foutue au point de parfois se réveiller la nuit et se demander si rejoindre Lucas n’était pas la solution idéale. Une solution qui lui coûtait trop à ce moment précis. Sa fierté blessée, sa peur de souffrir, sa peur de le voir encore une fois s’égarer dans d’autres draps. Alors elle restait ainsi, monstre de glace au pouvoir. Reine de froideur déployant ses ailes blanchâtres. Regard noir contrastant avec l’immaculé de ses vrais sentiments. Allison, t’es bonne qu’à te mentir.


Le bureau de l’avocate ressemblait déjà à un champ de bataille. Lucas s’armant de son sarcasme légendaire. Allison ripostant avec sa pseudo impassibilité. Elle refusait de céder. Elle refusait de laisser apparaître la moindre once d’émotion sur son visage. Un minois fermé. Un minois dont les traits ne brillaient que par des éclats colériques. Il était loin ce visage plein d’innocence que beaucoup devaient envier. Il n’en restait rien à vrai dire. Comme si l’ancienne Allison était morte et enterrée après six années. C’était peut-être ça au fond.  Pourtant le retour de Lucas avait fini par la réanimer. Assez fort pour qu’elle ouvre lentement les yeux sur beaucoup de choses. Si la rouquine n’était pas dupe quant à ses vrais sentiments ; elle se savait également trop peu courageuse pour abandonner Blake. Sa vie actuelle. La sécurité de son quotidien. Elle avait foutrement peur. Malgré tout, elle n’arrivait pas à décrocher ses pensées du photographe. Elle se demandait ce que pourrait être leur quotidien maintenant. Après six ans. Maintenant qu’elle était avocate ;  qu’ils avaient évolué ; grandis. Qu’ils n’étaient plus deux jeunes idiots bons qu’à se déchirer. Elle était assez idiote pour s’imaginer à nouveau en couple avec lui. L’homme venant la chercher après son travail, eux se retrouvant dans l’appartement qu’ils pourraient partager. Les draps se froissant, le rire cristallin d’Allison résonnerait à la moindre blague de l’homme. Elle serait dans la cuisine à préparer le dîner et lui se contenterait de l’observer avec tendresse comme bien souvent. Ils seraient heureux comme avant. Ce serait une bulle de tendresse qu’elle boufferait au point d’en faire une overdose. Mais rien de tout ça n’était possible. Pas maintenant en tout cas. Pas tant que Lucas ne ferait pas ses preuves. Allie ne pourrait pas revenir pour un simple regard, pour de simples  promesses balancées par ci et par là. C’était trop facile de promettre. Lucas lui avait promis qu’il serait toujours là ; que leur couple tiendrait malgré les hauts et les bas. Il en restait quoi de ce couple ? Des éclats contre le sol. Des éclats que rien ne pourrait recoller. La meilleure solution à l’heure actuelle était que Lucas franchisse le seuil de ce bureau pour partir ; sans se retourner ; sans revenir. Mais ce dernier ne paraissait pas en mesure d’accéder à la requête de la rousse. La preuve en était lorsqu’il se décida à reprendre la parole. Son sourire ne quittait pas ses lèvres. Si Allison avait cherché à maitriser la situation une première fois ; cette fois-ci, c’est le photographe qui disposait de toutes les cartes. Ainsi, il s’avança d’un pas lent. Trop au lent au goût de la rouquine qui redoutait la suite. Il reprit la parole mais Allison ne l’écoutait que d’une oreille - trop focalisée sur ce qu’il s’apprêtait à faire. C’est derrière un sourire insolent qu’il referma la porte. Sans un mot. Juste ce foutu sourire que la rousse détestait. Sa respiration se fit dès lors plus vive et saccadée. Lucas ne s’arrêta pas là. Ses deux mains glissèrent contre le mur. Il créa ainsi un barrage humain pour empêcher la demoiselle de fuir. Cette dernière ne laissait rien paraître. Son regard noir toujours roi de la situation. Intérieurement, la donne était bien différente. Toute son échine grouillée d’un désir considérable pour l’homme. Leurs corps se rapprochaient de plus en plus au point de se frôler par moment. La poitrine de la rousse commença à se soulever vivement. L’immaculé de sa robe trahissant chacun des mouvements vifs et rapides. Il continua de la défier avec ses paroles. Pourtant, la rousse ne parlait pas. Aucun mot ne filtrait hors de ses lèvres rougies. Simplement un souffle court et brisé. Face au silence de la rousse, sa main gauche quitta la mur. Elle se fraya un chemin assuré sur l’épaule dénudée d’Allison. Ses phalanges effleurant l’échine qui frissonna aussi tôt. Il ne se priva pas de taquiner la bretelle de son soutient gorge ; rapprochant dangereusement sa bouche de l’oreille féminine. Allie se retenait pour ne pas échapper un soupire charnel. Sa gorge était nouée. Son corps crispé. Ses poings se serrant pour s’empêcher d’exploser. Il reprit la parole. Reconnaissant ses torts. Attisant encore plus le désir de la belle au moment il frôla son lobe d’oreille. Les paupières de la rousse se scellèrent. Comme si elle savourait l’instant. Comme si elle revivait. Comme si tout son être appelait le corps de Lucas dans un élan de désespoir.  Le combat aurait pu s’arrêter là. Mais non. Il laissa ses lèvres glisser contre la nuque d’Allison. Cette dernière sentait sa gorge brûler tellement elle se retenait de gémir. Son dos butant de plus en plus contre le mur. Elle ne disait rien. Elle se contentât d’apprécier l’instant. Jamais. Jamais Blake n’avait été capable de lui faire cet effet. Aucun homme en réalité. Même si la rouquine s’était fourvoyée dans le lit d’inconnus, aucun ne pouvait prétendre être à la hauteur comme le photographe. Il connaissait chaque parcelle de son corps ; chaque petite zone capable de la faire frissonner ; gémir. Il était le seul à pouvoir la faire crier au point que ses cordes vocales brûlaient parfois. Il était le seul à la faire vivre de la sorte. L’homme glissa ses mains contre la taille féminine. Arrêtes Lucas. Me tortures pas. Me fais pas perdre la raison. Putain, arrêtes. Un appel au secours qui ne quittait pas ses lèvres légèrement entrouvertes. Il glissa d’énièmes paroles au creux de l’oreille d’Allison. Cette dernière n’en pouvait plus. Elle saturait. Elle crevait de ce désir qui brûlait sa peau et son entrecuisse. Lorsque l’homme recula, Allie échappa un soupire. Le soulagement. L’audace de pouvoir croire que ce numéro était fini. C’était trop mal connaître Lucas. Si ce dernier coupa court à la proximité de leurs corps ; une énième tirade entra en jeu. Des mots assassins. Des mots ramenant la rouquine à la triste réalité. Lucas la défiant du regard ; la défiant avec ces interrogations successives. Allie ne pouvait pas répondre et encore moins le repousser ou prôner que tout ceci n’avait pas la moindre importance. Lucas mettait Allison face à tout ses maux. Ce désir qui rongeait son corps. Le fait que jamais elle n’avait pu l’oublier. Le fait que son couple avec Blake ne représentait pas grand chose à côté de ce qu’ils étaient. Que même si des années venaient à les séparer encore ; c’était le seul à même de la connaître autant. La rouquine resta muette comme une carpe. Et son corps sursauta au moment où de rage, Lucas écrasa son point contre le mur. Sur l’instant, la demoiselle fut presque horrifiée et apeurée de la suite. Il perdait le contrôle. Du côté de la demoiselle, ça faisait longtemps que c’était le cas. Il se recula - plus énervé que jamais. Allison restait silencieuse. Elle s’avança d’un pas - espérant que tout ceci cesse. Mais en une fraction de seconde, l’inévitable arriva. Lucas revenant à la charge. Il poussa la rousse contre le mur, ses deux mains glissant contre son visage. Ses lèvres se claquant avec vélocité contre celles de la belle. Leurs langues se retrouvant, se condamnant à laisser libre court à cette envie vorace. Allison cherchant à résister un quart de seconde avant de se laisser aller. Des frissons devenaient roi de son échine. Elle soupira contre la bouche du photographe. Sa langue menait une danse interminable avec la sienne. Des secondes. Sans doute des minutes. Elle n’en savait rien. A vrai dire, l’avocate ne pensait plus du tout à la moindre chose. Elle crevait de désir, d’amour, de haine pour lui. Des sensations se mélangeant et créant ce tourbillon nirvanique à chaque fois que leurs langues s’entremêlaient. Elle ne bougeait plus. Ses bras restaient statiques le long de son corps. Elle était prisonnière de son bourreau comme dans le passé. Je suis que l’esclave de ton coeur Lucas. L’instant se prolongeait encore et encore. Allie revivait. L’âme morte retrouvait le goût de vivre. Le goût des lèvres de l’homme. Elle retrouvait absolument tout ce qui était censé appartenir au passé. Elle crevait sur place tellement ça la consumait. Finalement, ses mains s’apposèrent sur le torse de Lucas. Elle le força à reculer. Elle le frappa même contre ce buste viril pour l’obliger à s’éloigner. A bout de souffle, ils se regardèrent. Elle restant près du mur, lui à présent trop loin de ce corps désirable. Leurs lèvres étaient rougies. Le regard de la rousse noir de colère. Et brillant à la fois. Foutu contraste comme bien souvent. Sa poitrine gonflée de désir se soulevant par intermittence. Allison l’aimait encore. A cette seconde précise, ça ne faisait plus aucun doute. « Tu veux la vérité ? Je te déteste Lucas. Pour oser revenir. Pour croire que tu as le droit après six années de venir foutre mon couple en l’air. De briser tout ce que je me suis évertuée à construire après ton départ. Je te déteste pour débarquer ici comme bon te semble ; pour m’embrasser ; me toucher comme si je t’appartenais encore. Je te déteste pour me faire encore autant d’effets. Je te déteste pour réveiller mon coeur anesthésié par toute cette douleur ; toute cette rancoeur. Je te hais de te retrouver là devant moi ; de me foudroyer rien qu’avec ton regard. De me rappeler à quel point six années ont rien changé. Je te déteste pour être encore si faible face à toi, pour... » T’aimer encore ? Absolument. Mais la suite resta en suspend. Le ton brisé de la rouquine se stoppa dans un souffle inaudible. Elle venait de tout avouer - en partie du moins. Elle venait encore une fois de céder face aux attaques incessantes du photographe. Elle le fixa. Ses yeux brillaient. Au point que tout le monde aurait pu discerner ces larmes fluettes qui réclamaient de couler. Elle passa une main dans sa chevelure cuivrée en le fixant. Il lui fallu une demi seconde pour comprendre la suite. Elle voulait oublier ; ses paroles passées ; ce conflit constant entre eux. Elle le désirait lui et personne d’autre. Sa main passa vers l’arrière et s’apposa sur la poignée de la porte. Un petit clac résonna. Cette frontière de bois à présent refermée à double tour. C’est donc vivement qu’elle s’avança vers lui. Lucas n’eût même pas le temps de réagir. Perchée sur ses hauts escarpins, la rouquine empoigna la nuque de ce dernier. Ses lèvres claquèrent contre celle de Lucas. Une passion sans faille. Sa langue ravagea de désir la sienne. Elle se mit à gémir ouvertement. Ces gémissements devenant l’unique symphonie de la pièce. Putain que ça faisait du bien. Putain qu’elle revivait.  Ses ongles s’enfonçaient dans l’échine masculine. Elle ne pensait plus à rien. Ni la trahison à Blake qui éclatait dans ce bureau. Ni cette rage passée. Absolument rien. Lucas laissa ses mains s’apposer sur sa taille. Le baiser n’en finissait pas. Elle fermait les yeux, se laissant emporter par ce tourbillon aussi délicieux qu’enivrant. Elle reculait sans s’en rendre compte. Son bassin cogna contre le bureau en guise de rappel. De sa main libre, elle dégagea quelques objets qui s’y trouvaient. Ainsi, le pot à stylos, se retrouva sur le sol. Un dossier virevolta à son tour à terre. Elle s’en fichait. Elle ne regardait plus rien. Aveuglée par son amour pour Lucas, aveuglée par ce baiser captant chaque pore de sa peau. Leurs lèvres se séparèrent à contre coeur. De seulement quelques millimètres. Leurs souffles se captant. Leurs regards également. Allison paraissait perdu. Lucas lui sans doute apeuré qu’encore une fois, tout ça se finisse en combat cinglant. Pourtant, il n’en fût rien. La rouquine s’adossa au bureau, avant de s’assoir dessus. Elle regardait le photographe en se mordant volontairement la lèvre inférieure. Un geste maîtrisé - et foutrement sensuel. Taquine, elle apposa ses mains contre le bout de ses hanches. C’est alors qu’elle fit en sorte de remonter sa robe. Lentement. Avec sensualité. Sans détacher son regard du photographe. Ses cuisses dénudées s’entrouvrirent alors d’un cran. Un morceau de son sous-vêtement immaculé se laissant entrevoir. Elle sentait son souffle se perdre dans les méandres d’un désir trop fort. Lucas fit un pas en avant. Assez pour que la rouquine l’attire par son t-shirt. Elle esquissa pour la première fois un sourire sincère. Blake était loin. Ses responsabilités aussi. Ils n’étaient plus qu’eux deux. Ses doigts ripèrent sur le morceau de tissu, qu’elle ôta dans la foulée. Torse nu face à la rouquine, l’homme ne bougeait pas. Un rictus commençait à étirer sa bouche. L’avocate laissa alors ses mains glisser contre le torse masculin. Des caresses partant de la base du cou, passant par les muscles dessinés à l’idéal. Des caresses qui se firent plus lentes. Plus taquines. Sa main droite descendit vers son bas ventre. Elle se heurta à la lisière de son pantalon ; à la boucle de cette ceinture un brin gênante.  L’espace d’une seconde, la demoiselle se demanda si tout ça était vraiment une bonne idée. Incapable de réfléchir, elle rapprocha ses lèvres de celles de Lucas. Leurs bouches se frôlèrent. Elle s’amusait à s’approcher ; pour mieux reculer. Elle revenait à la charge pour les happer et reculer encore. Parfois elle mordillait même sa lèvre inférieure en souriant pour mieux s’y dérober - encore. Ses deux mains commencèrent à déboucler la ceinture de l’homme. Assez pour baisser son pantalon de quelques centimètres. Leurs regards ne s’éloignèrent pourtant pas. Lucas ne calculait plus rien ; Allison encore moins. Elle avait envie de se sentir vibrer ; elle avait envie qu’il vibre aussi. Elle voulait lui démontrer qu’aucune fille au monde ne pourrait le rendre fou désir comme elle le faisait. Très vite, sa main s’ancra à sa masculinité. Aucun doute sur le fait que son envie était grandissante. Il échappa un râle rauque. Allison se contentât de sourire. Elle entama de douces caresses. Des légers mouvements de vas et vient. Ses lèvres retrouvèrent celles de Lucas dans un énième baiser. Passionné. Mêlant une hargne mutuelle par moment et une sensualité sans concession. Elle ne cessait pas pourtant ses caresses. Elle avait envie de le pousser à bout. Elle avait envie de l’entendre soupirer son prénom. L’adolescente innocente était loin. C’était une femme fatale prête à dégainer toutes ses cartes pour le rendre dingue. Sa main continua de s’ancrer à sa masculinité. De haut en bas. Des mouvements circulaires par moment. Une pression à chaque fois plus forte. Elle souriait contre ses lèvres en le sentant se crisper d’avantage. Son index s’apposa contre l’extrémité de son membre largement durci pour s’y attarder quelques secondes. Des caresses poussées titillant le mont de son plaisir. Elle maitrisait chacun de ses gestes. Son index condamnant l’homme à savourer cet instant. Sa main s’enroulant à nouveau autour de sa masculinité pour continuer ce numéro sensuel. Aucun temps mort. Allison aurait pu se dégoûter, se considérer comme une traînée, mais rien. Sa conscience était envoyée aux envers. Elle irait en enfer pour oser posséder Lucas avec tant de fougues. Des soupirs significateurs résonnant. Finalement, elle lâcha prise et remonta ses mains contre la nuque de Lucas. Volontairement, elle le força à s’avancer. Le creux de ses cuisses brûlant un peu plus en le sentant contre son corps. Leurs visages carrément collés l’un à l’autre. Elle le regarda. Frôla ses lèvres puis recula ; pour mieux revenir. Un nouveau baiser où la rouquine ne se priva pas d’échapper un énième gémissement. Son dos se cambrant. Sa respiration devenant irrégulière. Ce souffle haletant captant celui du photographe. Lorsqu’elle se recula, son front heurta celui de l’homme. Elle le fixa. Leurs souffles se mélangeant. Leurs cœurs battant à l’unisson. Cette robe emprisonnant un corps échaudé et désireux de vibrer comme jamais. Cette poitrine gonflée - presque asphyxiée par des sous-vêtements trop gênants à son goût. Elle le regarda. Ce n’était plus le même échange qu’avant. C’était plus calme ; tendre ; complice. Comme avant. Putain que ça faisait du bien. Ses dents blanches ripèrent sur sa bouche alors que ses joues s’empourprèrent.  J’ai envie de toi Lucas, c’est ce qu’elle avoua en bougeant lentement ses lèvres. Assez lentement pour qu’il puisse le lire sans pour entendre le moindre son résonner. Elle se mit à sourire en coin. Tu vois, je m’offre à toi. Je redeviens tienne pour une nuit. Et demain ? Je m’en fiche Lucas, t’es à moi. Je suis à toi. Comme avant. Gâches pas ça.

