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Old friends can be young

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MessageSujet: Old friends can be young Dim 16 Juin - 22:58



Matthew & Aliz  Hey! Are you there?
Old friends can be young 


Voilà ce qui se passe quand on décide de faire des paris stupides avec de vieux amis. On se retrouve perdus au milieu de nulle part et la nuit tombant, on se demande ce qu'on fiche là. Plus sérieusement, Matthew adorait ce qu'il était en train de se passer. Il était du genre à toujours se mettre dans de drôles de situations, enfin avant... Et il aimait goûter au risque. Là maintenant c'était un peu différent, il n'avait pas chercher, à proprement parler, ce qui lui arrivait. C'était parti de rien. Une discussion avec Aliz, un verre juste pour reprendre un peu contact et tout n'avait pas tourné exactement comme il l'aurait espéré. Elle devait être déçue aussi, après tout ils étaient sortis pour se changer les idées et pour essayer de parler, de rie un peu. La vérité c'était que le jeune homme se retrouvait un peu coincé à l'appart'. Il travaillait comme un fou pour avoir sa licence de pilote, il avait fini ses études, il avait déjà volé mais maintenant il devait légalisé son certificat. Chose déjà faite mais quelques petits problèmes avait rendu son admission suspendue et maintenant, il devait recommencer avec l'administration. Cela n'aurait pas dû prendre beaucoup de temps normalement... Cependant Matthew n'avait pas la tête à ça. Et aujourd'hui, il avait décidé de sortir de chez lui, toute la matinée il avait flâné jusqu'au moment où Aliz était rentrée. Ca c'était un peu imposé aux deux coloc': ils avaient besoin de prendre l'air. Du coup, rien de tel qu'un verre en ville non? Sortir du cadre suffoquant de l'appart et parler librement, rire devant une bière... Il avait le sentiment qu'il avait besoin de se laisser aller avec sa complice d'autrefois. Et puis il se sentait coupable de vouloir la retrouver, coupable sans pouvoir se l'expliquer. Alors pour échapper à cette culpabilité, il proposa un cadre extérieur. 



Seulement une fois sortis, ils eurent à peine le temps de s'installer et de commander les boissons que toute une bande de vieux copains communs, des potes avec qui ils faisaient des soirées dans le temps entra dans le bar. Pourtant Matthew venait de poser une question cruciale à Aliz, à moitié rieur, à moitié sérieux, il se demandait à voix haute: 


- Tu crois qu'on finira un jour par redevenir ceux qu'on était avant?


Il n'eut pas le temps d'expliciter sa pensée ou de la détourner comme à son habitude pour la rendre moins dramatique et faire une blague sur le sujet, que les énergumènes les accablaient de salutations etc. 


Ce fut une sorte de regard complice qui les fit réaliser qu'ils ne réussiraient pas à se reparler ici. Pourtant dans le temps, leur complicité s'arrêtait à des chatouillis, à des rires et des querelles d'adolescents. Mais là, ils avaient besoin, vraiment besoin d'un espace pour oublier. Matthew se leva sans rien dire, il venait de se passer plus d'une heure sans qu'ils se soient vraiment parlés. Aliz le suivit et ils se retrouvèrent dans la voiture rouge sang de Matty. Il conduisit jusqu'à la lisière des bois de Cherry Oak. Là, il parqua la voiture et en sortit, plutôt en bondit. Un maigre sentier menait vers le centre touffu d'arbres et un petit ruisseau le longeait. Matthew regarda Aliz du coin de l'oeil et sourit tel un gamin bien trop fier de lui, il respira un grand coup et se mit à courir comme un demeuré. Au bout de cinq minutes de course effrénée, il s'arrêta et regarda derrière lui. Aliz n'était pas visible, mais il entendait des craquements de bois. Cachée? Il avança à pas de loups vers un arbre un peu plus épais, se pencha légèrement et sauta en prenant la jolie blonde par la taille tout en s'écriant:


- Aaaaaah!!! Ha ha ha 


Tout en riant de bon coeur devant la surprise et la réaction d'Aliz. 

 

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MessageSujet: Re: Old friends can be young Lun 17 Juin - 0:36

Ne pleurez pas votre passé car il s’est enfui à jamais. Ne craignez pas votre avenir car il n’existe pas encore. Vivez votre présent et rendez le magnifique pour vous en souvenir à jamais.
Old friend can be young
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 Je pourrais vous dire que Charleston n’avait pas changé, qu’en marchant dans les rues je retrouvais les mêmes allées que celles que j’avais connu six ans plus tôt et que les bâtiments avaient été si bien rénovés qu’on ne voyait aucune différence avec le Charleston des beaux jours. Je pourrais vous dire ça, mais ce serait mentir. Alors que je me dirigeais vers la banque je repensais à tous ces moments que j’avais passés ici et je me rendais compte d’une chose : l’important n’était pas que les rues avaient changé, mais que l’atmosphère de la ville était restée la même. New-York n’avait jamais été détruite par un ouragan d’une ampleur aussi forte que celui qui avait touché Charleston, mais New-York n’avait pas l’âme de Charleston. A vrai dire, sans l’avoir quitté je ne me serais sans doute jamais rendue compte que je ne pouvais pas m’en passer. J’en étais certaine maintenant, je devais construire ma vie ici, ça ne pouvait pas être autrement. Arrivée à la banque je poussais les portes battantes en faisant l’un des constats des plus malheureux : ma vie ici ne dépendait pas uniquement de ma volonté d’y rester. A New-York j’étais une avocate reconnue qui défendait des hommes fortunés et des chefs d’entreprises importants, ici je n’étais rien qu’une jeune de vingt-six ans avec un diplôme d’avocate en poche. Si je voulais rester il fallait que je m’en donne les moyens et pour ça, il fallait que je monte mon propre cabinet. Il fallait que je monte mon cabinet pour défendre des personnes honnêtes, pour ne plus dépendre d’associés véreux qui ne pensaient qu’à faire de l’argent. Pendant un temps j’avais été fière d’être avocate, je voulais aider et défendre des gens qui en valaient la peine, mais j’avais vite perdue cette foi en mon métier. Cependant, j’avais l’intime sentiment qu’ici, à Charleston, je pourrais la retrouver. « Bonjour mademoiselle Hemingway, enchanté de faire votre connaissance. » « Moi de même monsieur Calloway. Je viens vous voir aujourd’hui car j’ai un projet qui nécessiterait une aide financière. »
 