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MessageSujet: Re: + and i don't know why, I can't keep my eyes off of you (hot) Dim 11 Aoû - 3:09


Il y a des personnes qui marquent nos vies, même si cela ne dure qu'un moment. Et nous ne sommes plus les mêmes.  Le temps n'a pas d'importance
mais certains moments en ont pour toujours.

En présence d’Allison, il n’était pas rare que Lucas arrête totalement de réfléchir. Il devenait un être déraisonné et irréfléchi, qui agissait par simple soucis de provocation. Elle connaissait si bien ses faiblesses, ses points faibles, que Lucas se sentait obligé de se défendre, obligé de riposter en permanence. Alors, tout était prétexte à faire mal, à rendre les coups et à en donner à son tour. Un comportement tout simplement destructeur, tout comme leur relation d’antan. Entre eux, ça n’avait jamais été un amour tendre. C’était passionnel. Les disputes avaient autant leur place que les moments tendres. Il n’était pas rare que les larmes se mêlent aux rires, que la jalousie s’immisce dans des mots en apparence tendres. Une guerre presque permanente, bien qu’ils agitaient de temps à autre le drapeau blanc pour se retrouver, pour s’aimer presque normalement comme les autres couples faisaient. Mais cette relation loin d’être simple, c’est ce qui les faisait vivre. C’est ce qui les reliait, quand bien même ils s’épuisaient de temps à autre. Allison et Lucas, ce n’était pas conventionnel. Ca ne l’avait jamais été et même six ans après, lorsqu’ils se retrouvaient par hasard en plein milieu d’un commissariat, ce n’était toujours pas le cas. Une relation chaotique en permanence entre les deux protagonistes. Ensemble, la passion leur collait à la peau, elle s’immisçait dans chaque aspect de leur relation, en bien ou en mal. Pour le barman, ce qu’ils avaient à une époque était unique et ce n’est pas Blake ou qui que ce soit qui serait à même de rivaliser avec ça. Tous les moyens étaient bons pour Lucas pour tenter de prouver cette vérité irrévocable à la principale concernée. Quand bien même Allison n’avait rien voulu entendre la dernière fois, Lucas était revenu à la charge avec de nouveaux arguments. Impossible pour lui de croire ou d’accepter qu’elle l’ait oublié de la sorte, qu’elle ait pu se consoler dans les bras de Blake après ce qu’ils avaient vécu. C’était comme passer du jour à la nuit. Il était donc prêt à tout et n’importe quoi pour lui faire entendre raison.