Le reste de l’entrevue ne présente qu’un intérêt minime, mis à part que mes chances d’obtenir ce prêt, sans aucune caution, était peu élevée. Je trainais les pieds jusqu’à l’appartement en espérant que les diverses lettres de recommandations que j’avais laissé à monsieur Calloway joueraient en ma faveur. Depuis que j’avais quitté New-York j’avais une sensation bizarre que j’ai toujours du mal à retranscrire, j’avais l’impression de revivre : de retrouver une partie de moi que j’avais abandonné au moment même où j’avais décidé de m’enfuir loin de la coloc. Le phénomène inverse s’était produit à l’instant où j’avais remis un pied dans notre appartement, il était impossible que d’autres personnes que nous s’approprient les lieux. Bien sûr c’était différent, Alex était parti, il nous manquait une partie de nous, mais il était si bon de retrouver la complicité que nous avions autrefois. En entrant dans l’appartement je me trouvais en face de Matt et un sourire enfantin s’empara de mon visage, sans que je puisse l’expliquer, j’étais heureuse de retrouver les visages de Matt et Dylan, les voir m’avait tellement manqué. « Salut coloc’ ! Ta matinée s’est bien passée ? » Au moment même où j’avais finis de poser ma question, je le regrettais déjà. Pourquoi ? Parce que je n’avais clairement aucune envie de parler de la mienne et qu’une telle question trouvait généralement une réponse qui se terminait par ‘et toi’. « Tranquillement ! Et toi ? » BIM, en plein dans le mille. Si j’étais nulle aux fléchettes pour tirer au centre, j’avais toujours le don de me mettre dans des situations de merde et le pire, c’est qu’on avait vraiment l’impression que je le cherchais. « Rien de bien passionnant, mais une chose est sure, j’ai besoin de me vider la tête. Donc deux possibilités s’offrent à toi : soit on va prendre un verre, soit je t’oblige à ranger tout l’appart avec moi. Quelle est ta réponse ? » « Le verre ! ». Aussitôt dit, aussitôt fait, à peine ces mots furent prononcés que nous étions dans la voiture de Matt direction un endroit où se vider la tête.
Le bar était remplis, comme souvent d’ailleurs, et les gens allaient et venaient dans un sentiment d’euphorie. J’aurais été incapable de dire si celui-ci était causé par l’alcool ou par la réouverture de l’un des bars les plus côtoyés de Charleston, peut-être un peu des deux. Nous étions assis à l’une des premières tables à côté de l’entrée, les plus visibles depuis le bar, ce qui nous donnait un avantage certain quant à la rapidité des prises de commandes. Ca faisait plaisir de voir à quel point les bonnes habitudes reviennent vite et naturellement. « Tu crois qu’on finira un jour par redevenir ceux qu’on était avant ? ». Sa question résonnait en écho dans ma tête. J’aurais aimé avoir la réponse, mais je n’en savais rien. Peut-être, peut-être pas. Et si oui, est-ce qu’on était mieux avant ? Est-ce que cela aurait un sens de redevenir comme avant alors qu’Alex n’était plus là ? J’allais ouvrir la bouche pour lui répondre quand ils passèrent le pas de la porte. « Ils », c’est ceux que je n’avais pas vu depuis six ans, ceux avec qui on avait passé tant de soirées. Les effusions de retrouvailles durèrent longtemps et on parla beaucoup, mais mon regard finissait toujours par se reposer sur Matt. J’étais contente de les retrouver mais j’aurais voulu pouvoir lui parler, à lui, vraiment. Nos regards se croisèrent et l’évidence se faisant, nous sommes partis.
 
Assise dans la voiture de Matt, je ne fis pas attention au trajet, j’avais la tête pleine de souvenirs. C’est uniquement une fois que sa voiture s’est arrêté au commencement d’un sentier Cherry Oak que je le remarquais : j’avais passé mon trajet à l’observer. Je l’avais regardé comme si j’avais eu besoin de rattraper les six années sans le voir. Je détournais rapidement la tête avec un sentiment bizarre de gêne. Pourquoi ? Nous n’étions qu’amis, je ne le regardais que comme un ami. Point. Debout à côté de la voiture, Matt l’a ferma et puis me regarda avec un sourire craquant, l’un de ceux qui m’avaient manqué, avant de partir en courant vers le sentier. « Oh non … », dis-je avec un demi sourire en regardant mes chaussures à talons. Je les enlevais, les prenais à la main, et partit derrière lui. Arrivée à proximité je passais derrière les arbres et m’approchaient doucement, mais la discrétion n’a jamais été mon fort. Matt arriva par derrière : « Aaaaaah!!! Ha ha ha » Son cri de victoire et son rire satisfait se fondirent avec mes cris de paniques et mes gesticulements. Une fois la surprise passée, je le regardais et me mit à rire. Cela faisait si longtemps qu’on ne s’était pas vu. Reprenant mon souffle je le regardais toujours en souriant : « T’es quand même super con ! J’aurais pu faire une crise cardiaque et mourir là ! ». Bon ok, j’exagérais un peu, mais pas beaucoup ! J’avançais vers la ruisseau et me retournait vers Matt, mes chaussures à la main et les pieds dans l’eau. « Vous m’aviez manqué toi et Dylan ! Et pour répondre à ta question de tout à l’heure … J’en sais rien. Je ne pense pas. On ne redeviendra jamais exactement les mêmes, c’est impossible. On a tous évolué depuis… Tu le penses toi, qu’on pourrait redevenir pareil ? »

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MessageSujet: Re: Old friends can be young Lun 17 Juin - 1:25

                                                 


"Yes... The answer should be yes.
Everytime we start wondering whether to do something or not,
whe should always conclude by saying... Y.E.S. !"