Pour se faire, il avait même cédé à tous ses démons. Son calme l’avait quitté et cette attitude détestable qui trônait sur son visage depuis qu’ils s’étaient revus avait volé en éclat, tandis qu’il s’était précipité avec ferveur contre ses lèvres. Il revivait enfin. Il s’abreuvait de ses lèvres, comme s’il redoutait de ne plus pouvoir y goûter de sitôt. Bonheur éphémère, il fallait bien revenir sur terre. Après un laps de temps plus que conséquent, les mains féminines ne tardèrent pas à marteler le torse du barman pour le faire lâcher prise. C’est douloureux de revenir sur terre quand on a goûté au paradis pensa Lucas. Il s’éloigna finalement, comme pour s’empêcher de céder à de nouvelles pulsions dans les secondes à venir. Il lui suffisait de fermer même brièvement les yeux pour sentir le contact des lèvres féminines contre les siennes. Encore ailleurs, Lucas se força à témoigner un minimum d’attention aux mots de la rousse. Cette dernière lui répétait combien elle le détestait pour tout ce qu’il avait chamboulé ; pour son attitude ou pour se comporter comme si leur couple était toujours d’actualité. Allison avoua enfin qu’elle ne lui était pas insensible et que même le temps n’avait pas changé certaines choses. Pendant un dixième de secondes, Lucas pensa qu’il allait se prendre une énième gifle pour avoir tant foutu le bordel dans sa vie ou dans son couple. Honnêtement, il ne l’aurait pas volé cette claque. Mais rien, pas cette fois. Les yeux encore brillants, sous son regard perplexe, elle ferma la porte du bureau à double tour. Avant que Lucas ait compris ce qu’il se passait, la rousse combla l’écart qui séparait leurs lèvres respectives. Un soupire mutuel résonna quand leurs bouches se retrouvèrent, quand leurs langues fusionnèrent à nouveau. Lucas se sentait renaître tel un phœnix. Son cœur battait à nouveau après six années d’arrêt. Un renouveau mutuel. Dieu que c’était bon. Il aurait pu rester collé à ses lèvres indéfiniment, ça ne l’aurait pas gêné. Leurs silhouettes enlacées arrivèrent contre le bureau de l’avocate. Les dossiers volèrent de façon à créer un espace, mais rien ne semblait à même de les déranger. Pourtant, ils se séparèrent et le trouble était indéniablement de mise. Et la suite, c’est quoi Allie ?  Cette dernière grimpa sur le bureau, remontant volontairement sa robe de façon à lui dévoiler un morceau de sous-vêtement. Lucas se mordit la lèvre inférieure. Bordel de merde. Voilà un avant goût fort appréciable. Elle savait y faire pour attiser un désir déjà bien conséquent du côté du barman. Lucas devrait aussi la détester de lui faire encore autant d’effet même après tout ce temps. Il se rapprocha de la silhouette féminine ô combien désirable et en moins de deux, son t-shirt termina au sol. Son torse fût dévoilé aux yeux de son ancienne petite-amie qui ne se gêna pas pour y glisser ses doigts, déclenchant des frissons difficilement dissimulables. Tu sais encore et toujours me rendre dingue Allie, pensa-il à raison. Mais elle n’avait pas fini, au contraire, elle venait simplement de commencer. Ses doigts ne tardèrent pas à glisser le long de son ventre, s’aventurant en direction de son bas ventre. Lucas redoutait le pire, connaissant le pouvoir qu’elle avait encore et toujours sur lui. Avec une assurance qu’il ne lui connaissait pas, Allison déboutonna sa ceinture et fit glisser son pantalon. Le barman savait comment les choses allaient se passer, il savait qu’elle aurait un effet ravageur sur une partie bien précise de son anatomie. Il ne croyait pas si bien dire, car déjà son membre était au garde à vous. Les mains féminines commencèrent alors à taquiner sa masculinité via des caresses loin d’être anodines. Lucas n’était nullement insensible et les râles qui quittaient ses lèvres étaient donc plus que significatifs. Allison l’embrassait, tout en continuant son petit manège. Le proverbe qui disait que les femmes savent faire deux choses à la fois prenait donc tout son sens pour Lucas… Ce dernier se crispait indéniablement à chaque caresse poussée contre cette partie de son anatomie ô combien sensible. Douce torture pourtant si agréable. Il aurait voulu lui dire de s’arrêter qu’il en aurait bien été incapable. C’était aberrant de savoir qu’elle savait encore aussi bien s’y prendre avec lui-même après tout ce temps. Elle se vengeait, elle voulait lui faire perdre pied et elle y arrivait à merveilles. Son membre largement durci attendait désormais le coup de grâce. Si elle s’interrogeait encore sur l’effet qu’elle lui faisait, il n’y avait plus aucun doute à avoir désormais. Pourtant, ses mains remontèrent et un nouveau baiser s’érigea. Leurs silhouettes se rapprochaient un peu plus et l’envie montait crescendo des deux côtés. Ils échangèrent un regard lourd de sens, qui valait sans doute mieux qu’un ensemble de mots. Ceux-ci n’eurent pas besoin de franchir de vive voix les lèvres féminines, Lucas avait bien saisi le message. Un sourire s’étira sur ses lèvres, car dieu sait que l’envie était également présente de son côté, comme elle venait de s’en rendre compte avec ses mains expertes. Leurs retrouvailles désastreuses semblaient soudainement bien lointaines, l’animosité aussi. L’atmosphère était plus calme entre eux, bien qu’une certaine chaleur se laissait entrevoir dans le bureau de l’avocate. Lucas reprit bien rapidement les rênes et ce temps mort ne fût que de courte durée. Très vite, les lèvres du barman prirent d’assaut la nuque de la jeune femme qu’il dévora littéralement, ses lèvres embrassant avec passion chaque parcelle de peau qu’il redécouvrait. Lucas avait trop attendu pour laisser passer ce moment. Pour ce soir au moins, elle était sa prisonnière et il ne comptait nullement la laisser s’échapper. Ils échangèrent un bref regard probablement lourd de sens avant que Lucas ne la fasse descendre au moins momentanément de son bureau. Le barman fit en sorte qu’elle soit dos à lui et déjà, ses mains se firent plus baladeuses, redécouvrant au toucher ce corps qu’il connaissait à une époque par cœur. Elles partirent de sa taille et glissèrent doucement jusqu’à son postérieur, alors que les lèvres masculine se rapprochèrent elles de son oreille. Un nouveau sourire malicieux venait de naître sur le visage de Lucas. « Est-ce que je t’ai dit que tu étais de toute beauté ce soir ? » Un compliment dissimulé, une remarque presque flatteuse à son intention qui quittait sa bouche et c’était suffisamment rare pour le souligner. Mais la raison était loin d’être anodine. C’était bien connu que Lucas avait toujours une idée derrière la tête, une idée saugrenue la plupart du temps et elle connaissait suffisamment pour le savoir. « Dans cette robe… » soufflât-il sur le même ton lourd de sens. Toujours de dos, ses lèvres redécouvrirent ses épaules dénudées, s’attardant également le long de son cou. Il s’enivrait de son odeur qu’il redécouvrait comme le reste et chacun de ses sens était en alerte. Comme tout à l’heure, sa main taquina sans gêne la bretelle de son soutien gorge. Ils frissonnaient mutuellement, rien qu’en se sentant aussi proche l’un de l’autre. Sa main dégagea les cheveux présents sur la nuque féminine alors que les lèvres de Lucas continuaient leur promenade de santé. Chacun de ses baisers semblait plus poussé que le précédent, signe d’une envie qui ne cessait de croître. Les mains de Lucas trouvèrent finalement la fermeture éclaire qui lui permettait de déboutonner cette robe, qui bien qu’elle lui allait à ravir, commençait à se faire de trop. Volontairement lent au départ, les gestes du barman s’accélèrent et c’est désormais avec empressement qu’il lui retira cette robe, lui dévoilant ses courbes parfaites. Un sourire naquit sur les lèvres de Lucas, mais très vite, il revient à la charge. Debout au milieu de son bureau, il l’embrassa une nouvelle fois, avec la même passion et intensité qu’auparavant. Oui, il la désirait plus que tout à cet instant. Sans quitter ses lèvres pour autant, il la souleva, redéposant la jeune femme sur la surface de son bureau. La machine était lancée et Lucas perdu pour la science. Plus rien ne tournait rond chez l’américain. Il venait de replonger, tête la première. Il retrouvait sa dose d’héroïne et les sensations semblaient encore plus significatives qu’avant. Il planait complètement. Blake et tous ses mauvais démons semblaient bien loin. Des mauvais souvenirs tout simplement. Six années n’avaient pas suffit à le rendre clean, à  le désintoxiquer d’elle quand on voyait avec quelle facilité il replongeait. T’es ma drogue Allie et moi je suis accro. Accro à toi. Pour le meilleur et pour le pire. Plus dur serait la chute, plus compliqué serait le réveil demain matin, mais il s’en moquait bien. Les conséquences ne viendraient que plus tard. Lucas s’empara une nouvelle fois de ses lèvres avec passion. Les baisers s’enchaînaient. Il se rapprocha encore, alors que les jambes féminines entouraient toujours peu plus son bassin. Un baiser fougueux où leurs langues fusionnaient à l’unisson. Sans prévenir, sa bouche délaissa pourtant la sienne pour s’intéresser un peu plus à sa poitrine, encore recouverte par ce soutien gorge qui devenait un brin gênant pour lui. Lucas poursuivit sa descente sourire aux lèvres, alors qu’il sentait le corps d’Allison se crisper un peu plus à chacun de ses gestes. Puis, ses lèvres se firent la malle, redécouvrant son corps, taquinant des zones sensibles que lui seul connaissait, alors que ses mains effleuraient sa poitrine. Le corps féminin semblait se cambrer toujours un peu plus, alors que Lucas lui, se baissait pour taquiner son nombril. Des soupirs résonnaient dans le bureau de l’avocate et la chaleur ne cessait de s’intensifier. Il n’en avait pas fini, il voulait la faire languir, la faire vibrer, la faire soupirer comme elle avait pu faire avec lui auparavant. Entre eux, c’était un éternel combat, tant personne ne rendait jamais les armes. Chaque moment prenait des proportions démentielles et aujourd’hui n’allait visiblement pas faire exception à la règle. Le barman fit en sorte qu’elle s’allonge sur le bureau, - profitant de sa dimension intéressante en veillant à se débarrasser des éléments qui s’y trouvaient – pour l’y rejoindre, se plaçant au dessus d’elle. Leurs bassins respectifs se heurtaient et l’envie d’en découdre semblait évidemment présente des deux côtés. Mais pas tout de suite. Alors que Lucas l’embrassa une nouvelle fois, simultanément, sa main glissa le long de son corps, effleurant à nouveau sa poitrine et son ventre. Elle descendit encore plus bas, arrivant jusqu’à son bas ventre et à ce sous-vêtement qu’elle lui avait dévoilé tout à l’heure et qui recouvrait encore son accès total à son corps. Sans quitter ses lèvres pour autant, sa main entreprit de passer le long du tissu encore présent sur le bas de son corps. Sa main ô combien taquine glissait, taquinant son entrecuisse, alors qu’il la sentait se crisper, ce qui le fit sourire contre ses lèvres. Ces dernières ripèrent, alors qu’il mordillait désormais son épaule et la débarrassa de ce sous-vêtement devenu parasite qui avait fait son temps. Cette fois, il n’hésita plus à taquiner directement l’intimité féminine. Doucement d’abord, via des caresses lentes qui s’intensifièrent progressivement. Ses doigts plus taquins s’aventuraient toujours un peu plus loin, taquinant la zone sensible de la jeune femme. Un petit avant goût. Lucas ne pouvait que sourire en voyant le visage féminin se crisper progressivement, signe du plaisir qu’elle prenait au fur à mesure de ses gestes. Les cuisses féminines s’entrouvrirent un peu plus pour apprécier ses gestes, mais Lucas ne se stoppait pas directement pour autant, poussant ses caresses jusqu’à l’extrême, titillant son intimité comme jamais auparavant. Il voulait la rendre folle. Il voulait lui démontrer au cas où elle en douterait encore que jamais au grand jamais Blake ou qui que ce soit d’autre n’arriverait à lui faire cet effet. Que lui seul la connaissait sous tous les angles. Sourire aux lèvres, ses mains remontèrent, retrouvant brièvement son visage, avant de s’attaquer cette fois à sa poitrine. Ils se redressèrent tous les deux, de façon à être presque en position assise sur le bureau, alors que les mains du barman glissèrent contre le dos de la silhouette féminine, déclenchant au passage de nouveaux frissons. Avec un empressement nullement dissimulé, il lui retira son soutien gorge, dernier vêtement présent sur son corps, qui lui dévoila sa parfaite poitrine. Sans plus attendre, Lucas la renversa à nouveau sur le bureau, faisant valser les derniers éléments restant et laissant ainsi ses lèvres embrasser sa poitrine jusqu’aux tétons, alors que celle-ci se gonflait de plus en plus, sous l’impulsion d’un désir qui augmentait crescendo. Le bas ventre du barman demeurait également toujours un peu plus tiraillé. Il n’en avait toujours pas déterminé avec elle, retardant presque volontairement avec un amusement certain le moment où leurs corps se possèderaient à nouveau. Lucas se redressa, ses lèvres se perdant dans les méandres de son cou, s’attardant au niveau de sa clavicule. Il savait que demain, elle allait le détester pour ça, mais s’en moquait bien. Ça le faisait même sourire rien qu’en y pensant. Ses lèvres se pressèrent légèrement contre sa peau, de façon à ce que l’air ne puisse s’échapper et il suça volontairement sa peau durant de longues secondes, de façon à ce qu’une trace bien particulière se laisse entrevoir dans les minutes à venir. Un suçon. Un geste qui signifiait : t’es à moi Allie. Je suis ancré dans ta peau, dans ta chaire, dans ton corps. Tu le sais, je le sais et personne ne pourra rien y changer. Nouveau sourire, alors que Lucas s’attarda encore quelques seconde dans son cou, zone désormais hautement sensible. Ils profitèrent de ces quelques secondes d’accalmie, car il paraissait évident que les éléments allaient repartir sur les chapeaux de roues d’ici seulement quelques instants, comme toujours les concernant.