>


C'était sans avenir, irréaliste de penser que vivre ainsi pourrait le contenter éternellement. Pourquoi être revenu à Charleston? Pour reprendre à zéro. Et c'était ce qu'il tentait de faire tant bien que mal, mais de nouveaux démons se profilaient. Des démons qu'il n'avait pas vus venir. Sortir devait lui faire du bien et soudain dans ce café il se retrouvait ma à l'aise. Ces gens avaient été ses camarades pendant... oh, il n'en avait plus la moindre idée. Mais il les regardait bavasser et il ne pouvait conclure qu'une chose: nous changeons tous. Irremédiablement, qu'on le veuille ou non. Et lui aussi devait avoir changé. Il montait dans sa voiture, accompagné d'Aliz, cette fille qu'il avait tant rêvée il y a six ans et dont ses souvenirs étaient intacts. En ouvrant sa portière il remarquait son reflet, il voyait son visage renfrogné et se demandait pourquoi il infligeait cette image à son amie. Le trajet fut silencieux, il détestait ça. D'habitude, il étalait sa musique, chantait comme un idiot et faisait rire la galerie, là il y avait quelque chosequi le faisait ruminer. Arrivé aux bois, tout changea. Cet air frais, cette nature qui s'offrait à eux, les arbres s'étalant sans barrière. On aurait pu croire que cette course n'était qu'une manière subtile de coincer Aliz contre un arbre, de la retoucher comme au bon vieux temps, mais non... Cette course sur les petits chemins où des feuilles crépissaient sous leurs pieds, c'était... exaltant. Petit à petit il reprenait goût à ce genre de sorties qui avait fait son bonheur il y a des années. Après tout, Aliz avait été sa jumelle non? Tous leur avait reproché d'être ensemble secrètement. C'était malheureusement faux, Matthew avait été sage, avait respecté les règles d'Alex et n'avait craqué devant Dylan que sous le poids du chagrin, des remords, du besoin de réconforter et d'oublier sa propre peine. Et maintenant, pour la première fois depuis qu'il avait réemménagé, il ressentait de nouveau ce plaisir à juste traîner, à faire des bêtises, à rire avec une copine. Ca lui avait manqué. 


Lorsqu'il fit sursauter Aliz, lorsqu'il la vit rire et soupirer de peur, son propre sourire s'élargit. Il était heureux de retrouver cette complicité là intacte. Super con hein? Il resortit son sourire narquois le haussa jusqu'aux rides de ses yeux. Il aimait quand elle l'insultait, il avait le sentiment de dominer le terrain quand la seule réplique était dans le verbal bien trop peu subtile que pour être une réelle attaque. Matthew répondit en riant:


- Oui tu aurais pu mourir... Je m'en excuse gente dame! D'ailleurs, ce n'est pas bien de ma part de t'avoir amener ici. Ton coeur si fragile pourrait céder devant les maints dangers de la forêt. Tel que... ? Matthew sourit songeur et termina sa phrase, les loups! Pour agrémenter ses bêtises, il ajouta un long hurlement qui semblait plus à une plainte de chat éploré et très énervé qu'à un loup. Il s'étrangla et reprit son hurlement à la lune. Lune qui si le soleil n'arrêtait pas sa descente rapide, finirait par pointer son nez bien trop vite. 


« Vous m’aviez manqué toi et Dylan ! Et pour répondre à ta question de tout à l’heure … J’en sais rien. Je ne pense pas. On ne redeviendra jamais exactement les mêmes, c’est impossible. On a tous évolué depuis… Tu le penses toi, qu’on pourrait redevenir pareil ? »