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MessageSujet: Re: + and i don't know why, I can't keep my eyes off of you (hot) Dim 11 Aoû - 6:06

Le silence s'était installé entre eux comme une évidence, un mur de Jéricho que nulle trompette ne ferait jamais tomber puisqu'ils ne criaient pas, ne claquaient pas les portes, ne haussaient jamais la voix. Heureux les couples qui se font des scènes, songea-t-elle. Tout est plus facile après une bonne dispute. On s'époumone, on s'épuise, on se jette dans les bras de l'autre. Un temps de répit où les armes tombent, où les baisers adoucissent les rancœurs, effacent les reproches, signant un bref armistice.


La passion. Une notion que Allison avait apprivoisé avec Lucas. Un mot d’abord découvert à travers des ouvrages ; des comédies romantiques à la noix. Une valeur au final qui avait fini par s’infiltrer dans ses veines comme un doux poison. Le genre de poison qu’elle aurait pu réclamer au point de mourir ; au point de dépérir. Rien que pour l’espoir fou que ça continue encore et encore entre eux. Dès l’adolescence, ça avait été le cas. Sa timidité amusait Lucas. Ce dernier prenait même un malin plaisir à créer à maintes reprises un trouble certain chez la blondinette de l’époque. Rien que pour voir un sourire timide s’étirer ; rien que pour voir ses joues laiteuses s’empourprer lentement. La jeune femme peinait à masquer la réalité de ses émotions - avant. Quand elle était énervée ; Lucas reconnaissait son regard parmi mille. Quand elle était peinée ; ses prunelles brillaient et masquaient des larmes accrues. Quand elle le désirait ; ses dents ripaient sur ses lèvres d’une façon sensuelle. Lucas avait fini par apprivoiser chacun de ses gestes ; chaque parcelle de sa peau claire. Assez pour savoir la rendre dingue en quelques secondes. Passion. Ce mot qui avait fini par devenir le refrain du quotidien d’Allison. A travers des disputes récurrentes d’abord. A croire que les deux adolescents passaient plus de temps à se crier dessus qu’à assumer leurs sentiments. Le genre de disputes commençant à cause d’une parole anodine et finissant en combat sans fin. Le genre de disputes faisant souffrir la blonde alors que l’adolescent torturé qu’il était s’amusait à aiguiser sa colère. Pousser Allison à bout. Solution de facilité du photographe pour ne pas assumer simplement la réalité. Passion. Quand Lucas savait surprendre Allie. En débarquant chez elle, sourire enjôleur et séducteur sur ses lèvres. Quand il l’embrassait au point d’en perdre la raison. Eux deux, l’un face à l’autre sur le lit. Leurs lèvres se liant pour ne pas se quitter. Leurs langues qui se cherchaient au point de se posséder. Le diable prenant possession de leurs corps quand ils s’en donnaient à coeur joie sous les draps innocents de l’adolescente. La vraie passion, ça avait été ce soir là. Un soir d’été. La chaleur extérieure en devenait étouffante. Les parents de la jeune femme absents pour une semaine. Lucas et Allison étaient statiques devant le seuil de la porte. A se regarder, à se chercher. Il avait osé venir frôler ses lèvres avant tendresse alors que sa main se logea dans son cou. Un baiser qui n’en finissait pas. Prêt à partir, c’est le bras de l’adolescente qui le stoppa. Restes. C’est simplement ce qu’elle avait soufflé avec un regard énigmatique. Ils marchèrent d’un pas lent vers la chambre de la demoiselle. En y entrant, Lucas ne comprit pas tout de suite où elle voulait en venir. Pourtant, lorsqu’elle ôta son débardeur, tout commença à s’éclaircir. Sur le moment, il était resté pantois ; suspendu à la vision quasi idyllique. En se rapprochant de lui, elle lui avait exprimé son envie. D’abord en l’embrassant, puis en lui guidant sur le lit ; puis en osant lui avouer qu’il allait être son premier. Allie était décidée à lui offrir son innocence ; à tout mettre de côté rien que pour pouvoir vivre ce moment avec lui. Ça avait été ça la vraie passion. Sentir ses mains caresser ses fines courbes. Sentir ses lèvres lui murmurer que tout irait bien. Ne plus craindre la suite, ne plus sentir la peur tirailler sa chaire. Lucas la regardant comme si elle représentait tout. Allison renaissant à ce moment précis dans les prunelles brillantes de l'homme. La passion de comprendre qu’elle était amoureuse. Amoureuse au point de tout lui offrir. Sa vie, son innocence, son amour, son coeur sur un plateau doré. Il avait tout obtenu. Elle aurait pu lui offrir encore plus sans rien réclamer en retour. Juste se sentir reine dans ses bras. Elle l’avait été. Durant des mois. Quelques années même. Pour finalement devenir l’étrangère à son coeur. Un statut plus que détestable.

A quoi ça rimait tout ça ? Un bureau fermé à clés. Une pièce s’échaudant de plus. Deux idiots s’embrasant à travers des baisers poussés et passionnés surtout. Allison perdait pieds. A cause de Lucas encore ; comme à chaque fois. Y a six ans, elle le blâma pour avoir été infidèle. Et voilà qu’à présent, elle faisait exactement la même chose. La rouquine aurait pu s’en vouloir, culpabiliser, retrouver la raison et tout stopper. Mais rien. Là encore. Elle ne voulait plus se stopper. Elle le désirait pour trop pour couper court à ce moment. Les conséquences appartenaient au lendemain. Un lendemain qui ramènerait bien vite la demoiselle à la réalité. Des années à chercher à l’oublier. Des années à clamer que son amour pour le photographe appartenait au passé. Des semaines à parader au bras de Blake comme s’ils incarnaient le couple idéal. Ses parents plus heureux que jamais de la voir se reconstruire. Ses collègues appréciant sincèrement l’homme. Allison avait tout pour disposer du bonheur. Un bonheur qui n’avait aucun goût. Un bonheur s’apparentant à quelque chose de trop lisse. Quelque chose d’insipide. Blake était quelqu’un de bien. Il méritait de vraiment trouver la bonne personne ; même personne qui ne serait pas incarnée par la rousse. Elle en avait de plus en plus la certitude. Une certitude qui était venue heurter son visage à travers une claque immense lors de ses retrouvailles avec Lucas. Il avait suffit d’un regard pour comprendre. Cet affolement entourant son coeur ; ses phalanges en brin tremblante et surtout ces frissons à perte de vue. Allison était retombée en moins de deux dans cette spirale infernale. Une spirale infernale mêlant passion et désarroi. Amour et haine. Tendresse dissimulée et gestes colériques. La fameuse passion dont Lucas parlait. Les fameuses montagnes russes. Passer de la rage au désir ; de la peine à un sourire en coin ; de la haine à l’amour. Putain que Lucas faisait valser son coeur d’un extrême à un autre. Putain que ça devenait douloureux par moment. Le genre de douleur que rien ne pourrait apaiser. Allison le savait. Il était sa plus grande faiblesse ; son plus grand poison et surtout le seul antidote pour la sauver. Comment lui avouer ? Comment lui réclamer que tout redevienne comme avant ? T’es mal barrée Allison. Conscience la ramenant l’espace d’une seule seconde à la réalité. A imaginer Blake qui continuait de croire à leur histoire ; à voir Lucas qui devrait accepter la chose. Et elle, prise entre deux flots. Celui de sa raison ; celui de son coeur. Prise entre cet homme l’ayant sauvé de la détresse ; et celui qui avait fini par s’accaparer son coeur de tout part. celui qu’elle appréciait ; celui qu’elle aimait. Le choix aurait dû être clair et pourtant. Rien. La peur croissante. Son échine anesthésiée par la non volonté de choisir qui que ce soit. De toute manière, Allison n’était à présent plus en mesure de réfléchir. Elle était complètement transportée par Lucas. Ils n’étaient plus dans ce bureau. Non, actuellement, les deux anciens amoureux se trouvaient dans une petite bulle de bonheur. Une bulle qu’un rien aurait pu faire exploser. Mais là encore, ça ne faisait plus parti de ses priorités. Ses lèvres ancrées à celles de Lucas. Ils se cherchaient du regard. Ils se taquinaient. Aucun ne voulait vraiment s’avouer vaincu. Comme à chaque fois. Deux gosses. Deux sombres idiots prêts à dégainer le second round d’une situation chaotique. La rousse se faisant de plus en plus sensuelle. A travers ses cuisses dénudées qui s’entrouvraient. A travers ses phalanges qui avaient décidé de s’égarer de longues minutes durant la masculinité de Lucas. A travers ces paroles silencieuses. Paroles s’alliant à un regard lourd de sens. Un simple échange de quelques secondes puis la chute finale avec ce sourire en coin chez le photographe. Il ne laissa pas une once de répit à la rouquine. Ses lèvres gravitèrent bien vite dans la nuque d’Allie. Son échine prise d’assaut par ces tentatrices. Une peau qui brûlait. Une peau qui frissonnait. Une échine redevenant le jouet de Lucas. La demoiselle laissa échapper quelques soupirs significateurs. Sa main se resserrait sur le rebord du bureau alors qu’elle pencha volontairement sa tête sur le côté. Sa nuque à présent offerte de plus belle au photographe. Elle savourait chaque seconde ce moment. Ses paupières scellées. Ses dents ripant sur ses lèvres. Elle se retenait par moment de gémir même si l’envie paraissait de plus en plus forte. Pas le temps de réagir pour la demoiselle. Son corps retrouva la terre ferme. Son dos butant contre le torse de Lucas. Elle regardait en face ; captant la lumière s’émanant du lampadaire extérieur. Il faisait nuit à présent. Mais là encore, la notion du temps semblait échapper à l’avocate. Les mains de Lucas se faufilèrent contre la taille de l’intéressée. Remontant par moment pour mieux descendre redessiner les formes de son fessier. Allison soupirait. L’une de ses mains cherchait à s’accrocher au bureau - au vain. Prisonnière de ses sentiments. Prisonnière de son désir. Les paroles que l’homme glissa au creux de son oreille se mirent à étirer ses lèvres. Elle souriait tendrement. Cette tendresse masquée jusqu’à présent derrière une haine sans fin. Les masques tombaient. Les barrières autour de sa personne également. Tu vois Lucas ? Tu me rends encore une fois soumise à toi. Soumise à mon amour pour toi. Tu le vois, dis ? Mais aucune réponse. Comme si ses questions intérieures se heurtaient à un mur. Lucas se mit alors à déposer des baisers sur son épaule dénudée ; se laissant aller à taquiner son cou. Des lèvres s’apparentant au diable qui commençaient à faire peur la raison à l’avocate. Ses yeux fermés, sa tête inclinée et sa cage thoracique menaçant de céder à travers des mouvements rapides et saccadés. Allison ne rechignait plus. Elle se laissait totalement faire. Sa robe ne tardant pas à chuter au sol au moment où il ouvrit la longue fermeture éclaire. A moitié nue, au milieu de ce bureau, le coeur chancelant et l’échine brûlante. Pas une. Pas deux. Les lèvres se retrouvèrent dans un baiser passionné. Les mains de la rousse s’agrippant à la nuque masculine. Ils reculèrent lentement sans pour autant mettre fin à m’échange. Lucas souleva le corps fin sans difficulté. Une fois sur le bureau, la rousse entrouvrit à nouveau ses cuisses ; assez pour faire comprendre à l’homme qu’elle crevait d’envie à son égard. Elle entoura le bassin de l’homme de ses fines jambes. Elle pressait volontairement son intimité contre son membre durci. Un sourire étirant ses lèvres par moment alors que ses ongles s’enfonçaient dans sa nuque. Elle arrivait plus à parler. Elle ne réfléchissait même plus. Son esprit tourmenté laissant place à cet esprit en feu. Lorsque Lucas délaissa ses lèvres, elle se sentit presque aussitôt orpheline de sa fougue. Même lèvres qui commencèrent à graviter sur le sommet de sa poitrine. Mécaniquement, sa tête bascula en arrière. Son buste s’offrant un peu plus à l’homme. La pointe de ses seins se durcissant à chaque passage des mains expertes de Lucas. Sa bouche entama une descente aux enfers. Son ventre, son nombril, son bas ventre. La rousse perdait pied. Ses muscles se crispaient. Son corps aussi. Son échine devenait de plus en plus échaudée. A un tel point que son souffle se faisait haletant. Tu me tues à petit feu Lucas. Et le pire, c’est que ça paraissait foutrement agréable. Allison revivait. Laissée pour morte après le départ du photographe, elle revenait à la vie grâce à ses gestes, grâce à cette passion grandissante. Il avait eu raison sur toute la ligne. Elle voulait bouffer de la passion au point de la vomir ensuite. Rien qu’avec lui. Y avait toujours eu que lui. N’y tenant plus, Lucas repoussa ce qui se trouvait encore sur le bureau afin de l’y rejoindre. Sa silhouette surplomba à présent le corps fin d’Allison. Elle le fixait. De ses prunelles vertes et brillantes. Pleine de désir. En se mordant la langue pour l’aguicher un peu plus. Elle le fixait avec ses yeux qui criaient Je t’aime Lucas. Elle le fixait comme à chaque fois. Avec amour. Tendresse. Envie. Le tiercé gagnant pour la rousse. Il l’embrassa à nouveau. Sa main ne restant pas sur le bas côté. Elle se mit à s’aventurer contre l’intimité de la rouquine. Intimité encore vêtue de ce sous-vêtement en soie immaculé. Elle se crispa en échappant un gémissement alors que leurs lèvres s’étirèrent dans un sourire commun. A son tour, Lucas voulait la pousser à bout. Il avait envie d’user de son désir comme la demoiselle avait pu le faire auparavant. La rousse soupira. Son dos se cambrait alors que ses phalanges se cramponnaient au dos de l’homme. Ce dernier se mit à mordiller l’épaule de la demoiselle - laissant son autre main ôter de manière définitive le sous vêtement trop encombrant à son goût. Allison fermait ses paupières par moment pour finalement les ouvrir afin de détailler le minois de Lucas. Lucas ne lui laissa pas le moindre répit. Son intimité prise d’assaut par sa main ô combien taquine. La demoiselle entrouvrit un peu plus ses cuisses afin de profiter de ses caresses fusionnelles. Elle gémissait - ne se privant pas de marquer l’échine de l’homme à coups d’ongles. Son souffle haletant se mêlait parfois à celui de Lucas. Son dos se voutait pour mieux accueillir les caresses charnelles de l’homme. Son intimité se faisant plus humide ; plus enclin à lui montrer à quel point tout ça était exquis. Elle souriait même parfois. Sans trop savoir pourquoi. Comme si sourire lui avait été interdit tout ce temps. Comme si tous ses rictus passés puaient l’hypocrisie. Elle cherchait ses lèvres par moment, avec ce besoin insatiable de les sentir contre les siennes. Très vite, il se redressa - faisant en sort qu’il en soit de même pour la rouquine. Assise à califourchon sur lui, elle posa ses mains contre son cou - faisant exprès d’onduler son bassin contre celui de Lucas. Un sourire sensuel ornant ses lèvres rosées. Lucas effleura son dos de caresses lentes avant d’ôter le dernier morceau de tissu qui recouvrait son corps. Très vite, elle se retrouva à nouveau allongée de tout son long sur le bureau. Ses lèvres redescendirent contre sa poitrine. Le bout de sa langue taquinant les tétons durcis de la demoiselle. Bordel. Sa bouche entrouverte laissait quelques soupirs s’échapper. Ses mains se retenaient sur les côtés du bureau. Elle entrouvrait ses cuisses pour mieux emprisonner le bassin de Lucas entre. Elle n’en pouvait plus. Elle saturait de ce désir. Elle replongeait en enfer comme un camé se shootant dans une ruelle sombre. Et ça faisait un bien fou. C’était ça alors vivre ? Renaître ? Retomber raide dingue de l’amour de sa vie. C’est ce qu’Allison faisait à cette seconde précise. Et pour rien au monde, elle n’aurait changé quelque chose. Lucas lui se fit encore plus taquin. Ses lèvres s’acharnèrent sur le cou de la rousse. Assez pour y laisser une trace significative. Sur le moment, un vent de panique souffla dans le corps de la rousse. Putain. Pas ça. Elle savait dès que lors que le lendemain serait encore plus difficile. Cacher cette trace des yeux de Blake. T’es content Lucas ? Tu as un peu plus démontré que je t’appartenais ? Je te déteste tellement parfois. Et ça m’empêche pas de t’aimer. Comme une sombre idiote. Elle échappa un gémissement plus puissant à cet seconde-ci. Prise d’une vague d’adrénaline, elle se redressa - à nouveau pour finir à califourchon sur Lucas. Elle esquissa un sourire. Son front se colla au sien. Ses lèvres frôlant les siennes sans pour autant s’y accrocher. Lucas paraissait presque déçue. C’était à nouveau la rouquine qui disposa des cartes présentement. Sa main s’apposa contre son torse pour le forcer à s’allonger. Sa fine silhouette surplombant son corps robuste. Les rôles s’inversaient. Les prunelles émeraudes de l’avocate brillaient d’une lueur lubrique. L’homme chercha à l’attirer pour l’embrasser en vain. Taquine, elle secoua négativement la tête en souriant. Ses lèvres s’apposèrent d’abord dans sa nuque. Elles embrassèrent sa peau, laissant sa langue prendre le relais parfois. Très vite, sa bouche s’apposa sur le haut de son buste. Des baisers par-ci et par-là. Mais là encore, les choses n’allaient pas se stopper là. Elle descendit dangereusement vers son ventre. Lucas se crispait et ça amusait grandement la belle. Presque autant que ça avait pu l’amuser - lui - tout à l’heure en la rendant ivre de désir. Ses lèvres se dispersèrent le long de son ventre alors que ses dents mordillaient parfois son échine. Sa main remontant parfois sur son torse - le bout de ses doigts frôlant ses lèvres à l’aveuglette. Elle relevait par moment son regard en sa direction. Cette espèce de brillance dans ses prunelles. Prunelles qui finissaient par la trahir. Elle l’aimait tellement. Tellement que ça en devenait douloureux. Tellement qu’elle devenait infidèle à toutes ses valeurs sur le moment. Elle devenait cette vil tentatrice. Cette âme comparable au diable. Prête à en découdre avec le peu d’innocence lui restant. Cette femme fatale prête à apposer le coup final sur le corps de sa victime. Mais dans l’histoire, c’était elle la victime. Victime de ses sentiments. De son amour dévastateur pour Lucas. Refusant d’y penser - encore - elle continua sa descente aux enfers. Ses lèvres ne se privant pas de venir taquiner de faibles secondes sa masculinité. Sous l’effet de la surprise, il échappa un râle plus rauque que les autres. Allison ne contrôlait plus rien. Elle voulait le rendre complètement fou. Elle voulait l’empêcher de songer ne serait-ce qu’un instant se dérober à elle pour se fourvoyer ailleurs. Quelle ironie alors que c’était l’avocate qui prenait le rôle de l’infidèle à cette seconde-ci. Ses mains remontèrent contre son torse pour l’empêcher de bouger ; ses lèvres se faisant toujours plus tentatrices contre son membre durci. Après quelques secondes d’un traitement charnel, elle remonta à hauteur de son visage. Un sourire en coin sur ses lèvres. Pour la première fois, l’espace d’une minute, ses gestes paraissaient plus tendre. A l’instar de cette phalange qui venait riper contre les lèvres masculines. Ou encore de ce baiser presque chaste qui prit le relais. A contrario son entre cuisse n’avait plus rien d’innocent. Elle brûlait même à l’idée que leurs corps se possèdent à nouveau. Sa main libre ne se priva pas de redescendre caresser cette masculinité gonflée par le désir. Des mouvements de vas et vient qui gagnaient à nouveau en intensité. Ses lèvres n’y tenaient plus. Elles se claquèrent contre la bouche du photographe avec une hargne non dissimulée. Il se crispait. Il soupirait. Et la rouquine jubilait. Souriant contre ses lèvres. Leurs langues se mêlant avec passion. Je t’offre tout ce soir ; mon coeur ; ma raison ; mon âme. Tout. Absolument tout Lucas. Lâchant son membre durci, elle plaqua ses deux mains contre le cou de l’homme. Son bassin commença alors à onduler contre la masculinité de Lucas. Assez pour qu’il puisse sentir tous les effets suscités au creux de son intimité. Une intimité qui se faisait de plus en plus humide à mesure que les secondes passaient. La rousse se redressa - ses deux mains plaquées son torse. Sa chevelure rousse tombant et se collant contre ses épaules échaudées. Elle le fixa en souriant. Son bassin continuait de se mouvoir contre le sien. Elle sentant sa masculinité prendre encore plus d’ampleur, ce qui ne décuplait que davantage ses envies. Ses lèvres se pincèrent dans un énième soupire. Œuvrant de ses forces restantes, Lucas se redressa. A présent assis sur le bureau, Allie sur lui. Que demander de plus ? L’intéressée esquissa un sourire tendre en collant son front au sien - encore. Leurs lèvres se frôlant alors qu’elle remuait encore des hanches pour mieux taquiner son désir et sa masculinité. Le bout de sa langue venait chercher la sienne. Et dans un énième geste de provocation, elle ne se priva pas de mordre sa lèvre inférieure. La mordre assez fort pour y laisser une trace significative. Une trace rougie dont il ne pourrait pas se défaire dans l’immédiat. Elle le regarda. Vengeance. Tu l’as bien cherché. L’embrassant à nouveau, elle fit en sorte de placer la main de l’homme contre le creux de ses reins. Elle avait envie qu’il sente chaque pulsation de sa cambrure, chaque frisson offert à son échine. Elle voulait qu’il sente ses reins brûler de désir pour lui. La demoiselle le fixa tout en venant l’embrasser encore. Sa seule envie était de le sentir en elle. Elle voulait se contracter contre lui. Elle voulait gémir son prénom et perdre la raison définitivement. Possèdes moi Lucas. Fais moi tienne pour une nuit. Me contraint pas à l’exil de ton corps tout de suite. Leurs lèvres continuaient de s’embraser. Le seul témoin de ce moment restait le ciel masqué par quelques étoiles brillantes. Plus rien ne comptait. Eux. Simplement eux.