La première chose qui marqua les oreilles de Matthew fut la pensée de Dylan. Dylan en train de rentrer du travail, ne les retrouvant pas à l'appart... Dylan, au travail en train de draguer un étranger. Dylan, assise dans le canapé, songeuse, pensant à... Wren? Il chassa ces idiotes pensées de sa tête et se raccrocha à ce qu'Aliz lui racontait. Ah oui, ce qu'il avait dit tout à l'heure dans le bar. Tiens, il avait été inspiré de dire des choses pareilles l'idiot. Comment commencer une discussion sérieuse juste pour le plaisir. Ca lui avait d'avoir des moments d'introspection et de se demander ce qu'il fichait là, à quoi sa vie servait, s'il ne devrait pas ... non. C'était pas le moment. S'il le pensait qu'ils pourraient redevenir pareils? Non. Le temps grave son empreinte sur chacun d'entre nous et on ne peut rien y faire, on le subit. La seule solution étant de l'accepter et d'essayer tant bien que mal de nous mener à bon port sans trop se perdre en chemin. Il regardait Aliz en tentant de ne pas redevenir sérieux, et pour cela il pencha la tête tel un chien qui ne comprenait pas ce qu'on lui disait. Il adorait faire ça. Il sortit ses dents dehors pour dessiner un sourire sur son visage et répondit naturellement sans calculer ce qui sortirait de sa bouche:


- Honnêtement? 


Il piqua sur elle, la souleva, elle était toujours aussi légère, et se dirigea plus haut dans les bois en essayant de trottiner tout en répondant:


- T'as vraiment le sentiment qu'on a changé? 


Il riait tout en avancant. il aimait ce sentiment de liberté qui s'installait. Rien n'était interdit, rien n'était impossible. Il trébuca et ils tombèrent sur un nid d'herbe sèche. Etendu sur le sol, il regardait Aliz en essayant de maîtriser les émotions qui refaisaient surface, en essayant de refouler les souvenirs de ce qu'il pensait auparavant.  Ca n'était pas facile, car la vérité c'était que:


- Non on ne change pas Lizzie, on évolue, on grandit, on fait des choix. Mais au fond, on sera toujours les mêmes. On ne peut pas oublier qui on est uniquement parce que nos traits se durcissent. 


Puis en regardant l'horizon, en se laissant aller contre le sol, admirant du coup le ciel visible partiellement à cause de certains arbres qui se mettaient au travers de son champ de vision, il dit :


- Si on changeait vraiment, alors pourquoi serait-on là hein?


Cette réponse, il se la posait en même temps à lui. Cette réponse, il ne la voulait pas vraiment. Parce que pourquoi ... pourquoi avaient-ils eu besoin de tant d'espace pour pouvoir se parler. Aprè tout, ils auraient tout aussi bien pu se mettre sur la même banquette dans le bar et se parler à l'oreille, ils se seraient entendus et n'auraient pas eu besoin de fuir la civilisation. Mais peut-être qu'un contact si proche ne leur plaisait plus, ou ils ne se le permettaient plus... Non ils n'avaient pas changé, mais la vie changeait, voilà la réponse.



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MessageSujet: Re: Old friends can be young Mar 18 Juin - 0:11