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MessageSujet: Re: + and i don't know why, I can't keep my eyes off of you (hot) Dim 11 Aoû - 11:12


En la regardant rire et fredonner de vieilles chansons, il avait eu la certitude que c'était elle : la femme auprès de qui il voulait vivre pour toujours. Celle qu'il saurait protéger et qui le protégerait à son tour, comme si le ciel avait envoyé un ange pour l'arracher à ses tourments.

Allison était probablement la seule à pouvoir faire perdre pied à Lucas de la sorte. Elle avait une sorte de pouvoir sur lui qui influençait ses humeurs dans un sens ou dans l’autre. L’avocate savait comme le pousser à bout pour qu’il s’énerve et sorte de ses gonds ; elle savait quoi dire ou quoi faire pour le faire sourire. De lui, elle savait tout. La moindre expression de son visage était parfois plus significative qu’un ensemble de mots pour la jeune femme qui parlait le langage complexe de Lucas à la perfection. Eux deux, c’était  souvent les montagnes russes des émotions. Il la faisait passer du rire aux larmes en un rien de temps, elle savait comme attiser sa jalousie pour lui faire péter les plombs en un temps record. Ce genre de schéma c’était produit de nombreuses fois à l’époque où leur relation était loin d’être claire et officielle. Il suffisait qu’Allison mentionne un autre garçon ou que Lucas la croise en compagnie de celui-ci pour qu’il pète totalement les plombs. Comme lors de cette soirée où Allison l’avait invité et où il avait en premier lieu refusé de se rendre. La blonde d’autrefois avait alors invité un ami étudiant en lieu et place de Lucas qui s’était encore défilé. Mais le barman, éternel indécis avait fini par se pointer et lorsqu’il avait trouvé celle qui était loin de le laisser indifférent aussi proche d’un autre homme qui plus est, essayait de l’embrasser, son sang n’avait fait qu’un tour. Sa réaction avait été proche de l’incrédulité, comme lorsqu’il avait appris le couple improbable formé par Allison et Blake. Eternel impulsif, son sang n’avait fait qu’un tour et l’étudiant qui n’avait rien demandé et dont la seule erreur avait été de côtoyer Allison d’un peu trop près, avait terminé la soirée avec une poche de glace sur le visage, après avoir récolté son poing dans la figure. Evidemment, sa réaction n’était pas passée comme une lettre à la poste auprès d’Allison. Une dispute mémorable avait éclaté entre les deux amis/amoureux et les mots échangés avaient été lourd en conséquence. L’entrevue s’était soldée par une dispute et la réconciliation n’avait eu lieu que bien des jours plus tard. A bien y regarder, le même schéma s’était appliqué encore récemment : ils s’étaient disputés et détestés ardemment devant ce commissariat, avant de renouer corps et âme dans le bureau de l’avocate. Leur relation était tout un paradoxe qu’ils étaient les seuls à même de comprendre. A voir avec quelle hargne ils s’étaient détestés seulement quelques jours auparavant, personne n’aurait pu parier sur des retrouvailles de la sorte. Mais ils avaient l’habitude de déjouer tous les paris et d’être justement là où on ne les attendait pas.

Ainsi, ce soir, ils se retrouvaient comme jamais. Surtout, ils dépassaient leurs limites comme jamais. Quand bien même six années les avaient séparé, c’est comme s’ils ne s’étaient jamais quittés ou presque. Leurs corps se retrouvaient presque avec aisance, signe que les automatiques étaient toujours là et qu’ils n’avaient jamais pu retrouver ailleurs ce qu’ils avaient ensemble. La chaleur augmentait progressivement dans la pièce signe que l’échéance se rapprochait de plus en plus. Cette fois, la rouquine reprit la main. Toujours le même schéma, tant ils se poussaient mutuellement à bout. Lucas se demandait bien ce qu’elle allait faire cette fois et s’attendait honnêtement au pire.  Avec elle, il pouvait, tant elle était prête à tout et sur ce point, ils étaient les mêmes. A califourchon sur lui, la jeune femme s’amusait grandement à le faire languir, refusant de l’embrasser, alors que ses lèvres semblaient réclamer les siennes avidement. Mais Allison en avait décidé autrement. Cette fille avait le diable qui lui collait au corps ce soir et ses lèvres se dispersèrent donc sa nuque, titillant son buste et descendant ensuite vers son ventre. Indéniablement, le barman se crispa, conscient qu’elle avait un pouvoir plus que conséquent sur ses envies, même les plus inavouées. Et il n’avait pas totalement tort, quand à sa grande surprise, c’est avec ses lèvres qu’elle taquinait désormais sa masculinité. Ce soir, elle semblait capable de tout. Surprise ô combien agréable ce soir, comme le démontrait les râles significatifs qui quittaient ses lèvres durant ces fameuses secondes. Allison se montrait plus espiègle que jamais, la preuve avec ses actions récentes. Il perdait totalement pied et fût presque décontenancé quand elle revint à sa hauteur et que ses gestes retrouvèrent une certaine tendresse et douceur. Un moment d’accalmie rare et un baiser plus chaste que les précédents. Le calme avant la tempête pensa-il. Les démons reprirent vite possession du corps de la jeune femme, qui décida de taquiner à nouveau sa masculinité via sa main cette fois. Décidément, aucun répit ne lui était offert et Lucas soupirait presque aisément. Il avait de plus en plus envie d’en découdre, de s’unir à elle et d’oublier que demain, la réalité reprendrait ses droits. Mais pour l’instant, ils étaient encore dans la bulle qui les protégeait du monde extérieur. Ainsi, Allison le taquinait comme jamais, mouvant perpétuellement son corps pour attiser un peu plus son désir. Lucas la redécouvrait totalement, il voyait un nouvel aspect de sa personnalité, jusque là méconnu. Elle était loin l’adolescente innocente, un brin timide. Devant lui se dressait une femme fatale sûre d’elle et de ses charmes. Lucas découvrait une nouvelle facette de sa personnalité et il devait avouer que celle-ci lui plaisait grandement. Mais il n’avait pas encore tout vu. Comme pour se venger du suçon qu’il avait laissé sur sa peau tout à l’heure, elle n’hésita pas à mordre sa lèvre inférieure en y laissant une trace plus qu’explicite. Guère étonné qu’elle se venge encore une fois, il ne put réprimer un énième sourire. Suite à ça, un nouveau baiser débuta entre eux, au moins aussi ardent que les précédents. Lucas se laissa guider par l’avocate, qui plaça ses mains le long de la chute de ses reins. Il percevait tout : que ce soit ses frissons, son corps qui se cambrait  ou simplement son désir qui augmentait, rien ne lui échappait. Alors qu’ils s’embrassaient encore et toujours et sans rompre l’étreinte de leurs deux bouches, Lucas se pencha en avant, de façon à ce que le corps féminin s’allonge à nouveau sur le bureau. Il suivit le mouvement et quand le baiser se rompit, ses lèvres repartirent explorer le sommet de son corps. Ses mains elles, voguaient plus bas et caressèrent ses cuisses, frôlant même son entrecuisse qu’il sentait brûlant de désir. Le moment était en train de prendre des proportions démentielles. Aucun des deux ne se stoppait réellement et leur envie mutuelle était en train d’atteindre son paroxysme. Jusque là, leurs bassins s’entrechoquaient, sans réellement se posséder pour autant. Lucas sentait sans mal les ongles d’Allison s’enfoncer ou griffer son dos par intermittence et il se doutait bien que cela ne s’atténuerait guère dans les minutes à venir. Alors qu’un nouveau baiser s’érigea entre eux, leurs deux corps s’unirent enfin et un gémissement mutuel, presque un signe de soulagement après ces interminables préliminaires, résonna dans le bureau de l’avocate où l’atmosphère se faisait de plus en plus étouffante. Les jambes de la jeune femme encerclèrent son bassin alors que ses mouvements en première intention lents, commençaient à se faire plus rapides, plus intenses. Une nouvelle fois, il se sentait renaître, revivre. Leurs deux corps s’emboitaient comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, comme si les six années qui venaient de défiler et les avaient séparé n’avaient en réalité jamais existé. Comme s’ils étaient toujours ce couple uni et amoureux malgré les disputes qui les séparaient parfois. Le torse masculin entra en contact avec la poitrine féminine, alors que les mouvements de leurs bassins unis ne diminuaient pas. Leurs lèvres se retrouvaient par intermittence, se touchant, se frôlant parfois, pour mieux se retrouver et se défaire par la suite. Dans la pièce, des râles masculins raisonnaient faisant écho aux gémissements féminins. Ainsi, Lucas ne pouvait retenir un léger sourire de temps à autre en l’entendant gémir de la sorte, son égo masculin ravi de savoir qu’il lui faisait toujours autant d’effet que dans ses souvenirs. La réciprocité était tout aussi vraie, preuve que malgré le temps, ils étaient aussi compatibles que la première fois. Le temps passait et Lucas accéléra ses mouvements de bassin pour lui donner encore un peu plus de plaisir, alors qu’il fit en sorte que leurs mains se retrouvent, s’unissent. Ils étaient désormais totalement unis, dans tous les sens du terme et ce pour la première fois depuis bien longtemps. Le corps de la jeune femme ne cessait pas de se cambrer pour autant, alors que leurs bouches se retrouvaient parfois pour des échanges passionnés, qui valaient probablement mieux que tous les mots du monde. L’échange ne désemplissait pas et Lucas sentait sans mal les ongles d’Allison s’enfonçait dans sa peau au grès de ses coups de rein. Lui, mordillait parfois son épaule pour lui rendre l’appareil. Entre eux, il y avait encore et toujours ce besoin permanent de surenchérir, même lorsque leurs corps étaient plus proches que jamais. Et pourtant, tout s’enchaîna vite, trop vite peut-être, lorsque leurs deux corps furent transcendés de toute part par le plaisir. Après les derniers coups de reins salvateurs, leurs corps se séparèrent et un silence se laissa entrevoir. C’est comme si la bulle de bonheur qui les coupait du monde extérieur depuis déjà de longues minutes venait de leur exploser au visage, non sans douleur. Le silence était roi, alors qu’ils prenaient peut-être enfin conscience de ce qu’il venait de se passer, de ce qu’ils venaient de faire et des conséquences à venir. Lucas lui jeta un bref coup d’œil et comme souvent, les mots lui manquaient. Il n’avait rien d’un grand orateur et dans une telle situation, après ce qu’il venait de se passer, les mots lui manquaient. Alors, ses gestes prirent le relais. Allison étant de dos, ses doigts glissèrent un temps durant le long de sa colonne vertébrale, avec douceur et lenteur. Un geste réalisé des millions de fois. Un geste qui déclenchait toujours un sourire sur le visage féminin, quand les bras du barman venaient entourer le corps féminin après leurs ébats. Mais peut-être qu’aujourd’hui, tout serait différent, comme pour le reste. Il ne savait pas quoi dire après tout ça, car il sentait que leurs rancunes mutuelles allaient peut-être refaire surface. Ce qu’ils venaient de vivre, c’était un moment volé, hors du temps et de la vie extérieure. Mais une fois qu’ils sortiraient de ce bureau, qu’ils passeraient la porte de ce bâtiment, c’est chacun de leur côté qu’ils partiraient. Comme des inconnus ou presque. Comme s’ils ne s’étaient rien passé. La haine referait peut-être surface, dissipant le souvenir de cette nuit qu’ils avaient partagé. Et chacun reprendrait sa vie, sans l’autre. Allison retrouverait probablement Blake, Lucas retrouverait sans aucun doute sa solitude et ses regrets. La jalousie le bouffait de l’intérieur rien qu’en songeant à ça. Elle n’était pas encore partie que déjà, Lucas semblait ressentir le manque de sa personne. « Tu regrettes, Al ? » qu’il lui lança, alors que dos à elle, il ne percevait pas son visage. Il n’était pas sûr de vouloir connaître sa réponse, ce silence semblait suffisamment explicite pour lui. Lucas ne lui laissa pas vraiment le temps de réagir ou de dire quoi que ce soit. Il se redressa en position assise sur le bureau et invita la jeune femme à en faire de même. Dès qu’elle fût à sa hauteur et suffisamment proche, le barman rapprocha ses lèvres des siennes pour l’embrasser à pleine bouche. Un baiser nullement comparable aux précédents de part sa saveur, de part ce qu’il représentait. Un baiser dans lequel il aurait aimé insuffler tellement de sentiments contradictoires qu’il ressentait en ce moment. Tellement de choses qu’il se sentait incapable de lui dire de vive voix. Je suis désolé  Allie, de t’avoir blessé, brisé le cœur même. Je t’aime à la folie, si seulement tu savais, je suis dingue de toi. Laisse tomber Blake. On pourrait s’aimer à nouveau ? T’en pense quoi ? Moi j’ai jamais cessé de t’aimer. Un baiser qui résonnait presque comme un adieu, car il n’avait aucune certitude quant au fait de la revoir après ce qu’il venait de se passer. Peut-être que ça resterait comme une simple erreur d’une nuit, un égarement dont jamais elle ne parlerait, surtout pas à Blake. Une nuit sans suite, une nuit comme ça, pour oublier. Sa langue taquina la sienne et il aurait aimé lui crier à quel point il l’aimait. Ses mains encerclèrent son visage durant quelques secondes comme pour savourer cet ultime baiser qui serait peut-être le dernier si ça se trouve. A bout de souffle, un long moment après, il se recula. Inconsciemment, Lucas la regardait de la même façon que lors de leur première nuit ensemble. Car cette nuit-là et aujourd’hui encore, elle représentait tout pour lui, elle était la seule qui comptait réellement, bien qu’il soit incapable de lui dire avec les mots adéquats. T’es ma bouée de sauvetage Allie. Sans toi je me noie. En fait, j’ai déjà la tête sous l’eau rien qu’en pensant que tu vas t’éloigner de moi à nouveau tu sais. Mais il n’a rien dit de tout cela. Il s’est contenté de la fixer, de graver son image au fin fond de son esprit, comme six ans auparavant, lorsqu’il n’avait aucune certitude quant au fait de la revoir un jour. Des amants maudits, c’est ce qu’ils étaient. Incapable de s’aimer, ils vivaient dans l’incertitude la plus totale concernant leur relation. Cette dernière s’écrivait d’ailleurs en pointillé. Cette fois, c’était peut-être même un point final.