Ne pleurez pas votre passé car il s’est enfui à jamais. Ne craignez pas votre avenir car il n’existe pas encore. Vivez votre présent et rendez le magnifique pour vous en souvenir à jamais.
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Flash back
« Harry, il faut que je te parle de quelque chose… » A voir son regard préoccupé je savais qu’il se doutait de quelque chose. A vrai dire, c’était une réelle évidence : cela faisait quelques temps déjà que dans son regard je pouvais lire son inquiétude. J’étais distante, je le savais, mais je n’arrivais plus à faire semblant que tout allait bien. Plus le temps passait, plus il était compliqué pour moi de donner le change, de donner l’impression que je m’épanouissais pleinement à New-York. En le regardant je me rendais compte d’une chose, je ne l’avais jamais vraiment aimé. Cela faisait presque quatre ans que j’étais avec lui, presque deux ans que nous habitions ensemble, mais j’avais l’impression croissante que notre couple n’était qu’une façade ayant pour but de m’aider à oublier Charleston. « Et bien … Je t’écoute », dit-il en s’asseyant sur le canapé de notre appartement. Je ne savais pas comment aborder le sujet, comment lui dire que je ne pouvais plus continuer cette mascarade et que même lorsque j’étais avec lui je n’avais de cesse pensé à Charleston, à la coloc, à eux ? Je crois qu’il l’avait compris depuis longtemps, surement à cause des longues heures que je passais au téléphone avec Dylan, Matthew et Wren, surement à cause des soirs où il rentrait tard et me trouvais endormie avec une photo d’Alex entre les mains. « Je retourne à Charleston Harry, avec mes anciens colocs… ». Il était énervé, je pouvais le sentir, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Il avait tous les droits d’être énervé. Cette simple phrase lui démontrait que notre relation n’était qu’une mascarade destinée à me rendre la vie plus facile, l’absence moins pesante. « Je… Je suis désolée… » « C’est tout ce que tu trouves à dire ? Que tu es désolée ? Ca fait quatre ans et demi qu’on est ensemble, on vit ensemble. La ville est à peine reconstruite et tu repars directement là-bas ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Mais géniale chérie, vas-y, retourne avec eux et retrouve tes amours de jeunesse. Et bien non ! Je ne te dirais pas ça ! » Que pouvais-je dire ? Rien. Au final il avait raison et même si je n’aurais jamais pu lui avouer, je ne pouvais pas non plus le nier.
 
L’air de la forêt était frais et à des milliards de lieux de celui qu’on pouvait sentir à New-York. Malgré les six années que j’y avais passées, j’avais finalement la sensation de ne jamais avoir quitté Charleston. Je n’avais pas vraiment vécu les six années qui venaient de s’écouler, j’y avais simplement survécu. J’avais simplement fais ce qu’on attendait de moi, j’avais suivi mes études – avec un certain succès, j’avais reconstruit un semblant de vie et à me voir évoluer on avait l’impression que j’avais oublié les années que j’y avais passé. Je me sentais bien depuis que j’étais revenu, j’avais la sensation de recommencer à vivre et c’était agréable. Aux côtés de Matt ce soir, j’avais l’impression de retrouver le plaisir de ces soirées passées à la coloc, l’impression de retrouver un peu de cette complicité qui nous avait unis autrefois. Pourtant, c’était un plaisir coupable et si je m’y adonnais avec plaisir, je ne cessais de me contenir. Je n’avais pas le droit de me laisser aller au plaisir complet que me procurais nos retrouvailles, je me bridais dans le contentement que me procurais le retour de notre complicité. Je ne pourrais jamais retrouver ce que je ressentais pour lui il y a six ans parce que maintenant il y avait Dylan. Dylan qui avait toujours été là pour moi, la sœur que je n’avais jamais eu, ce genre de personne que vous adorez autant aimer que détester. Bref, pour Dylan je devais garder mes distances et mon sang froid, si on peut dire. « Oui tu aurais pu mourir... Je m'en excuse gente dame! D'ailleurs, ce n'est pas bien de ma part de t'avoir amené ici. Ton cœur si fragile pourrait céder devant les maints dangers de la forêt. Tel que... Les loups » Le ton qu’il prenait me faisait sourire et me remplissait d’une certaine mélancolie. J’avais perdu six ans à essayer de me prouver que je n’avais pas besoin d’eux mais c’était une ineptie. « Alors ça ! Je suis sûre que s’il y avait le moindre loup qui pointait le bout de son nez tu serais le premier à partir en courant !  Flipette va ! » Je ne pus retenir un éclat de rire en l’entendant essayer d’imiter le cri d’un loup. « Sans vouloir être désagréable, on dirait plus un chiwawa à l’article de la mort qu’un loup là ! ».
 