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MessageSujet: Re: + and i don't know why, I can't keep my eyes off of you (hot) Dim 11 Aoû - 19:35

J'aimerais te haïr mais je n'en ai pas la force ni l'envie parce que je ne peux pas, je ne veux pas vivre sans toi. J'ai l'impression de ne t'aimer que depuis hier tellement mon amour grandit de jours en jours. J'ai beau essayer de le retenir, il me file entre les doigts, comme toi.

La fidélité. Valeur ancrée dans les veines de l’avocate. Valeur qui venait de s’envoler en fumée. Il avait suffit d’un regard ; d’une simple provocation de la part de Lucas pour que tout foute le camp. Elle incapable de résister et se dérober à l’homme. Lui essayant par tous les saints de la faire céder et de lui prouver que rien n’était mort. Elle n’avait pas eu besoin de tout ça pour s’en rendre compte. Dès leurs retrouvailles, la rouquine aurait pu affirmer cette évidence. Mais voilà qu’à présent, tout basculait. Elle savait que son couple n’était plus qu’un amas de brisures. Elle savait que si Blake venait à l’apprendre - tout s’effondrerait. Ce n’était même pas la rupture en soi qui l’effrayait. Elle avait simplement peur de le faire souffrir. Si elle avait décidé de sortir avec lui, ses sentiments ne furent pas inexistants. Elle était attendrie par ses gestes doux. Elle était charmée par sa façon de vouloir la sauver coûte que coûte. Mais au delà, qu’est ce qui y avait au juste ? Plus grand chose à présent. Encore moins depuis le retour du photographe. La demoiselle se dégoûtait. Elle avait la sensation de faillir à toutes ses valeurs. Inconsciemment, les images du passé revenaient. Elle se souvenait ce moment précis où l’infidélité de Lucas éclata sous ses yeux. Elle se souvenait de chaque sentiment armant son échine pour la faire souffrir.  Elle se souvenait de cette douleur intense se propageant dans tout son corps. Ce coeur meurtri par la chute et les illusions brisées. Tout ça avait été plus que difficile à supporter. Tellement difficile, qu’Allison avait fini par sombrer ; basculer du côté de la froideur et de la haine. La mort de sa soeur aînée n’aidant en rien le processus de guérison. Guérir de l’amour. Guérir de Lucas. Elle avait été sotte de croire que ce serait possible. Elle avait été idiote de croire qu’un jour l’équation de sa vie ne comprendrait pas le prénom du photographe. Est ce que Blake souffrirait autant ? C’était cette maudite question qui remettait tout en cause. Allison n’avait pas envie que ce soit le cas. Ce fut même le dernier de ses désirs. Il ne méritait pas ça. Il ne méritait certainement pas de se faire prendre pour un idiot. Quand bien même c’était le meilleur ami de Lucas, quand bien même certaines règles s’érigeaient. Ne pas sortir avec les anciennes petites amies des meilleurs amis. Dicton de base entre bandes de types à la fierté exacerbée. Blake lui avait prit Allison. Il avait attendu son départ pour oser s’armer d’assez de courage et lui faire comprendre ses sentiments. Il avait attendu que le photographe détourne les talons sans un regard vers le corridor du passé. Ça avait été ça la trahison aussi ?  Plus rien ne tournait en rond dans l’esprit de la rouquine. A ses yeux, le seul problème restait cette maudite infidélité. Pourtant aucun regret. Les minutes passaient et rien. Elle ne regrettait pas. Elle venait de foncer droit dans le mur en appréciant même cette sensation de chute. Allie n’avait même pas eu besoin de filer de sécurité. C’était Lucas son harnais. C’était Lucas qui s’amusait avec son coeur et qui pourtant réussissait à la sauver ; à la faire revivre même. Toute la rancoeur passée n’existait plus. Toutes ces barrières érigées pour protéger son coeur non plus. Toutes ces paroles pleines de hargne encore moins. Allison redevenait cette adolescente stupide incapable de résister à Lucas. Cette adolescente amoureuse au point de tout mettre de côté pour lui. Tu vois Lucas, même six années plus tard, c’est encore la même histoire. Toi faisant de moi ce que tu veux. Moi, éternelle amoureuse. Triste réalité. Constat amer. Mais c’était ça la vie, au final.