« Honnêtement ? » Au moment où il me souleva du sol je me mis à gesticuler pour qu’il me lâche, jusque moment où je compris qu’il valait mieux qu’il me tienne plutôt qu’il me laisse tomber. Je m’agrippais à son cou pendant qu’il s’enfonçait un peu plus dans la forêt. Son contact m’avait manqué et dans un plaisir caché je retrouvais la sensation d’être proche de lui. « T'as vraiment le sentiment qu'on a changé ? » C’était une bonne question, mais à vrai dire je n’en savais rien : changé non, évolué surement. Moi-même je n’étais pas capable de dire si j’avais évolué ou non. Bien sûr j’avais grandi, qui pouvais avoir la prétention de dire qu’en six ans il était resté le même. Je n’avais pas changé du tout au tout mais je n’étais plus exactement la même non plus. Matt trébucha sur le sol et nous nous retrouvions allongés sur le sol. Avant que j’ai pu répondre à sa dernière question, il sembla y répondre lui-même : « Si on changeait vraiment, alors pourquoi serait-on là hein ? » Parce qu’on avait changé et qu’on avait besoin de se retrouver. Tout du moins c’était l’impression que j’avais. La mort d’Alex m’avait changé et même si j’avais l’impression d’avoir perdu mes six dernières années je n’aurais pas voulu qu’ils me voient dans l’état où je me trouvais. Après avoir passé quelques secondes à regarder le ciel en réfléchissant je me tournais vers Matt, toujours le même sourire collé au visage – ce sourire que je n’arrivais plus à décrocher de mon visage depuis que nous étions montés dans la voiture de Matt. « Je ne sais pas si on a changé, mais à cou sur on n’est plus les même. On est là parce qu’on est des gros gamins et qu’on aime se fourrer dans des plans improbables et que … On est là parce que même si nous, nous n’avons pas changé, les conditions ont changé. » Je laissais ma phrase en suspens, réfléchissant encore une fois à ce que j’allais dire par la suite. « A ton avis, on serait quoi aujourd’hui si … S’il n’y avait pas eu l’ouragan ? »
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MessageSujet: Re: Old friends can be young Mer 19 Juin - 11:05

Here in the woods, discover who you were and maybe who you are...


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La vérité est parfois difficile à dire, à entendre, ou à admettre tout simplement. Maintenant, dans les bois, avec celle qui fut sa grande complice d'autrefois, Matthew se retrouvait libéré comme d'un poids énorme. Aliz, ... très chère Aliz. Une furie, une fille en or, parfois éméchée par l'alcool, parfois adoucie par un sentiment d'angoisse. Ce qui était certain c'est que Matthew ne savait jamais vraiment à quoi s'attendre avec elle, une des choses qu'il aimait le plus d'ailleurs! Du coup, la seule solution inévitable était d'être lui-même quoiqu'il arrive et de ne jamais baisser sa garde. De cette manière ils s'en sortaient très bien. Merveilleusement bien. A tel point que le jeune pilote se retrouvait à hurler à la lune en se faisant traiter de chiwawa! Grrr, il n'aimait pas ça! Il avait pris Aliz sur son épaule et courut pour lui montrer qu'il y avait plus de férocité en lui que celle du plus petit chien de toute la race canine! Cependant c'était un coup un peu absurde car avec la masse, certes légère pour une femme de son âge, mais cargaison à porter tout de même, il se retrouvait empêché de regarder correctement son chemin et donc... butait sur une racine, un caillou, peu importe et se retrouvait au sol. Aucune peur, aucun mal.Juste deux amis effondrés qui riaient de bon coeur. Seulement ces rires semblaient le souvenir du vieux temps que l'on essayait de ressusciter. 


Revenaient ces questions qui le tourmentaient jour et nuit, pourquoi? comment? quand? et si? Et il finit par poser sa question à voix haute, comme s'il parlait à sa conscience. Aliz écoutait. C'était un peu spécial car eux deux, leur complicité était souvent passée par les regards. Ils se comprenaient sans rien dire, et n'avaient jamais osé se parler pour détailler ce qui était le fonds de leur pensée. Pourquoi? La réponse était aisée à trouver pour Matthew... Les règles d'Alex. Il savait très bien que s'il franchissait le pas et qu'il se laissait aller à des confidences avec la jolie blonde, il se retrouverait entre deux crises de chatouillis, à faire bien plus que parler avec sa bouche. Et cette pensée l'avait effrayé, il craignait qu'elle le refuse. Mais bien plus encore, il avait craint qu'elle l'accepte, que ce qu'il ressentait ait été vrai et ne donne cours à de sérieux problèmes dans l'appart. Pourtant quand Dylan et Wren s'étaient mis ensemble, ça n'avait pas fait de remous... Matthew ne se sentait pas prêt, c'était juste ça. Et aujourd'hui, il lui parlait librement, spontanément, facilement. Cette complicité nouait leur amitié d'un ciment stable et fort. 


- « Je ne sais pas si on a changé, mais à cou sur on n’est plus les même. On est là parce qu’on est des gros gamins et qu’on aime se fourrer dans des plans improbables et que … On est là parce que même si nous, nous n’avons pas changé, les conditions ont changé. »


Oh oui elles avaient changé. C'était d'ailleurs pour ça qu'être ainsi couché à côté d'Aliz était si facile et compliqué à la fois. Il était un homme, un homme avec le souvenir de ce qui avait animé son coeur et d'autres membres de sa personnes pendant longtemps. Et un homme qui avait quelqu'un dans le coeur. Cette dernière chose lui permettait de parler aisément avec Aliz sans trop redouter un dérapage comme avant. Cependant ça l'empêchait de profiter du doux souvenir et de se laisser aller  à ce qu'il ressentait et de se comporter tel qu'il le voulait. Avaient-ils changé? Oui, elle avait raison.


-« A ton avis, on serait quoi aujourd’hui si … S’il n’y avait pas eu l’ouragan ? »


La question qui fait mal... Où? Il n'en avait pas la moindre idée, plusieurs fois il s'était retracé les choses dans sa tête, il y avait pensé pendant les deux premiers mois. Consoler dylan, tenter d'être fort, en vouloir à Wren de ne pas avoir empêcher Alex de partir faire du surf, s'en vouloir à lui de ne pas avoir été assez ferme en disant que ça n'apporterait rien de bon, en vouloir à Alex... Puis il s'était calmé... Puis Dylan était entrée dans son coeur. Puis ils étaient revenus. Puis Aliz était là... toujours aussi jolie, toujours aussi mystérieuse mais merveilleusement proche de lui. 


- Mmmh... c'est une question...


Matthew redescendit son regard du ciel qu'il admirait depuis qu'ils étaient tombé pour le rediriger vers Aliz. Il se tourna pour se retrouver installé sur le côté et lui parler plus facilement. La proximité était troublante mais il était heureux de pouvoir échanger ces confidences avec quelqu'un. Il n'osait plus avec Dylan, il ne voulait pas éveiller la pensée de Wren. 


- C'est une question intéressante Lizzie. Il aimait l'appeler ainsi, déformer son prénom pour se l'approprier, cela faisait une éternité qu'il n'avait plus eu l'occasion de le faire et ça venait de revenir spontanément sans qu'il s'en rende compte. Je crois que si l'ouragan n'avait pas débarqué... On serait bien différents toi et moi. Il n'y avait aucune implication de couple dans ce qu'il disait, bien que cela pouvait le laisser entendre, mais il continua, aurais-tu fini ton droit? Aurais-je été pilote? Et puis... Il avait du mal à le dire tout haut, mais puisque ils étaient francs... Dylan était avec Wren, serait-elle avec moi aujourd'hui? Son sourire s’effaça et il soupira, je ne crois pas. Peut-être que je ne serais plus à charleston aujourd'hui si l'ouragan n'avait pas eu lieu, peut-être que j'aurais été le parrain de l'enfant de Dylan et toi marraine, peut-être que toi et Alex vous auriez été mariés! Il dit cela en riant, sans même se douter des vérités qu'il pouvait énoncer. Des vérités alors qu'il tentait de cacher son mal, et de ne pas évoquer qu'à la place d'Alex, il pensait en vérité à lui. Aurait-ce été mieux? Je n'en sais rien, ç'aurait été une vie différente... La question c'est plutôt, où sera-t-on dans 10 ans? 2 ans? 2 mois? 2 heures? 


Il remit son sourire sur son visage et adressa un regard direct à Aliz. 





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But I've been hiding it for too long
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