Le bureau de la rouquine devenait seul témoin de cet acte charnel. Ni elle, ni Lucas ne paraissaient encore à même de réfléchir décemment. En vérité, Allison était trop loin pour pouvoir se poser la moindre question. Sa poitrine battant la chamade lui offrait une sensation exquise. Le genre de sensation qui lui donnait l’impression d’enfin vivre sa vie. D’enfin renaître de ses cendres. Elle avait la sensation de pouvoir omettre le reste et même rêver d’un autre avenir. Une sensation qui finirait par s’évanouir de toute manière. Demain matin. Au réveil. Un réveil brutal qui ramènerait la demoiselle à la triste réalité de sa vie. Pourtant, ça ne comptait pas à cette seconde précise. Il n’y avait que Lucas. Femme fatale en laissant ses lèvres se perdre sur chaque partie de son anatomie. Femme enfant en s’approchant pour mieux reculer. Femme possessive en laissant cette trace contre sa bouche. T’es à moi Lucas. C’est que ce la rougeur ancrée sur les lèvres masculines clamait. Putain d’illusion là encore.  Ils n’étaient pas en couple. Ils n’étaient même plus grand chose l’un pour l’autre - en apparences. Difficile de cerner ce qu’ils pouvaient représenter ; difficile d’imaginer la suite entre eux. Une matinée à se détester et se maudire ; une nuit à s’éreinter à coups de rein et de baisers. Quelle dualité scandant le coeur de la rouquine à cette seconde-ci. A croire que ça devait sans cesse être ainsi entre eux. Une fois amoureux ; la seconde fois étrangers ; pour conclure par amants comme avant. Comme si les complexités de leur relation pouvaient s’effacer si aisément. Ce n’était plus le cas. Allison savait très bien que la suite ne serait qu’un chemin sinueux et douloureux. Comme bien souvent entre eux. Souffrir pour mieux s’aimer. Souffrir pour mieux se retrouver. Souffrir. Ce mot banal claqué dans une dictionnaire. Ce mot qui composait toute l’essence même de l’histoire entre l’ancien couple. Si Allison n’était plus officiellement sa petite-amie ; officieusement c’était autre chose. Cette espèce de jalousie mal placée. Cette espèce de possessivité la poussant à marquer son territoire. Lucas lui appartenait encore. Six années plus tard ou non. Et aucune fille ne serait autorisée à tenter quoique ce soit. Bordel. L’esprit de la rouquine déraillée. Cette volonté de tenir les autres filles à distance alors qu’elle même était en couple. Ce qu’elle pouvait être stupide parfois. Lasse de ses sursauts de lucidité, la rousse tenta de tout oublier - encore. Ainsi ses lèvres s’embrasèrent à nouveau contre celles du photographe. Un baiser à la hauteur de la passion présente dans la pièce. Les mains de l’homme placées contre la chute de rein de l’avocate. Capable à présent de déceler les frissons qui lui offrait ; capable de sentir son dos se vouter à chaque mouvement contre sa masculinité. Allie souriant contre la bouche de Lucas alors que ses mains restaient le long de son cou. Un baiser qui n’en finissait pas. Leurs langues se possédant comme avant. Leurs langues menant cette danse. Une ode à l’amour. Une ode à la sensualité également. Le souffle venant même à lui manquer par moment. Mais ça importait peu. C’était pas ça le plus important. Le plus essentiel sur l’instant, c’était Lucas. Sa façon de passer ses doigts contre sa peau, sa bienveillance à travers des gestes maîtrisés et surtout ce regard qui disait, t’es belle à crever Allison. La rouquine n’eût même pas le temps de réfléchir. Très vite, son dos se retrouva propulser contre le bureau à nouveau. Elle échappa un soupire tout en le fixant dans les yeux. Leurs lèvres se séparant par d’infimes millimètres. Orpheline à nouveau de cette passion, Allison ne resta pas sur le carreau bien longtemps. Lucas laissa sa bouche roder sur le sommet de sa poitrine alors que sa main se faisait plus taquine entre ses cuisses. Elle se crispait ; soupirait et s’accrochait tant bien que mal au dos de l’homme pour apprécier davantage ce traitement ô combien appréciable. Lorsqu’il remonta son visage à hauteur de celui de la demoiselle, un sourire étira leurs lèvres. Elle passa aisément ses fines jambes autour de son bassin. Son intimité se heurtant sans grand mal à sa masculinité durcie. Elle n’y tenait plus. Elle le désirait plus que tout. Elle avait envie de le sentir s’immiscer dans ses chaires. Elle voulait qu’il la possède de tout son être. Elle crevait d’envie à son égard. Six années écoulées. Six années à se mentir. Et quelques secondes à peine pour réaliser que le temps n’avait rien changé entre eux. Lucas écrasa son torse contre la poitrine gonflée de la rouquine. A mesure que leurs corps s’unissaient - enfin. Une attente presque interminable. Des gémissements à présent rythmant le silence du grand bureau. Allison avait envie qu’il comprenne à quel point ça lui faisait du bien ; à quel point elle avait attendu ça. Peut-être que demain les regrets deviendraient roi. Mais pour l’instant, rien. Juste cette scène relatant d’une passion plus qu’extrême entre les deux. Les coups de rein d’abord placides prirent de plus en plus d’ampleur. Le dos de la demoiselle se voutant. Ses ongles torturant l’échine masculine. Elle cherchait ses lèvres. Elle les appelait avec instance. La complicité s’installa parfois à travers des sourires en coin. Allison plaqua une main contre sa joue pour l’attirer un peu plus contre lui. Leurs bouches entrant à nouveau en collision. Leurs langues se possédant autant que leurs corps. Des mouvements de bassin qui devenaient de plus en plus accrus. Des mouvements qui laissaient jaillir toute cette tension accumulée. Cette envie que ce moment dure pour toujours. Comme pour ne pas retomber dans la banalité d’un quotidien froid et solitaire. Allison scellait ses paupières par moment. Pour profiter. Pour oublier. Pour s’ancrer de ces images. En les rouvrant, elle croisait le regard de Lucas. Un rictus sur les lèvres. Par moment, elle venait apposer ses lèvres contre l’épaule de l’homme. Pour l’embrasser. Pour la mordiller. Pour sourire contre sa peau. Le plaisir se faisait de plus en plus intense. Les gémissements de plus en plus forts. Leurs souffles de plus en plus rauques. Quand le plaisir de la rousse arriva à son paroxysme, son coeur s’emballa. Des battements à perte de vue. Son corps entier se crispant. Un gémissement plus fort résonna. Ses ongles toujours enfoncés dans le dos de Lucas. Un sourire sur ses lèvres. Comme apaisée. Comme à nouveau vivante. Putain. C’était sa foutue dose d’héroïne. La camée revivait. Intensément. Comme jamais en réalité. Leurs corps se relâchèrent. Lucas la fixant brièvement. Allison encore ailleurs après cet instant. Elle détourna bien vite son regard. Allongée sur le côté, ses yeux brillants détaillant le sol et les vêtements qui jonchaient ce dernier. Elle ne disait rien. Elle ne savait même par où commencer. C’est comme si la réalité venait la foudroyer sur place. Lucas resta silencieux également. Ses gestes parlant sans doute plus. Ses phalanges glissant dans le dos d’Allison. Ils retraçaient le chemin de sa colonne vertébrale. Un geste qu’il avait opéré des milliers de fois. Un geste qui faisait à chaque fois sourire la demoiselle. Ce fut encore une fois le cas. Ses lèvres s’étirèrent dans un rictus plein de tendresse. Elle ferma les yeux pour savourer l’instant. La douceur prenait le relais de la passion. Mais lorsqu’il osa reprendre la parole ; sa question créa un trouble certain chez l’avocate. Non. La réponse immédiate que ses lèvres voulaient souffler était non. Elle ne regrettait rien. Ni ce qui venait de se passer ; ni le fait qu’elle avait foutrement apprécié l’instant. Rien. La seule chose qu’elle regrettait fut sans doute ces six années écoulées loin de lui. Pourtant, le silence restait roi. Incapable de parler, incapable de réagir à la question du photographe. Elle restait inerte et nue sur ce bureau. Aucun mot n’aurait été assez forts de toute manière pour caractériser ce qu’elle ressentait à cette seconde précise. Après quelques secondes d’un silence pesant, Lucas se redressa sur le bureau. A présent assis, il invita la rousse à en faire de même. Allison posa ses mains de part et d’autre de son corps alors que l’homme se rapprocha. Un nouveau baiser s’en suivit. Pourtant cette fois-ci, c’était différent. C’était pas un baiser passionné et désarticulé par le désir. C’était un baiser maitrisé et suave. Un baiser qui clamait la tendresse. Comme si l’homme avait cherché à mettre tout son amour dans cet échange. Allison frissonna de plus belle là encore. Sa main glissa même contre le cou de l’homme pour savourer l’instant. C’était bon. Comparable à un voile de coton entourant son corps entier. C’était tendre comme quand Lucas pouvait agir autrement que comme un gosse trop fier. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, la rouquine esquissa un léger sourire en coin. Aucun mot. Juste un regard lourd de sens. Le regard qui disait tout. Je t’aime Lucas. Depuis toujours. Blake, c’est pas important. Je voulais que tu reviennes. Je voulais que tu me montres que tu me désirais encore ; que tu m’aimais au moins un peu après tout ça. Je crois que tu l’as fais, on s’aime à nouveau alors ? Mais rien. L’avocate semblait paralysée par ce qui pourrait résonner dans la pièce. Elle s’exila alors du bureau, retrouvant la terre ferme. Sans un mot, elle enfila ses sous vêtements à nouveau. Elle le regardait par moment alors que lui aussi commença à se rhabiller. Sa robe immaculée épousa à nouveau les courbes de son corps. Elle replaça quelques mèches rebelles de sa chevelure cuivrée pour paraître dans un état décent. Ses escarpins lui offrirent une légère élévation. Une fois apprêtée, la jeune femme regarda Lucas. Ce dernier semblait fin prêt à partir. Posté contre le mur - près de la porte. La cage thoracique de la rouquine continuait de se soulever à une vive allure. Elle le fixa en mordillant nerveusement sa lèvre inférieure. « Je ne regrette pas. » Des paroles simples et pourtant lourdes de sens.  Les yeux verts et brillants de la rouquine scrutaient ceux de l’homme. Un énième silence. Puis l’avocate se rapprocha. Ses escarpins claquant sur le sol. Incrédule, le photographe ne bougea pas. Il détaillait la demoiselle jusqu’au moment où elle se stoppa près de lui. Naturellement, sa main s’apposa sur sa joue. Le bout de ses phalanges y apposant de lentes caresses. Tendresse retrouvée ; bonheur pourtant encore loin. Elle se faisait plus tendre. Elle redevenait la Allison d’avant. Celle que Lucas avait abandonné six années auparavant. « Tu sais, Lucas, je... » T’aimes à en crever ? Sans hésitation, oui. Phrase coupée. Suspens demeurant. La rouquine ne se voyait pas continuer. Ça ne rimerait à rien. Et si l’homme prenait encore la poudre d’escampette à cause de la peur de l’engagement ? Pour seule poursuite de sa phrase, la demoiselle apposa ses deux mains contre le cou de l’homme. Ses lèvres se collèrent aux siennes. Leurs langues forçant ce barrage encombrant pour se retrouver et se mêler avec tendresse. Un baiser loin de celui de tout à l’heure - là encore. Un baiser qui aurait pu clamer tous les je t’aime du monde. Un baiser qui aurait peut-être fini par sceller une énième promesse d’infini entre eux. Lucas apposa ses mains contre la taille féminine. Leurs corps se rapprochant davantage. Leurs langues ne s’abandonnant pas pour autant. Leurs souffles ne devenant qu’un. Prouves le moi Lucas. Prouves moi que tu m’aimes au point de plus me faire souffrir. Prouves le moi et je redeviendrais tienne pour toujours. Finalement, elle se recula, à bout de souffle. Ses lèvres frôlant encore celles de l’homme - comme si elle craignait de perdre ce goût sucré et ancré dans sa chaire. Elle esquissa un sourire alors qu’ils se regardèrent longuement. « Prends soin de toi, okay ? » C’est tout ce que la rousse trouva à dire en venant frôler une dernière fois son minois avec ses fines phalanges. Elle se recula finalement - les yeux brillants. Me dis pas que c’est un nouvel adieu entre nous Lucas. Mais rien. Le silence encore. Elle haussa les épaules en le regardant finalement quitter les lieux. Lorsque la porte se referma, elle s’avança et s’adossa à celle-ci. Les paupières scellées. Une larme au coulant au creux de ses yeux. Amoureuse comme avant ; endolorie comme y a six ans. Lucas, ne nous laisses pas passer à côté de notre chance cette fois-ci.


fin du topic.

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